A l'époque où j'ai créé le blog sur Skyblog, je crois que j'ignorais presque qu'il existait d'autres hébergeurs de weblogs, je me suis lancée là-dedans un peu innocemment comme on se lance dans de petites modes, sans trop savoir sur quoi me baser. Une photo, un texte, une couleur, et une présentation prédéfinie, c'était simple, il suffisait de trouver un peu de contenu. L'intérêt est devenu bien vite de poser dans cet espace étroit les petites choses que je me plaisais à écrire, les jolis textes de mon adolescence sur le tard, quelques souvenirs destinés à une mémoire collective entre amis puis, plus tard, une vague initiation à l'écriture de communication, destinée à un cercle de lecteurs plus large que celui de mes simples amitiés, et portant sur à peu près tous les sujets d'actualités qui me touchaient. Pour finir, un peu de culture quand même, de la musique, des livres, et des films magnifiques que j'ai vu pour la plupart cette année.
En deux ans de Skyblog donc, une certaine évolution. Le manque d'esthétique et de possibilités me gênaient, au moins autant que la fréquentation, mais pas assez peut-être pour me décider à rompre cette continuité, pour laisser tomber ce petit édifice que j'avais bâti en deux ans. Si les raisons de mon évasion semblent limpides, il reste alors la question du moment choisi. Certains d'entre vous doivent y penser, c'est l'idée du départ...
Dans nos conceptions de la vie on a facilement tendance à penser que les changements, et particulièrement les changements de positions géographiques, sont comme un moyen de "recommencer" l'existence, comme l'exprime si bien l'expression consacrée "un nouveau départ". Eh bien, je suis somme toute une personne bien ordinaire, et bien que je ne puisse l'énoncer avec certitude, il semble bien que ce nouveau blog, ses couleurs douces et ses complexités en code html, ne soient que le reflet de mon "nouveau départ" imminent.
Désormais, c'est comme si je n'étais plus seulement Fanny, l'étudiante un peu brillante qui suit sagement ses cours entre la ville classieuse d'Aix en Provence et son calme petit village d'enfance, cette fille un peu râleuse qui semble s'opposer à tout et rien pour le plaisir de la contradiction, celle qui pratique un sport un peu obscur, le Canoë-Kayak, en dilettante, et se plaît à croire qu'elle ferait une boxeuse hors pair avec ses épaules musclées.
Je serai toujours cela, quelque part mais pour l'instant je deviens aussi autre chose, je serai celle qui part...
Bientôt et pour la première fois expatriée dans un nouveau pays, une nouvelle langue, une nouvelle université (bien plus exaltante que la mienne...), de nouvelles connaissances, je vais quitter pour quelques mois à peu près tout ce qui ressemble à un monde connu. Difficile d'imaginer à quoi cela ressemblera, mais d'ores et déjà l'envie de partager mes impressions est là, alors... je devine que le nouveau blog est là pour symboliser ce lien que j'ai envie de créer.
Et bien sûr, vous me manquerez tous^^


7 commentaires:
We'll Miss You, or Just I, I dunno.
somebody, somewhere, somehow
Arf, c'est un message d'entrée en matière bien solennel, bien nostalgique, j'oserai, dire, même. On dirait que la page se tourne, mais qu'il est difficile de la plaquer aux autres. Un coup d'oeil furtif, en arrière, pour se souvenir des mots et des couleurs, de quelques scènes inoubliables, d'un lac avec des plages pour suicidaires, des raids sous la pluie, d'un mec insaisissable et inoubliable, d'une petite vie, en somme qu'il faut quitter, pour un monde nouveau.
Mais même en partant, Fanny, j'pense bien que tu resteras toujours la chiante contradictrice (si ça se dit ;-)), la passionnée, l'incompréhensible folle kayakiste, et surtout, cette terrible scribouillarde bourrée de talent.
Bref, contente que tu prennes ce nouveau départ, en espérant que ce semestre à Londres changera ta vie et lui donnera le piment que tu espères!
on a le droit à des requêtes spéciales, pour ce blog?
genre des sujets, tu vois..
Lol, Louisette, tu penses à quelque chose en particulier ?
(Flo, j'ai pas compris les plages à suicide et les raids sous la pluie... pour les mecs inoubliables par contre, j'ai quelques idées^^)
Bah, je parlais des trucs que tu me racontais quand on est allées au lac: tes espèces de cahmpionnats inter-villages, où vous vous preniez la pluie.
Pour les plages à suicide, tu me déçois. T'as déjà oublié que t'as essayé de me traîner sous un éboulis, et que tu voulais qu'on se baigne là et qu'on meurt écrasées, et que tu comptais bronzer sur 50 cm carrés de sol plat???
Arf, on a fait de la baignade Koh Lanta. Une plage à suicide, quoi. C'est là que tu vas quand tu veux qu'il t'arrive quelque chose d'horrible!!
Ah ouiii, je me rapelle^^ Tu exagères un peu quand même. Et puis à lire le récit de ton camp, c'est à croire que tu frôles la mort tous les jours, toi.
Par contre moi, j'ai failli mourir en kayak, et pas noyée, mais assommée par un cailloux de 12cm diamètre, qui est tombé dans l'eau à côté de moi d'une falaise de 20m. Sympa, non ?
Pas ma faute si tu te livres à des sports dangereux. Puis aussi, si tu te bourrais pas la gueule avant de prendre les pagaies, y aurait pas de problème! Tu les verrais tomber, tes cailloux. D'ailleurs, qui te dit que c'était un caillou? T'avais combien de grammes à ce moment-là, hein??? :-D
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