<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617</id><updated>2012-02-12T10:27:52.117+01:00</updated><category term='Balades au fil du globe'/><category term='Lecture du mois'/><category term='Japonismes'/><category term='Quart d&apos;heure militant'/><category term='Movies'/><category term='What&apos;s in my head'/><category term='Music always'/><category term='Essais d&apos;essais'/><title type='text'>Where I go, I just don't know</title><subtitle type='html'>"With just one kiss, you could change the world
It might not be much better, but it certainly couldn't hurt
When you stomp your feet you aren't hurting me
But you're always killing something just by living on the Earth..."</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>43</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-3879924822598531607</id><published>2011-04-20T19:14:00.003+02:00</published><updated>2011-04-20T19:53:05.867+02:00</updated><title type='text'>Apologies to readers - Moving out soon</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 204, 204);"&gt;Comme il aura été aisé de le remarquer, je n'ai plus écrit grand-chose dans ce blog depuis bientôt un an, et de fait, je n'ai plus touché non plus à ma page de gestion de blog depuis un an. Ayant eu la curiosité de le faire ce soir... je me suis rendu compte, un peu étonnée  en effet, que j'avais quelques commentaires en attente de modération (pour tout dire, j'avais aussi complètement oublié avoir choisi cette option...). Quelques commentaires, donc quelques lecteurs, que je prie donc de m'excuser d'avoir si longtemps ignoré leur contribution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc le simple objet de ce message, qui est aussi l'occasion d'annoncer que je vais certainement mettre fin à ce blog prochainement. Un nouveau et proche départ au Japon m'attend, et avec lui je souhaiterais commencer également un nouveau blog, dans l'esprit des "recommencements". Je pense que j'ai assez entassé ici au fil des années, et j'ai l'ambition (certes légère, car je me sais peu douée pour cela) de faire quelque chose d'un peu plus cohérent. Mais je pense, au final, qu'on y retrouvera aussi mes états d'âmes, mes coups de coeur littéraires voire cinématographiques, et mes commentaires interculturels (qui sont peut-être une soupape de sécurité pour vivre sereinement la quotidienneté japonaise... peut-être). Mais enfin, j'aimerais le faire de façon plus suivie, plus liée.&lt;br /&gt;Encore faut-il que j'en aie le temps, ce qui reste, à ce jour, l'inconnue principale. Mais j'espère bien m'y remettre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au revoir et merci, donc, à tous ceux qui ont participé, lu ou commenté, les petites histoires de ce modeste blog commencé il y a bientôt cinq ans. En espérant que nous aurons à nouveau de nombreuses opportunités d'échanger - et matière à cela.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;img src="file:///Users/Fanny/Library/Caches/TemporaryItems/moz-screenshot.png" alt="" /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-rUUZRkJqJP0/Ta8dSgjPULI/AAAAAAAAA4o/c_EwuGzHrcY/s1600/maneki_neko_by_shu_art.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 225px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-rUUZRkJqJP0/Ta8dSgjPULI/AAAAAAAAA4o/c_EwuGzHrcY/s320/maneki_neko_by_shu_art.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5597725065657405618" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 204, 204);"&gt;&lt;br /&gt;PS : je ne compte pas poster ici le lien de mon nouveau blog qui n'est pas encore né, mais (s'il en vient à exister) il sera certainement accessible via mon profil blogger, étant donné que pour des raisons pratiques, j'ai la flemme de changer d'hébergeur. Si certains de ceux qui passent par là ont des blogs à faire partager, je serais heureuse de les suivre depuis mon bout du monde, n'hésitez donc pas à laisser vos url ou profils en commentaire.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-3879924822598531607?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/3879924822598531607/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=3879924822598531607' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/3879924822598531607'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/3879924822598531607'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2011/04/apologies-to-readers-moving-out-soon.html' title='Apologies to readers - Moving out soon'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-rUUZRkJqJP0/Ta8dSgjPULI/AAAAAAAAA4o/c_EwuGzHrcY/s72-c/maneki_neko_by_shu_art.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-4014527655949587566</id><published>2010-07-18T10:27:00.003+02:00</published><updated>2010-07-18T10:41:57.053+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Japonismes'/><title type='text'>Vélo, fléau !</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);"&gt;Les Tokyoïtes utilisent énormément leurs vélos. C'est un de leurs côtés "éco", avec le tri sélectif compliqué et systématique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);"&gt;Dans tous les quartiers, même les plus bondés, ils sont là, chancelants sur leur bicyclette au milieu de la foule ; partout, on trouve des parkings spécial vélos (et payants), avec antivols fournis. C'est toute une institution.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);"&gt;Le problème, c'est que cette circulation à vélo,&lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(204, 204, 255);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/TEK92PtluMI/AAAAAAAAA4I/gS8CTo6gC-E/s1600/Tokyo4-052a.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/TEK92PtluMI/AAAAAAAAA4I/gS8CTo6gC-E/s320/Tokyo4-052a.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5495163234973759682" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; c'est n'importe quoi.&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);"&gt; Comme je l'avais déjà remarqué lors de mon passage à Hokkaido, ici les vélos roulent habituellement sur le trottoir. Enfin, de temps en temps, ils sont aussi sur la route.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);"&gt;Je crois sincèrement que si je dois être victime d'un accident de la route ici, ce ne sera pas par  collision avec une voiture, mais avec un de ces maudits cyclistes. Que ça soit la grande foule, que le trottoir soit étroit, coûte que coûte, ils ne veulent pas mettre le pied à terre, et tentent des embardées fantasques pour éviter le pauvre piéton que je suis. Il n'est pas rare de se trouver pris en sandwich à la sortie d'un passage piéton entre deux vélos tentant de se croiser.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);"&gt;Y'a aussi les mères sur vélo parlant à leur enfant sur vélo en regardant derrières elles, et pas devant, sur un trottoir plein de poteaux électriques, et vous vous arrivez en face, laissez-moi vous dire que c'est pas franchement rassurant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);"&gt;Y'en a d'autres qui, pour couper court à toute négociation, se contentent de rouler à toute vitesse et à vous de vous écartez du passage... bref, en un mot, ils sont insupportables ! Vive les bonnes vieilles voitures polluantes !&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-4014527655949587566?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/4014527655949587566/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=4014527655949587566' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/4014527655949587566'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/4014527655949587566'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2010/07/velo-fleau.html' title='Vélo, fléau !'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/TEK92PtluMI/AAAAAAAAA4I/gS8CTo6gC-E/s72-c/Tokyo4-052a.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-897838769202216015</id><published>2010-07-06T11:20:00.005+02:00</published><updated>2010-07-06T12:02:07.610+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Japonismes'/><title type='text'>Noir ou blanc, telle est la question...</title><content type='html'>&lt;a style="color: rgb(255, 255, 204); font-family: trebuchet ms;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/TDL9Ux4M1rI/AAAAAAAAA34/wP_sTeICUAQ/s1600/Three-Shibuya-Girls-Center-08-2009-001-b.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/TDL9Ux4M1rI/AAAAAAAAA34/wP_sTeICUAQ/s320/Three-Shibuya-Girls-Center-08-2009-001-b.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5490729429146326706" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" &gt;J'ai assisté ce matin à un désastre télévisuel tel que je ressens le besoin d'en blogger. Une bonne compréhension du sujet nécessite que je pose quelques bases quant à la "culture" japonaise telle que je l'appréhende dans ma nouvelle réalité quotidienne.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" &gt;1) Premier présupposé : la télévision, très regardée au Japon (ma colocataire passe littéralement TOUT son temps libre devant lorsqu'elle reste à la maison), est une véritable honte. Hormis le principe des dramas que j'affectionne, à toute heure et sur toutes les chaînes on tombe sur quantité d'émissions débiles sur le modèle "talk show", des gens plus ou moins célèbres parlant de n'importe quoi et surtout de rien, le ton allant du film pour bonne ménagère (du genre "C'est au programme", nullité du matin sur France 2) à la vulgarité bien lourdasse à coup de grands éclats de rire aussi naturels que bruyants. Bref, que du bonheur. J'ai dû tomber une ou deux fois, pas plus, sur une émission qui semblait digne d'intérêt, style documentaire, et encore je n'ai pas bien pu analyser car ladite coloc a direct changé de chaîne (mmmh, pays étranger, guerre ou quelque chose comme ça, bouh, pas intéressant !)...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" &gt;2) Pour ceux qui l'ignoreraient, à l'inverse de l'Europe et d'ailleurs de bien des régions du monde, les Japonais valorisent la peau claire, bien blanche, enfin du moins pour les filles (comme partout, les critères de beauté sont bien plus destinés à ces demoiselles qu'à ces messieurs). Ici, aucun complexe à me balader en mini-short avec mon bronzage inexistant de mois de juin : j'ai la classe. On s'habitue tellement à voir des paires de jambes blanquinasses à tout va que les étrangères bronzées deviennent presque choquantes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" &gt;3) (notez que ce point est légèrement hors-sujet) La mode féminine au &lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(255, 255, 204); font-family: trebuchet ms;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/TDL9bqLURjI/AAAAAAAAA4A/KZhhZ4Wn2g0/s1600/barbie"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 150px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/TDL9bqLURjI/AAAAAAAAA4A/KZhhZ4Wn2g0/s200/barbie" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5490729547338106418" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" &gt;Japon est un vrai fiasco, à tel point que je ne crois pas pouvoir le décrire, un entassement de maquillage, d'accessoires, de vêtements à frou-frous à donner mal aux yeux et au coeur. Un élément emblématique qui pourrait peut-être donner une idée de la gravité de la situation : ici il existe une marque de vêtements BARBIE pour ADULTES. Bon, fin de l'introduction.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" &gt;Ce matin donc je prends mon petit déjeuner avec Chieko, devant une émission à la con qu'elle avait préalablement choisie. Thème d'un "encart" de ce brillant talk-show : la couleur de la peau. Voix off : "aujourd'hui dans les quartiers branchés à Tokyo, on croise aussi des filles très bronzées. Noir ou blanc, qu'est-ce qui est le mieux ?" Mmmh, ça promet. Pour répondre à cette très pertinente et philosophique question, sont choisies deux paires d'effigies censées représenter les deux côtés de la balance. Quatre affreux pots de peinture sur pattes, apprêtées   d'une manière dont on doute qu'on puisse vraiment VIVRE dans de telles conditions, faux cils et fausse couleurs de cheveux, qui ne diffèrent guère en effet que par la couleur de leur peau.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" &gt;Etape 1 : micro-trottoir : on demande à de jeunes hommes dans la rue leur préférence ; les chanceux doivent coller une vignette dans la case "blanchâtre" ou "cramée aux UV". A chaque décision, gloussements épiques de satisfaction des semi-humaines en arrière-plan. Résultat : les Blanches win (guère surprenant).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" &gt;Etape 2 (et c'est là que ça devient triste) : les quatre tachonnes (je me rends compte que je manque de vocabulaire approprié pour les dénommer), toujours par paire, vont dans une école primaire, faire devant les petites filles un discours pour défendre leur choix de couleur de peau... c'est là que leurs capacités intellectuelles se dévoilent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" &gt;Blanchettes : "C'est plus mignon, la peau blanche, avec des vêtements occidentaux, c'est plus joli par exemple (dit-elle en pinçant entre deux doigts, à titre d'exemple, une robe à motifs style "Petite maison dans la prairie" en beaucoup, beaucoup moins long évidemment), et puis les garçons dans la rue ben ils ont dit qu'ils préféraient (gloussement, gloussement)".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" &gt;Cramettes : "Euh, c'est cool d'être bronzées... puis les garçons y'en a quand même qui ont dit qu'ils aimaient, euh voilà."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" &gt;Résultat : après une telle différence de performance, et avec toute la force des traditions ancestrales pour elles, win des Blanchettes. Les petites filles interrogées semblent avoir été convaincues par le "ça va mieux avec les habits Barbie", même si on doit s'emmerder tout l'été avec des ombrelles et des couches de crèmes pégueuse indice 50.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" &gt;On se rend donc compte par la même occasion qu'il y a un léger souci dans le système éducatif au Japon. Ce sera peut-être un prochain épisode.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-897838769202216015?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/897838769202216015/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=897838769202216015' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/897838769202216015'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/897838769202216015'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2010/07/noir-ou-blanc-telle-est-la-question.html' title='Noir ou blanc, telle est la question...'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/TDL9Ux4M1rI/AAAAAAAAA34/wP_sTeICUAQ/s72-c/Three-Shibuya-Girls-Center-08-2009-001-b.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-7595066369802815851</id><published>2010-06-20T12:55:00.002+02:00</published><updated>2010-07-06T12:02:07.611+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Japonismes'/><title type='text'>Porn ?</title><content type='html'>&lt;span style="font-family: trebuchet ms; color: rgb(255, 204, 51);"&gt;Comme pour beaucoup de produits, c'est toujours amusant de voir comment la mise en page des bouquins peut changer, d'un pays à l'autre. Je détestais la mise en page britannique : poches trop gros, gros caractères en surbrillance pour les titres, j'avais toujours l'impression de lire un bestseller. Je préfère de loin la présentation discrète des Folio français, avec leur uniformité, leur couverture lisse, et leurs illustrations quelque peu mystérieuses.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms; color: rgb(255, 204, 51);"&gt;En bonne lectrice internationale, je me demandais donc ce qu'il en serait des livres nippons. Première bonne surprise : par bonheur, la grossièreté anglo-saxonne nous est épargnée. Et, en bons Japonais soucieux de n'occuper que ce qu'il faut d'espace, les poches sont vraiment petits, fins, bref pratiques. Ils ont la spécificité d'avoir une double couverture (comme les brochés chez nous), un peu inutile mais bon joli.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms; color: rgb(255, 204, 51);"&gt;Cependant, à la caisse d'une librairie et sur le point de m'offrir mon premier poche en VO, je découvre une spécificité supplémentaire. Lors de mon achat, je fais savoir à la caissière que je n'ai pas besoin de sac plastique, et là, elle me brandit une sorte de couverture de livre, me demandant si ça, je le veux. Intriguée, je répond oui. Et voilà que mon petit livre se retrouve affublée d'une seconde couverture, sur laquelle se trouvent des messages anti-tabac...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms; color: rgb(255, 204, 51);"&gt;A quoi peut bien servir cette seconde couverture ? Avant d'examiner précisément la chose, j'imagine qu'il s'agit de quelque chose supposé protéger le livre, de la pluie, ou de je ne sais quoi dans le genre. Mais à bien observer le comportement de mes voisins dans le métro, je me rends compte que presque tous lisent des livres cachés par ces doubles couvertures (car le Japonais dans le métro, assis, debout, écrasé en heure de pointe, est imperturbable ; il dort ou il lit). Je conçois alors que la chose ait un autre but : cacher le contenu du livre lu. De là, est-ce à dire que les Japonais liraient du porno ou trucs du genre en pleine foule ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-family: trebuchet ms; color: rgb(255, 204, 51);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/TB3346imKbI/AAAAAAAAA3w/tANHo0rX9zk/s1600/ajapanesebook_utamaro_logo.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 200px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/TB3346imKbI/AAAAAAAAA3w/tANHo0rX9zk/s200/ajapanesebook_utamaro_logo.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5484812478366230962" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-7595066369802815851?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/7595066369802815851/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=7595066369802815851' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/7595066369802815851'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/7595066369802815851'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2010/06/porn.html' title='Porn ?'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/TB3346imKbI/AAAAAAAAA3w/tANHo0rX9zk/s72-c/ajapanesebook_utamaro_logo.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-1460756613703477698</id><published>2010-06-05T12:33:00.004+02:00</published><updated>2010-07-06T12:02:07.611+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Japonismes'/><title type='text'>Les transports tokyoïtes</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/TAov46tCW2I/AAAAAAAAA28/1erOJvJgPuE/s1600/tokyo-metro-map.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 226px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/TAov46tCW2I/AAAAAAAAA28/1erOJvJgPuE/s320/tokyo-metro-map.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5479244551526964066" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 102);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Un grand bonjour aux éventuels lecteurs résiduels de ce blog, si tant est qu'il y en ait encore ; et à tous ceux qu'un missclick ou autre aura redirigés vers cette page.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Après quelques bons mois d'absence et d'une vie bordelaise probablement trop amusante pour me laisser le temps (et le besoin) d'écrire, j'ambitionne de débuter ici une chronique de mes aventures japonaises, principalement sur le thème de quotidien et des choses qui, chaque jour ici, m'étonnent et me font sourire.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;J'ai décidé de commencer par les transports parce que, eh bien, c'est l'une des premières choses auxquelles, dans ce pays comme dans bien d'autres, on se trouve confronté. Et aussi bien sûr, vous serez nombreux à en avoir eu vent, les transports de Tokyo et du Japon en général sont connus pour leur ponctualité, leur efficacité et leur côté pratique (leur prix aussi, hélas, lorsqu'on en a fait soi-même l'expérience !) ; toutes choses qui font clairement défaut à la SNCF, la RATP et leurs homologues locaux (une petite pensée pour TBC et la ligne B du tram bordelais à cet égard !).&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Donc, les transports, qualités et défauts, us et coutumes, c'est parti. Je tiens tout d'abord à justifier mon titre : cet article aurait pu s'appeler, tout simplement "le métro japonais", par exemple. Mais ce n'est pas aussi simple.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Car pour le novice, fraîchement débarqué de son avion à Narita, les transports japonais sont au premier abord un magnifique casse-tête chinois, passez-moi l'expression. Sur cette même grande zone métropolesque se chevauchent allègrement, en effet, des lignes de métro, des lignes de chemin de fer nationaux, et des trains de banlieue exploités par différentes compagnies privées. A ma première arrivée dans ce méli-mélo dans l'incroyable gare de Shinjuku, croyez bien que j'ai pensé ma dernière heure venue, tentant de trouver la fameuse ligne "Odakyu" qui devait m'amener jusque chez ma famille d'accueil.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Les gares japonaises ont ceci d'antiquement européen qu'elles illustrent parfaitement la maxime "tous les chemins mènent à Rome" : la ligne ou la sortie que vous recherchez est toujours indiquée, mais le problème c'est qu'elle l'est toujours dans deux ou trois directions qui, non-averti que vous êtes, vous auriez a priori jugées comme opposées. Ce qui, vous l'aurez compris, ne facilite guère l'orientation intuitive.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;br /&gt;Les transports tokyoïtes requièrent donc un brin d'habitude, le temps de démêler quel symbole désigne quel type de ligne, quelle couleur désigne quel type de train (il y en a des rapides, des moins rapides, des qui s'arrêtent partout, des qui s'arrêtent un peu moins et d'autres qui s'arrêtent que dans quelques gares choisies) ; en général, les expatriés dans mon genre savent comment aller de leur boulot à chez eux et c'est déjà pas mal.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Mais passé cette première phase de stupeur, on découvre leurs innombrables qualités.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;br /&gt;Premièrement, et c'est connu, ils sont toujours à l'heure. A la minute près. Les panneaux d'affichage annonçant les trains ne vous font pas de petit suspense comme ceux de Paris, Bordeaux ou London (pour me limiter à mon expérience), en vous annonçant une attente d'environ 5, 6 minutes - minutes qui s'avèrent bien souvent très flexibles... Non, ici, il y a une timetable et on s'y tient. Le train est annoncé pour une heure précise, 21h33 mettons, et à côté il y a l'heure actuelle qui s'affiche : pas moyen de tricher.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, il y a sur le quai des marques indiquant l'endroit où les portes du train vont se situer lorsqu'il s'arrêtera ; ça évite de se sentir niqué lorsque l'on se retrouve pile poil entre deux portes et qu'à cause de ça on ne peut pas briguer de place assise ou de place tout court. Les gens sont donc bien sagement alignés devant les petites marques, chose tout à fait incongrue pour un Français. Je ne doute &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/TAowoxywB4I/AAAAAAAAA3E/1-UtAPtNleM/s1600/odakyu-2.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/TAowoxywB4I/AAAAAAAAA3E/1-UtAPtNleM/s320/odakyu-2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5479245373768730498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 102);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;pas que certains verront là un stigmate évident de cette propension extrême à l'ordre que l'on reproche aux Japonais ; mais personnellement, j'ai un assez mauvais souvenir des trains sncf qui ne s'arrêtent jamais au même endroit du quai, des voitures tantôt numérotées à l'endroit ou l'envers et si possible, toujours de façon à ce que vous ayez à traverser tout le quai de la gare en longueur.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;br /&gt;Enfin, détail pratique non négligeable, vous pouvez avoir une carte d'abonnement et même un seul ticket qui vous permette de transiter dans un même parcours sur 3 types de lignes à la fois. Je sais pas comment ils s'arrangent pour partager les sous entre&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 102);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt; eux, mais c'est quand même bien. De plus, la carte d'abonnement sert aussi de porte-monnaie et si vous mettez de l'argent en plus dessus, vous pourrez faire vos courses aux combinis et dans plein d'autres magasins proches des gares.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Au final, je me demande si cette peinture globale donne envie ou pas d'utiliser les transports japonais. Comme j'ai quand même envie de vous convaincre, j'ajouterai un dernier argument en leur faveur : tout est extrêmement propre, comme d'ailleurs l'ensemble des rues au Japon. Pas de papiers gras, de mégots ou d'urine sur les murs... et ça a son charme, quand même !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-1460756613703477698?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/1460756613703477698/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=1460756613703477698' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/1460756613703477698'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/1460756613703477698'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2010/06/les-transports-tokyoites.html' title='Les transports tokyoïtes'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/TAov46tCW2I/AAAAAAAAA28/1erOJvJgPuE/s72-c/tokyo-metro-map.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-6303050131316613154</id><published>2009-09-06T20:29:00.011+02:00</published><updated>2009-09-06T22:27:01.492+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lecture du mois'/><title type='text'>Simone de Beauvoir - Mémoires d'une jeune fille rangée</title><content type='html'>&lt;a style="font-family: trebuchet ms;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SqQGlF9NlqI/AAAAAAAAA2g/dK8ihLJV41k/s1600-h/9782070355525FS.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 194px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SqQGlF9NlqI/AAAAAAAAA2g/dK8ihLJV41k/s320/9782070355525FS.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5378431089311061666" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);font-family:trebuchet ms;" &gt;Qu'est-ce que j'ai exactement d'une jeune fille rangée ? Pas grand-chose, il me semble. Et pourtant, me voilà encore frappée à la lecture des mémoires de Simone de Beauvoir : j'y retrouve d'étranges similitudes, de cheminements de la raison et de la pensée communs.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-family:trebuchet ms;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);font-family:trebuchet ms;" &gt;J'ai été tout particulièrement frappée par ce passage, reproduit ci-dessous, où elle parle de ses attentes quant à "l'amour", ou plutôt, de son anticipation future des relations avec un époux hypothétique. Je me suis sentie un peu blessée et ridicule de sa sincérité à l'aveu de ce qu'elle décrit, et que je dois reconnaître avoir longtemps considéré comme un idéal : la nécessité d'un conjoint &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-family:trebuchet ms;" &gt;supérieur&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);font-family:trebuchet ms;" &gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);font-family:trebuchet ms;" &gt;Bien que je crois m'être toujours (toujours, et même bien avant mon coming-out pseudo-féministe) défendue d'un tel souhait, le lire noir sur blanc m'a fait réaliser la prégnance qu'il avait longtemps eue, jusqu'à très récemment.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-family:trebuchet ms;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);font-family:trebuchet ms;" &gt;Niant cette envie de supériorité (encore plus depuis que, lisant des ouvrages tels que &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-family:trebuchet ms;" &gt;la domination masculine&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);font-family:trebuchet ms;" &gt;, cela reviendrait à m'avouer que je suis une femme moyenne reproduisant sans conscience critique, voire reconnaissant et désirant, l'inégalité qui perdure entre les sexes), je n'ai jamais vraiment pris le temps de m'interroger sur le pourquoi d'une telle envie.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-family:trebuchet ms;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);font-family:trebuchet ms;" &gt;Les raisons de Simone me conviennent en partie ; comme je dis souvent, il aura toujours fallu plus d'efforts et de persévérance à une femme pour atteindre une position sociale valorisée quelle qu'elle soit ; la facilité relative dont disposent les hommes font qu'un égal est, par la force des choses, un supérieur. Un semblable supérieur ; je suis touchée aussi par la notion de partage et de similitude qu'elle évoque, car je conçois, et cela encore, les choses de cette manière, bien que plus largement : il n'est pas de relation durable sans une base fondamentale solide et commune. Je ne suis plus depuis longtemps une adepte de "l'amour tombé du ciel". D'ailleurs, je ne considère pas que cela soit applicable uniquement au couple "amoureux" ; mais le préalable à toute relation intense et, je l'ai déjà dit, durable.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-family:trebuchet ms;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);font-family:trebuchet ms;" &gt;Cette explication m'a saisie par sa simplicité, me signifiant mon absence totale de réflexion à ce sujet. Cela dit, je ne pense pas que mes relations avec mes parents aient influencé de la même manière que celle qu'elle décrit cette pensée intime ; cette genèse différenciée m'apparaît comme encore plus signifiante : même s'il n'existe rien de concret, de marque tangible d'une différence entre les sexes dans l'éducation et le milieu familial, nous avons tous - je ne pense pas que ce soit seulement Simone et moi - une intuition profonde de cette inégalité qui perdure, et nous nous en accommodons toujours dans une certaine mesure, même quand elle nous révolte.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-family:trebuchet ms;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);font-family:trebuchet ms;" &gt;Enfin, si je dis m'être émancipée récemment de cette vision des choses, ce n'est nullement que je ne m'accommode plus ; c'est que j'ai été amenée à reconsidérer les modes de relations socialement offerts. Et à comprendre que le couple était quelque chose de très restreint, de très éloigné de l'idéal relationnel, nécessairement flou, que j'entrevois comme une recherche désespérée, mais permanente. Et donc aussi de l'idée de supériorité/infériorité qui reste accroché à ce modèle binaire et hétérosexuel. Et aussi, parce que j'ai appris, progressivement, que personne n'est supérieur ou inférieur, quand une certaine proximité appréciée s'installe réellement entre des personnes.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-family:trebuchet ms;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);font-family:trebuchet ms;" &gt;Mais quand même, Simone reste une sacrée découverte, à chaque fois.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-family:trebuchet ms;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Moi je voulais qu’entre mari et femme tout fût mis en commun ; chacun devait remplir, en face de l’autre, ce rôle d’exact témoin que jadis j’avais attribué à Dieu. Cela excluait qu’on aimât quelqu’un de &lt;i&gt;différent&lt;/i&gt; : je ne me marierais que si je rencontrais, plus accompli que moi, mon pareil, mon double.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi réclamais-je qu’il me fût supérieur ? Je ne crois pas du tout que j’aie cherché en lui un succédané de mon père ; je tenais à mon indépendance ; j’exercerais un métier, j’écrirais, j’aurais une vie personnelle ; je ne m’envisageai jamais comme la compagne d’un homme : nous serions deux compagnons. Cependant, l’idée que je me faisais de notre couple fut indirectement influencée par les sentiments que j’avais portés à mon père. Mon éducation, ma culture, et la vision de la société, telle qu’elle était, me convainquait que les femmes appartiennent à une caste inférieure (…) ; le prestige paternel avait fortifié cette opinion : c’est en partie sur elle que je fondais mon exigence. Membre d’une espèce privilégiée, bénéficiant au départ d’une avance considérable, si dans l’absolu un homme ne valait pas plus que moi, je jugerais que, relativement, il valait moins : pour le reconnaître comme mon égal, il fallait qu’il me dépassât."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-6303050131316613154?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/6303050131316613154/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=6303050131316613154' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/6303050131316613154'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/6303050131316613154'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2009/09/simone-de-beauvoir-memoires-dune-jeune.html' title='Simone de Beauvoir - Mémoires d&apos;une jeune fille rangée'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SqQGlF9NlqI/AAAAAAAAA2g/dK8ihLJV41k/s72-c/9782070355525FS.gif' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-5517410512212616886</id><published>2009-08-02T22:11:00.002+02:00</published><updated>2009-09-06T20:28:53.104+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='What&apos;s in my head'/><title type='text'>Ah...</title><content type='html'>&lt;span style="font-family: trebuchet ms;"&gt;... il y a tant de réflexions, de menus machins bordéliques, pensées entremêlées de sons et lumières, flash du passé, espoirs sordides, questionnements et hésitations ; dans ma tête.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms;"&gt;Il faut dire que quand il s'agit d'émotion, je ne maîtrise plus grande chose, je ne tends plus vers rien et... tiens, je ne suis tellement pas la seule ! Quel manque crucial d'originalité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms;"&gt;Réflexion que je me fais, cette après midi 14h37 (alentours), sur une route de campagne qui me ramène du boulot en écoutant France Inter (et une écrivaine qui sert un discours terriblement lassant, ressassé, sur des relations de couple etc.) : pourquoi les gens un tant soit peu intelligents qui ont un quelconque problème versent-ils dans l'autoanalyse écrite ? Quel manque d'originalité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms;"&gt;Nous sommes tous là, un journal intime, des feuillets sans nom, un blog livré en patûre à la blogosphère et j'en passe ; à la recherche d'un support pour raconter notre vie et nous plaire à nous y complaire en pensant que cela pourrait intéresser... qui ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms;"&gt;Qui cela pourrait-il bien intéresser de lire les déboires et la fierté affichée de pauvres mal adaptés qui s'imaginent plus profonds qu'ils ne le sont ? Eh bien, les semblables. Les autres occupés à se triturer le cerveau à coup de belles phrases incompréhensibles (il est plus sûr de faire du beau lorsque l'on se départit du sens) : des hameçons à poissons morts.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms;"&gt;Il suffit de se rappeler, Librisme, ce réservoir de gens à problèmes heureux de se retrouver entre eux et gratouiller leurs blessures, pour voir, à quel point on se ressemble, tu penses, est-ce que ta souffrance pourrait se coller à la mienne, et d'où un immensément fragile puzzle de pièces mal engoncées, je t'aime, moi non plus, toi oui, mais encore... et vogue le temps et les phases de joie excessives, et de destruction massive...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms;"&gt;Via les mots et le ô vénéré support virtuel.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms;"&gt;Et dire que cela aurait pu être tellement beau... mais les gens à problèmes sont des gens étriqués peu enclins à se poser les questions nécessaires quand il est temps. Mieux vaut tout poser, tout superposer, équilibrer à force de béquilles vacillantes, jusqu'au jour où tout s'écroule et où l'on se dit qu'il aurait fallu commencer par l'autre bout. Et nous recommencerons ? Ah, mes semblables ! On ne s'y noiera jamais assez.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-5517410512212616886?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/5517410512212616886/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=5517410512212616886' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/5517410512212616886'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/5517410512212616886'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2009/08/ah.html' title='Ah...'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-1279957160330964371</id><published>2009-06-08T22:13:00.004+02:00</published><updated>2009-06-08T23:07:01.423+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lecture du mois'/><title type='text'>Colette - Le blé en herbe</title><content type='html'>&lt;a style="color: rgb(255, 255, 204);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/Si18YY6lAJI/AAAAAAAAA2Y/Kyjd49-rEGA/s1600-h/bl%C3%A9.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 196px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/Si18YY6lAJI/AAAAAAAAA2Y/Kyjd49-rEGA/s320/bl%C3%A9.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5345065091205496978" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" &gt;Un gros coup de coeur, au sens fort : un livre dans lequel on plonge si intensément, qui réveille sans raison particulière - pas d'identification véritable, pas de morceaux de passés troublement reflétés - des émotions profondes mais fragiles, qu'il paraît difficile de pouvoir en dire quelque chose de conséquent, et qui ne briserait cette proximité magique et éphémèrement entrevue - un peu comme on craint de dénaturer ses rêves en tentant de les raconter, ce qui, à coup sûr, arrive...&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un livre qui vous partage entre l'envie de partager, comme toutes les belles choses y engagent, et l'envie de garder pour soi, un plaisir jaloux dont la pureté semble vulnérable à toute tentative d'expression, car forcément maladroite.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" &gt;Alors, que dire du blé en herbe ? Un roman sur l'amour, évidemment. Sur le sentiment amoureux dans son intensité, ses faiblesses, ses contradictions et ses souffrances collatérales. Un roman sur l'adolescence, cette période forcément transitoire où l'on doit s'efforce de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" &gt;devenir&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" &gt;, quelqu'en soit l'objet en complément. Un roman social, alors ? En filigrane, assurément. Une esquisse des trajectoires prédessinées de l'existence de chacun, et des quelques zones grises où est laissée la possibilité, toujours présente, de sortir des sentiers battus. Mais pas complètement ; une image de révolte, contre ce piètre état de fait, et une image de résignation ; non moins sage, et finalement non moins honorable.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aurais dû détester ce livre, certainement, ne serait-ce que pour les excessives références au "masculin" et au "féminin" (surtout), sans discussion, un trait d'écriture semblerait-il fait pour m'exaspérer. Pourquoi non ? Je dirais cette conscience, certes désabusée, en arrière-plan, du caractère non naturel de ces différences pourtant réelles car apprises - leur reconnaissance sans en nier la transgression.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" &gt;Il y a plusieurs choses à dégager de la passion juvénile qui entraîne Philippe et Vinca. La fin de l'enfance ne signifie pas seulement la fin d'une certaine "innocence" et le passage à une vie d'adulte dûment codifiée ; elle signifie également un chemin partagé, relativement indifférencié, qui se sépare pour laisser place à deux voies radicalement différentes qu'ils devront suivre indépendamment : Philippe deviendra un homme, Vinca deviendra une femme, avec toutes les contraintes socialement attribuées à chacun de ces rôles non négociables.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas qu'ils découvrent à présent, dans leur nouvelle chair d'adultes débutants, qu'ils éprouvent de l'amour l'un pour l'autre ; c'est qu'ils leur faut à présent s'aimer autrement, s'aimer un petit peu comme des étrangers, incorporer au sentiment né de longue date cette nouvelle dimension d'inégalité : le transformer pour pouvoir se faire face, chacun à sa place, alors que depuis si longtemps il ne s'était agi que d'avancer tranquillement, côte à côte, et confiants dans l'indestructibilité d'une telle relation.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" &gt;Il y a désormais tout un monde entre Vinca et Philippe, un fossé qui creuse au milieu de celui qu'ils avaient construit sans vraiment s'en apercevoir. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" &gt;Le blé en herbe,&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" &gt; ce n'est pas seulement cette idée qu'il n'est jamais trop tôt pour aimer, mais surtout celle de la nécessaire douleur de l'amour entre des êtres sommés de s'appréhender comme des étrangers, ne serait-ce qu'un peu.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" &gt;Face à cette nouvelle réalité et aux auspices obscurs qu'elle laisse présager, il ne s'agit pas de fuir ni de tenter d'aller contre ; dans l'été finissant qui enveloppe la côte bretonne, les deux héros cherchent, à tâtons, une issue favorable à leurs tourments respectifs - il faut savoir s'en contenter : le bonheur est déjà passé, et le blé n'est herbe qu'une fois.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" &gt;"Ils éprouvèrent un amer et identique consentement à distancer, dès les premiers mots de leur entretien, le lieu commun de la dispute et du mensonge. C’est le fait des héros, des comédiens et des enfants, de se sentir à l’aise sur un plan élevé. Ces enfants espérèrent follement qu’une douleur noble pouvait naître de l’amour."&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" &gt;(Mon passage préféré...)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-1279957160330964371?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/1279957160330964371/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=1279957160330964371' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/1279957160330964371'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/1279957160330964371'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2009/06/colette-le-ble-en-herbe.html' title='Colette - Le blé en herbe'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/Si18YY6lAJI/AAAAAAAAA2Y/Kyjd49-rEGA/s72-c/bl%C3%A9.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-277870487710694310</id><published>2009-05-27T21:53:00.005+02:00</published><updated>2009-05-29T19:50:53.187+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='What&apos;s in my head'/><title type='text'>Leaving (behind ?)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);font-family:trebuchet ms;" &gt;Aujourd'hui, moment de nostalgie à faire partager ; et pas de chichis, un moment éminemment, objectivement nostalgique : le départ.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);font-family:trebuchet ms;" &gt;Alors voilà, ces deux années sont passées, on avance, et comme dirait mon ami Souchon, "on a pas assez d'essence pour faire la route dans l'autre sens" ; alors, à la fin d'une étape eh bien, on continue, on s'en va, faire son nid sous d'autres cieux. Sans bien savoir lesquels d'ailleurs...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);font-family:trebuchet ms;" &gt;La fin d'un époque, c'est ce moment étrange où ce qui était le quotidien le plus banal, l'accessible et le "toujours sous la main", se prépare à plonger dans le passé. A entrer dans une chronologie bien particulière, la trame narrative de notre propre existence, ce qui fait son unicité. Désormais Bordeaux ne sera plus l'endroit où je fais mes études, "ouais, c'est loin, 6h de train, mais c'est une ville sympa, moi j'aime bien", mais une étape délimitée de mon parcours, dont je viendrai à parler sous plusieurs étiquettes : les années de master, ou, quand j'habitais à Bordeaux, ou encore, la période Science-Po... Oui, ce qui était l'atmosphère générale, la constante d'une vingtaine de mois, va se clore telle une grande parenthèse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);font-family:trebuchet ms;" &gt;On ne quitte jamais définitivement un lieu, encore moins les gens qui y sont associés ; par exemple, je sais que je reviendrai ici une semaine dans l'été, un mois en septembre ; et que je garderai contact avec les personnes importantes rencontrées ici, et que nous aurons bien des occasions de nous revoir, en des circonstances variées... et pourtant, il y a un moment où on sent que "l'on part", que c'est pour de vrai. Ce moment où on sent la rupture impuissante du "c'est fini". Pourquoi maintenant et pas la prochaine fois ? Que perd-on précisément à cet instant-là ? Qu'est-ce qui détermine ce sentiment confus ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);font-family:trebuchet ms;" &gt;Ce que l'on perd, ce ne sont ni les amis, ni la maison et la chambre qu'on occupait : c'est une mode de vie que l'on abandonne. Un soi associé à cet environnement qui ne sera jamais vraiment pareil à aucun autre, le cadre des évolutions que l'on y a connues, qui y resteront toujours liées. On abandonne une de ces petites vies qui font la grande, et parce que cela semble nécessaire, aller de soi, on le fait sans trop de difficultés. Avec peut-être un refoulement imperceptible qui nous l&lt;/span&gt;&lt;a style="font-family: trebuchet ms; color: rgb(204, 204, 255);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/Sh2iOBZw8uI/AAAAAAAAA2Q/P93j1HIxJtY/s1600-h/photo_bordeaux_rue_300x400-e17f6.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 150px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/Sh2iOBZw8uI/AAAAAAAAA2Q/P93j1HIxJtY/s200/photo_bordeaux_rue_300x400-e17f6.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5340603094909645538" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);font-family:trebuchet ms;" &gt;aisse penser qu'on ne "réalise pas". Peut-être parce que réaliser rendrait les choses tellement plus difficiles.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);font-family:trebuchet ms;" &gt;So, bye-bye Bordeaux... la pluie, le rugby, les couloirs de l'IEP, les cours de Darbon, la salle d'escalade de Villenave d'Ornon et les cours de Dominique à la Halle le jeudi soir, les soirées de discute avec les colocs dans l'encadrement de la porte de ma chambre, les post-its sur le frigo, les marches jusqu'à l'appart de Joël et le mataba, les courses effrénées pour attraper le tram, les petites voisines qui piaillent et leurs parents qui s'engueulent, la bêtise des collégiens allant et venant, les matchs de badminton. Et tous ces éléments qui font système pour un temps. Une configuration éphémère au centre de laquelle, si petite soit-elle, j'avais ma place.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-277870487710694310?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/277870487710694310/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=277870487710694310' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/277870487710694310'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/277870487710694310'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2009/05/leaving-behind.html' title='Leaving (behind ?)'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/Sh2iOBZw8uI/AAAAAAAAA2Q/P93j1HIxJtY/s72-c/photo_bordeaux_rue_300x400-e17f6.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-5239480007121935718</id><published>2009-05-18T20:54:00.003+02:00</published><updated>2009-05-18T21:13:09.065+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='What&apos;s in my head'/><title type='text'>Petites choses</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/ShGyrdi7RlI/AAAAAAAAA2I/VbgoT1yCPeQ/s1600-h/greeny.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 200px; height: 141px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/ShGyrdi7RlI/AAAAAAAAA2I/VbgoT1yCPeQ/s200/greeny.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5337243493145986642" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 255, 153);font-family:trebuchet ms;" &gt;Ce soir j'avais juste envie de dire des bêtises, sans savoir à qui les dire vraiment. Qui ça intéresserait ? Qui en serait touché ? Qui serait à la (bonne) hauteur ? Les petites choses sont fragiles, elles survivent mal au dédain, elles survivent mal aux grandes difficultés de la vie que nous traversons, pensons-nous, vaillamment. Les petites choses sont là pour les yeux qui les voient en fouillant l'horizon, pour les idées désoeuvrées qui se traînent à la cime des arbres en cherchant un petit peu de quoi s'égayer.&lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(153, 255, 153);font-family:trebuchet ms;" &gt;&lt;br /&gt;Ce soir je courais dans le parc, il y avait l'odeur de l'herbe mouillée, et des pétales de fleurs blanches écrasés dans le sable du chemin, et l'eau sombre et miroitante de cette sorte de mare, troublée de temps en temps par les cercles de poissons venant s'abreuver d'air. Et le soleil tapait un peu sur mon visage, et les feuilles de cet arbre à la forme si étrange et si nette, si vertes. Un érable ?&lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(153, 255, 153);font-family:trebuchet ms;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime bien l'oblicité du soleil du soir, et la texture plastique de l'herbe fraîche quand on emmêle ses doigts le long des tiges. J'aime avoir l'impression d'échapper au temps - j'aime le fait d'être capable de succomber à l'illusion. Marcher en laissant beaucoup balancer ses bras le long du corps, et regarder son ombre osciller sur le bord du trottoir.&lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(153, 255, 153);font-family:trebuchet ms;" &gt;Les petites choses ont l'air toutes bêtes quand on les empile ; probablement se vivent et ne se disent que très peu. Mais elles se partagent et un instant, je me suis sentie vraiment triste d'être seule à les recueillir.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-5239480007121935718?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/5239480007121935718/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=5239480007121935718' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/5239480007121935718'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/5239480007121935718'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2009/05/petites-choses.html' title='Petites choses'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/ShGyrdi7RlI/AAAAAAAAA2I/VbgoT1yCPeQ/s72-c/greeny.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-8972072749259239287</id><published>2009-05-16T18:41:00.012+02:00</published><updated>2009-05-17T10:28:16.898+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='What&apos;s in my head'/><title type='text'>La solitude est toujours relative - et relativement productive</title><content type='html'>&lt;span style="font-family: trebuchet ms; color: rgb(204, 255, 255);"&gt;Ma situation actuelle particulière - qui, je l'entends bien, n'est probablement intéressante qu'en termes de trajectoire personnelle - du fait de son haut degré d'expérience de la perplexité, ouvre des voies plus que larges à la rêvasserie - pure et simple, entortillements émotionnels en tous genres, flottements romantico-dépressifs comme les gros nuages (ceux de mardi sur la Garonne auraient aussi bien pu sortir tout droit d'un Magritte) du ciel de Bordeaux-Pessac, c'est à dire qu'ils passent et repassent, un peu au gré du temps, et qu'ils jouent à cache-cache avec des humeurs plus actives ou réjouissantes, l'énergie du footing du soir ou encore, le plaisir léger des soirées ensoleillées.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms; color: rgb(204, 255, 255);"&gt;Rêvasser ne sert à rien, se torturer gentiment l'esprit non plus, si ce n'est à se faire mal, un petit peu, beaucoup, jusqu'à ce que ça dérive au moment où, tard le soir, on se retrouve seule face à ses frustrations avec 1) des envies relationnellement suicidaires (pulsions visant à "vider son sac", confesser tout à trac tout ce qui à l'intérieur fait de nous un être humain infréquentable, névrosé, égoïste et j'en passe) 2) des envies physiquement violentes (du genre, mettre son poing dans un mur, donner des coups de pieds dans les meubles, et surtout se laisser des marques de martyr) 3) un relâchement total qui implique l'anéantissement de toute fierté (pleurnicher, pleurer, écouter tous les trucs plus déprimants qu'on a sur son PC, relire les sms, textos, emails, re-re-regarder les photos et toutes autres preuves tangibles d'un "bon vieux temps" révolu).Bref, pas super classe, et pas super productif.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms; color: rgb(204, 255, 255);"&gt;Mais rêvasser, être malheureux, déconcentré, ça rend productif en matière d'écriture. Je salue ici tous les gens heureux qui écrivent dans leurs humeurs normales, et les félicite ; probablement, s'ils ne font pas dans le trop mielleux, ce sont eux les artistes, ceux qui ont du "talent".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms; color: rgb(204, 255, 255);"&gt;J'ai mis du temps à comprendre que je n'en avais pas et que ce n'était qu'un joli exutoire ; mais ce n'est pas si mal. C'est sortir quelque chose dont on peut être fier à un moment où il ne semble pas y avoir grand chose à tirer de soi-même. Bon à prendre, donc, tant que l'on a pas d'illusions sur sa grandeur artistique. Admettre que je me sens assez mal pour avoir envie/besoin d'écrire n'est pas forcément ce qu'il y a de plus plaisant, évidemment ; mais le reconnaître semble honnête, en tous cas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms; color: rgb(204, 255, 255);"&gt;Ecrire un petit peu pour ne pas dire grand-chose, coller au format du blog, qui nous impose arbitrairement son inévitable classement journalier, espérer que quelques anciens - amis, ennemis, connaissances, curieux - passeront par là, et qu'au moins on se touchera du bout des doigts sans nécessairement le savoir - la vague et mystérieuse présence des autres virtuels, leur couleur d'incertitude ; leur intérêt, peut-être dénué d'objet.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms; color: rgb(204, 255, 255);"&gt;Mettre une jolie image par-ci par-là, un truc trouvé sur Google.image après une recherche au fin fond des pages d'un mot-clé des plus improbables ; trouver une couleur de police, faire un truc esthétique, se relire et trouver des passages bien tournés ; faire passer le temps et faire naître si l'on peut, tout au fond l'étincelle des mauvaises passes qui, si étouffée soit elle par des obscurités mouvantes, n'en est pas moins une étincelle ; quelque chose de vif, qui brille, sur quoi accrocher son regard et plus si affinités...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-family: trebuchet ms; color: rgb(204, 255, 255);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/Sg76Q1CXQoI/AAAAAAAAA2A/w63MyUQEw3M/s1600-h/violet.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 249px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/Sg76Q1CXQoI/AAAAAAAAA2A/w63MyUQEw3M/s320/violet.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5336477775502459522" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms; color: rgb(204, 255, 255);"&gt;Ironiquement, toutes les expériences d'écriture balbutiantes des "gens comme moi" (ie, pas les artistes sus-mentionnés) commencent et recommencent en légitimant leur accès à l'écriture - ça, c'est fait. Demain, si le coeur ne m'en dit pas plus, nous parlerons de grands mots, de sentiments profonds, de tristesse incommensurables et autres joyeusetés. Chaque chose en son temps.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-8972072749259239287?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/8972072749259239287/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=8972072749259239287' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/8972072749259239287'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/8972072749259239287'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2009/05/la-solitude-est-toujours-relative-et.html' title='La solitude est toujours relative - et relativement productive'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/Sg76Q1CXQoI/AAAAAAAAA2A/w63MyUQEw3M/s72-c/violet.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-3674090313355758685</id><published>2009-02-11T21:35:00.004+01:00</published><updated>2009-05-17T10:29:04.710+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='What&apos;s in my head'/><title type='text'>Sous l'eau en silence</title><content type='html'>&lt;span style="font-family: trebuchet ms;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Sur les pavés on s’allongera ; les bras en croix, et le poids de la nuit sur l’estomac, à regarder la pluie tomber de par en bas ; de longues épines en cercle blanches et fines, nous griffant les joues de traînées mouillées… et les cheveux qui coulent dans le caniveau et les doigts qui se recroquevillent, on écoutera, pour une fois, sans se parler, sans se toucher, d’oreille à oreille le bourdonnement de l’intérieur à l’intérieur, aussi pur que, et seulement. Et on dessinera notre arabesque sur notre petit coin de terre, et tant pis si même personne ne nous voit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a style="font-family: trebuchet ms;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SZM3g8lgm-I/AAAAAAAAA1k/mHOCdN9cInw/s1600-h/pluie.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SZM3g8lgm-I/AAAAAAAAA1k/mHOCdN9cInw/s320/pluie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5301642225504000994" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;p style="font-family: trebuchet ms;"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div  style="text-align: center; font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153); font-family: trebuchet ms;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;You ask about forgiveness&lt;br /&gt;I've not defined the word yet&lt;br /&gt;A chance to set your back straight&lt;br /&gt;A chance to find some feeling&lt;br /&gt;You say you will come home soon&lt;br /&gt;Won't see you most the weekday&lt;br /&gt;I miss you at the best of times&lt;br /&gt;You help me walk that fine line&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sometimes you pale on reflection&lt;br /&gt;This walking figure might have nine lives&lt;br /&gt;Sometimes you pale with desire&lt;br /&gt;I don't know whether you've used&lt;br /&gt;All your lives&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;You talk about forgiveness&lt;br /&gt;I've yet to find the meaning&lt;br /&gt;I miss you at the best of times&lt;br /&gt;You help me walk that fine line...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-3674090313355758685?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/3674090313355758685/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=3674090313355758685' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/3674090313355758685'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/3674090313355758685'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2009/02/sous-leau-en-silence.html' title='Sous l&apos;eau en silence'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SZM3g8lgm-I/AAAAAAAAA1k/mHOCdN9cInw/s72-c/pluie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-3781703539639728726</id><published>2008-11-23T21:18:00.011+01:00</published><updated>2009-05-17T10:34:22.776+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Essais d&apos;essais'/><title type='text'>De l'identité féminine</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a style="color: rgb(102, 204, 204); font-family: trebuchet ms;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SSm71WPmNPI/AAAAAAAAAzk/JwmGPJ5NErg/s1600-h/nos-mains-blancs5.1201619103.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 226px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SSm71WPmNPI/AAAAAAAAAzk/JwmGPJ5NErg/s320/nos-mains-blancs5.1201619103.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5271951363992335602" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 204, 204);font-family:trebuchet ms;font-size:100%;"  &gt;Je viens de finir ce livre bien intéressant de Christine Mennesson, &lt;i style=""&gt;Etre une femme dans le monde des hommes – Socialisation sportive et construction du genre&lt;/i&gt;, et cela me laisse en proie à des questionnements dont je croyais m’être lassée… mais au fond, les vieux démons reviennent toujours… Je crois que j’ai aimé ce livre pas tellement pour ce qu’il m’a fait découvrir, ce sur quoi il m’aurait « ouvert les yeux » - ce livre étudie les rapports aux normes sexuées des femmes engagées dans des sports dits « masculins » (les exemples étudiés sont la boxe, le football, l’haltérophilie), autrement dit, d’une part comment le milieu sportif en tant qu’instance de socialisation favorise des rapports aux normes sexuées inversés ou conformes, d’autre part comment l’entrée dans de telles disciplines peut également être la conséquence de dispositions sexuées inversées, résultant de la socialisation enfantine et adolescente – mais plutôt parce qu’il confirme des choses que je pense fondamentalement, des idées autour desquelles j’ai tourné toute seule sans me demander si on avait pu les étudier précisément (cf. un de mes articles précédents qui doit dater de début 2007), et qui se trouvent alors confortées, noir sur blanc, d’observations et de conceptualisations sociologiques.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;p  style="color: rgb(102, 204, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;En fait, c’est exactement ce pourquoi j’ai voulu étudier la sociologie : mieux connaître ce qui m’environne, pourvoir poser des mots sur des sensations, des impressions que le monde social m’inspirait confusément ; en quelque sorte, me rassurer en catégorisant ces processus presque invisibles qui nous gouvernent… et particulièrement lorsqu’ils ont trait au genre, cette division première, fondamentale, qui me place hors de ma volonté du « mauvais côté de l’humanité ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(102, 204, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Cela me renvoie à la question suivante : comment qualifier les difficultés qu’il peut y avoir à être une fille (au sens des représentations sociales de la féminité) ? Et pourquoi je &lt;i style=""&gt;perçois&lt;/i&gt; de telles difficultés alors que la plupart de mes semblables (filles, au sens sexuel) s’en accommodent au point de les ignorer ou de trouver inutile d’y réfléchir ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(102, 204, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Dans &lt;i style=""&gt;XY, De l’indenté masculine&lt;/i&gt;, Elisabeth Badinter nous explique que, en dépit de la position dominée des femmes dans le monde social, c’est l’identité masculine qui pose réellement problème, car il s’agit de l’&lt;i style=""&gt;acquérir&lt;/i&gt; : thèse que résume assez bien cette maxime utilisée comme pseudo par une de mes amies sur MSN : « L’homme se doit de faire, alors que la femme peut se contenter d’être » ; on est une femme dès le tout départ, alors qu’on devient un homme : cela suppose une transformation, une initiation, un effort ; un but aussi, et donc une fierté de l'atteindre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(102, 204, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je poserais le problème de l’identité féminine du point de vue inverse : n’ayant pas à l’acquérir mais, au contraire, la possédant en tant que donnée de départ, l’enjeu est de ne pas la &lt;i style=""&gt;perdre&lt;/i&gt; en &lt;i style=""&gt;faisant&lt;/i&gt; trop. Ainsi on comprend que le genre féminin soit conçu comme essentiellement passif (à des degrés divers, à des niveaux pas forcément explicites, évidemment) et que toutes nos représentations aillent en ce sens (mon coloc me disait l’autre jour, devant la télé : « les filles musclées en même temps c’est pas joli… je sais pas pourquoi ? » : le muscle, ce stigmate évident du corps actif, n’a pas sa place dans l’esthétique attendue d’un corps de femme). L’opposition féminin/masculin se calque sur celle de la forme/fonction : les hommes seront jugés principalement sur leurs actions et les femmes, sur leur apparence, le charme de leur présence ou je ne sais quoi, en tout cas, pour ce qu’elles sont, leurs réalisations passant largement au second plan. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(102, 204, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il est difficile d’être fille au sens de féminin lorsque l’on a toujours envisagé son existence en termes d’action, et non de &lt;i style=""&gt;présentation. &lt;/i&gt;Car l’une se fait nécessairement au détriment de l’autre ; vivre au féminin suppose au jour le jour de nombreux efforts de présentation (ici pas la peine de donner d’exemples) qui constituent une préoccupation constante et consument donc, toutes proportions gardées, de l’énergie et du temps que l’on pourrait investir ailleurs, à des fins d’action propres. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(102, 204, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je réfléchis et j’essaie de chercher dans ma propre expérience, ma propre socialisation notamment enfantine les raisons de ce malaise – positif, à mon sens – de ne pas « savoir être une fille » comme il serait « logique » de le savoir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(102, 204, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les études sur la mixité parlent de garçons et de filles jouant séparément à l’école ; de garçons brutaux et de filles douces, souvent reines de la classe de par leurs bonnes notes mais laissant le champ libre aux activités « turbulentes » des garçons dans la cour de récréation. Je réfléchis et je me rends compte que je n’ai pas du tout vécu ma scolarité enfantine de cette manière. Je me vois, tout au long de l’école primaire, jouer à des jeux où il y a un loup qui attrape les autres, et où le but est de courir le plus vite possible pour lui échapper. Je me revois tomber dans l’élan et m’écorcher les genoux sur le goudron ; faire des courses de vitesse avec des filles et des garçons et l’euphorie de toucher le mur la première ; jouer aux billes sur des plaques d’égout avec des filles et des garçons ; je me souviens également être perturbée par l’injonction d’une de mes maîtresses, nous ayant grondés pour rentrer toujours trempés des récréations les jours de pluie ; et essayer, conformément à la consigne, de rester pour une fois sagement à l’abri… un ennui mortel jusqu’à ce que se décide une irrésistible partie de cache-cache-police.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(102, 204, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je n’ai pas l’impression de me mentir et garde fondamentalement de bons souvenirs de ma scolarisation primaire, avec des garçons aussi bien que des filles. Serais-je une exception ? Je me rappelle pour certaines raisons avoir préféré la compagnie des garçons, sans pour autant avoir dédaigné celle des filles… je me souviens avoir passé beaucoup de temps avec eux sans avoir été pour autant assimilée à un garçon.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p  style="color: rgb(102, 204, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mon expérience ne cadre pas avec les tableaux dessinés par ces études sur le système scolaire et cela me perturbe quelque peu… mais le fait est que enfant, j’ai toujours été dynamique et active sans être assimilée à un garçon et sans me poser la question de savoir si mon comportement était féminin ou masculin… neutralité qui m’est évidemment refusée à l’âge adulte. Il faut se positionner, et transgresser une telle norme a son prix. Cela implique des compromis inconfortables qui questionnent la spontanéité de la plupart des comportements : comment montrer que je ne &lt;i style=""&gt;suis pas&lt;/i&gt; ces normes que j’abhorre tout en montrant que je &lt;i style=""&gt;suis&lt;/i&gt; tout de même une « fille », parce que seulement acceptable dans cette catégorie-là ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-3781703539639728726?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/3781703539639728726/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=3781703539639728726' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/3781703539639728726'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/3781703539639728726'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2008/11/normal-0-21-microsoftinternetexplorer4.html' title='De l&apos;identité féminine'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SSm71WPmNPI/AAAAAAAAAzk/JwmGPJ5NErg/s72-c/nos-mains-blancs5.1201619103.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-3274117197904996067</id><published>2008-10-26T12:38:00.019+01:00</published><updated>2009-05-18T08:51:58.530+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Balades au fil du globe'/><title type='text'>Nihon no tabemono (Foods)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;font-size:100%;"  &gt;Comme pour tout voyage dans une culture assez différente, une grande partie de mes découvertes japonaises sont liées à la nourriture. Contrairement à ce que pensent les trois quarts des Français qui m’en parlent, on ne mange pas au Japon que du riz et du poisson. Certes on mange du riz presque tout le temps, mais il s’agit d’un accompagnement. Quant au poisson, c’est vrai que les &lt;i&gt;sashimi&lt;/i&gt; et autres &lt;i&gt;sushi&lt;/i&gt; y reviennent bien moins cher qu’en France, mais on trouve tout un tas d’autres choses moins connues et tout aussi exotiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p  style="font-weight: bold; color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ocha, gohan &amp;amp; miso soup&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Voilà ce qui constitue les constantes du repas japonais ; c’est au moins vrai pour les repas de midi et du soir, le petit-déjeuner semblant varier selon les goûts de chacun. Tout repas comporte un plat principal (légumes, viande, poisson ou autre), un bol de &lt;i&gt;miso soup&lt;/i&gt; (bouillon dans lequel peuvent flotter différents ingrédients), un bol de riz rond et gluant (&lt;i&gt;gohan&lt;/i&gt; en japonais, et je tiens à préciser que je suis amoureuse de ce riz et assez triste de ne pas en trouver dans nos supermarchés français), et comme boisson, du thé sans sucre que l’on peut boire glacé ou chaud.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="font-weight: bold; color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Noodles&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SQRan44_B7I/AAAAAAAAAmQ/Uq9HT9LWGow/s1600-h/Sapporo+083.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SQRan44_B7I/AAAAAAAAAmQ/Uq9HT9LWGow/s200/Sapporo+083.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5261429906008377266" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Passons aux spécialités locales : les Japonais sont de grands fans de nouilles, toujours servies avec une garniture dans un bouillon brûlant. C’est particulièrement le cas à Hokkaido, qui, en tant que région froide, est spécialiste du &lt;i&gt;ramen&lt;/i&gt; – nouilles blanches assez fines, agrémentées généralement d’œufs, tranches de porc, algues et autres spécimens végétaux dont je ne connais pas le nom. Il y a autant de &lt;i&gt;ramen&lt;/i&gt; shops à Hokkaido que de kebabs à Marseille, pour vous donner une idée : autant dire qu’on ne peut pas les éviter ! A noter que la taille des bols est souvent impressionnante et que l’Occidentale que je suis n’est jamais parvenue à terminer le bouillon. En tous cas, on est rassasié en sortant de table, aucune inquiétude de ce côté-là.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p  style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SQRdpM9ug9I/AAAAAAAAAnY/fYOHmZf4h4o/s1600-h/SideUdon-thumb.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SQRdpM9ug9I/AAAAAAAAAnY/fYOHmZf4h4o/s200/SideUdon-thumb.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5261433227111728082" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Autre type de nouilles, les &lt;i&gt;udon&lt;/i&gt;, beaucoup plus épaisses, se mangent sur le même mode mais généralement avec des &lt;i&gt;tempura&lt;/i&gt; (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;beignets de légumes, de crevettes ou de viande), d’ailleurs les beignets trempés dans le bouillon ce n’est pas ce qu’il y a de plus génial…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Enfin, il y a aussi les &lt;i&gt;soba&lt;/i&gt;, spécialité justement de Shintoku, la ville où j’ai passé deux semaines à la ferme. La différence, c’est que les &lt;i&gt;soba&lt;/i&gt; sont faites non pas de farine de blé comme les autres nouilles, mais d’une farine noire que l’on obtient à partir de graines de &lt;i&gt;soba&lt;/i&gt;. &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SQRZPlfguGI/AAAAAAAAAmA/ukqYBzzMUG8/s1600-h/soba_m.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 129px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SQRZPlfguGI/AAAAAAAAAmA/ukqYBzzMUG8/s200/soba_m.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5261428388972771426" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;J’ai eu l’immense privilège de contribuer pendant deux jours à la récolte de la production locale de &lt;i&gt;soba&lt;/i&gt; et je peux affirmer que c’est terriblement répétitif et usant ! Mais le jeu en vaut la chandelle car les &lt;i&gt;soba&lt;/i&gt; kick the ass of the other nouilles. C’est vraiment un goût particulier, très bon.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Evidemment, cela va sans dire, tout cela se mange avec des baguettes : on pince tant bien que mal un groupe de nouilles que l’on porte à sa bouche et que l’on aspire assez inélégamment directement dans le bol, ce qui fait beaucoup de bruit et personnellement, je n’ai pas encore trouvé la technique pour ne pas me brûler la langue…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="font-weight: bold; color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="font-weight: bold; color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SQRbR2dLfOI/AAAAAAAAAmY/TMyj5GVOvCo/s1600-h/Hokkaido+tour+064+-+Butadon+Tondon.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SQRbR2dLfOI/AAAAAAAAAmY/TMyj5GVOvCo/s200/Hokkaido+tour+064+-+Butadon+Tondon.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5261430626909388002" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Butadon&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le &lt;i&gt;butadon&lt;/i&gt; est un plat consistant en des lamelles de porc grillés, marinés dans une sauce « sweet and sour », servies sur du riz (&lt;i&gt;buta&lt;/i&gt; veut dire viande de porc et le préfixe &lt;i&gt;–don&lt;/i&gt; illustre le fait que ce soit sur le riz). C’est un plat vraiment pas très cher (5€ en moyenne au restaurant, et encore, miso soup et autre side dishes inclus), très commun et vraiment délicieux, autant dire que j’en ai usé et abusé !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="font-weight: bold; color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Yakiniku&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SQRbvGLlNBI/AAAAAAAAAmg/rURPJOjis38/s1600-h/Shintoku+workcamp+106.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SQRbvGLlNBI/AAAAAAAAAmg/rURPJOjis38/s200/Shintoku+workcamp+106.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5261431129346749458" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Toujours dans la série « viandes », le &lt;i&gt;yakiniku&lt;/i&gt;. Ce n’est pas vraiment un plat, plutôt un concept : c’est le barbecue japonais. A l’inverse de la France où on vous grillerait la viande en cuisine, les restaurants de &lt;i&gt;yakiniku&lt;/i&gt; proposent des tables avec un petit barbecue encastré. La viande (généralement bœuf ou agneau, d’ailleurs l’agneau est très prisé à Hokkaido, bien que toujours beaucoup moins cher que chez nous !) est servie crue, en en morceaux émincés, que l’on fait cuire soi-même, et que l’on mange après les avoir trempés dans une sauce assez salée dont je ne connais pas le nom. D’une, c’est amusant, et de deux, c’est délicieux (il faut voir aussi la quantité de viande que l’on peut obtenir pour moins de 10€ !)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="font-weight: bold; color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="font-weight: bold; color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Kattedon&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SQRb4-RIcUI/AAAAAAAAAmo/DndnfUqexes/s1600-h/katte.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 200px; height: 182px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SQRb4-RIcUI/AAAAAAAAAmo/DndnfUqexes/s200/katte.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5261431299021238594" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;A priori, le&lt;i&gt; kattedon&lt;/i&gt; est quelque chose que l’on ne mange qu’à Hokkaido, et plus spécialement à Kushiro, dont le Fish Market est célèbre pour cette spécialité. Comme son étymologie l’indique, si vous suivez un peu, le &lt;i&gt;kattedon&lt;/i&gt; consiste en un bol de riz… surmonté de &lt;i&gt;sashimi&lt;/i&gt;. Pour mieux vous expliquer, vous rentrez dans le &lt;i&gt;Fish Market&lt;/i&gt; où partout autour de vous s’étalent des crabes à demi-vivants et autres bêtes fraîchement issues des fonds marins ; dans un coin, un stand propose (entre autres choses) des bols de riz (d’au moins 5 tailles différentes). Après avoir acheté le riz au format désiré, vous vous dirigez vers le centre du &lt;i&gt;Market&lt;/i&gt; ou se trouvent un certain nombre de tables, entourées d’étalages proposant diverses sortes de &lt;i&gt;sashimi&lt;/i&gt; ; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;et vous choisissez, à l’unité, tous les poissons ou autres animaux crus que vous désirez, jusqu’à remplir votre bol. Ensuite, vous dégustez, avec sauce soja en prime. Pour environ 7€, j’ai pu tester une dizaine de poissons différents (dont, évidemment, je connais pas le nom) : une expérience grandissime par le goût !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="font-weight: bold; color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="font-weight: bold; color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Okonomiyaki&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SQRcA4iFhLI/AAAAAAAAAmw/iu0wTTZ72-U/s1600-h/okonomiyaki-5.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 130px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SQRcA4iFhLI/AAAAAAAAAmw/iu0wTTZ72-U/s200/okonomiyaki-5.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5261431434920690866" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les &lt;i&gt;okonomiyaki&lt;/i&gt; sont des sortes de grosses crêpes dont la pâte contient des oignons, du chou et du fromage (optionnel), que l’on mange assaisonnée avec de la mayonnaise et une sauce marron, salée, qui est spécialement destinée aux &lt;i&gt;okonomiyaki&lt;/i&gt;. C’est une spécialité du Kansai, la région de Honshu où se trouvent Osaka et Kyoto. Mes amis japonais du workcamp en avaient préparés pour notre fête de départ, mais ils n’ont cessé de répéter que leurs &lt;i&gt;okonomiyaki&lt;/i&gt; étaient beaucoup moins bons que les « vrais ». En tous cas, ce n’était pas mauvais du tout !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;Okashi&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; (Sweets)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p  style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;A mon grand désarroi, le concept de dessert est absent du quotidien japonais. Les repas comportent rarement de composante sucrée, sauf exception ; et si c’est le cas, on mange le sucré alternativement avec les autres composantes salées (très bizarre, et il m’a fallu un petit temps d’adaptation !). Cela ne veut pas pour autant dire que les Japonais dédaignent les sucreries ; on peut en effet trouver pas mal de pâtisseries et tous les &lt;i&gt;convini&lt;/i&gt; possèdent un rayon entier de chocolats et de bonbons (leur chocolat n’a d’ailleurs pas le même goût qu’en France et honnêtement je préfère le nôtre).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SQRcfetACoI/AAAAAAAAAnA/Yo_sF65XlIY/s1600-h/IMG_0076.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 186px; height: 140px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SQRcfetACoI/AAAAAAAAAnA/Yo_sF65XlIY/s200/IMG_0076.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5261431960563092098" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Parmi les gourmandises hautement populaires, on trouve les &lt;i&gt;soft cream&lt;/i&gt;, qui ne sont rien d’autre que les glaces à l’italienne de chez nous ; à la différence qu’on trouve des parfums insolites comme &lt;i&gt;« daizu »&lt;/i&gt; (haricots rouges) « raisin de montagne », ou encore « Hokkaido milk ». En tous cas, tous les jeunes Japonais qui participaient au workcamp avec moi en étaient absolument fans !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SQRc_KNpgLI/AAAAAAAAAnQ/OBMdT9fZw_I/s1600-h/mochi_sm.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 130px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SQRc_KNpgLI/AAAAAAAAAnQ/OBMdT9fZw_I/s200/mochi_sm.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5261432504818696370" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les sucreries les plus typiquement japonaises que j’aie goûté sont les &lt;i&gt;mochi &lt;/i&gt;(gâteaux de riz) ; j’en ai d’ailleurs ramené à toute ma famille ! Il s’agit de boules de pâte très molle faites à base de farine de riz, d’une consistance étonnamment élastique, et fourrées de toutes sortes de garnitures ; les plus communes étant garnies de &lt;i&gt;daizu&lt;/i&gt;. Vraiment très particulier mais assez bon, une fois passée la drôle de première impression laissée par la texture !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SQRcfuPMHZI/AAAAAAAAAnI/MF9wSQFr0Ms/s1600-h/Hokkaido+tour+107+-+Dango.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 182px; height: 136px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SQRcfuPMHZI/AAAAAAAAAnI/MF9wSQFr0Ms/s200/Hokkaido+tour+107+-+Dango.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5261431964733021586" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Autres friandises, les &lt;i&gt;dango&lt;/i&gt; sont également préparées à base de farine de riz. A vrai dire, la première fois que j’en ai vu, j’ai voulu essayer ; leur forme est tellement jolie et appétissante ! Je pensais plutôt que c’était quelque chose de salé, en fait pas du tout : il s’agit d’une pâte très moelleuse et légèrement sucrée, qui s’apparente un peu aux marshmallows, recouverte d’une sauce caramélisée. Le tout est servi chaud. Délicieux !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(255, 255, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;Itadakimasu !!!&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-3274117197904996067?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/3274117197904996067/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=3274117197904996067' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/3274117197904996067'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/3274117197904996067'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2008/10/nihon-no-tabemono-foods.html' title='Nihon no tabemono (Foods)'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SQRan44_B7I/AAAAAAAAAmQ/Uq9HT9LWGow/s72-c/Sapporo+083.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-2916512353049738584</id><published>2008-10-17T15:38:00.047+02:00</published><updated>2009-05-18T08:50:25.985+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Balades au fil du globe'/><title type='text'>Travel Hokkaido !</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);font-family:trebuchet ms;font-size:100%;"  &gt;Absolument enchantée par mon extrême-oriental voyage, je comptais écrire quelques articles à mon retour immédiat, mais cela n’a malheureusement pas été possible pour une cause bien simple et si connue de nos jours : retard dans l’installation de la connexion internet de ma maison bordelaise. Me voilà donc un peu tardivement à même de vous raconter mes aventures, même si je n’ai plus vraiment peut-être la flamme qui m’animait encore si intensément il y a deux semaines, la routine quotidienne, ses tracas et la sociologie politique ayant progressivement repris leur place dans mon cerveau illuminé de kanjis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Je voudrais faire dans ce premier article un tour d’horizon de ce que j’ai vu (et aimé, ou pas), lors de mon voyage à Hokkaido, et principalement lors de la dernière semaine où, le workcamp à la ferme s’étant achevé, j’ai voyagé quelques jours toute seule à travers l’île.&lt;b face="trebuchet ms" style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sapporo&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Commençons par le commencement, en termes chronologiques mais peut-être aussi en degré de « civilisation » : j’ai atterri le 8 septembre à Sapporo, capitale de l’île du Nord et forte de ses presque 2 millions d’habitants, si je me souviens bien. Je logeais dans une auberge de jeunesse (Ino’s Place : vraiment très bien et English-speaking staff) située dans un quartier assez vivant (Shiroishi) à trois stations de métro du centre proprement dit.&lt;a style="color: rgb(204, 102, 204);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPiYycOH27I/AAAAAAAAAiw/Fr9TfFueLVc/s1600-h/Sapporo+005+-+Odori+Park.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 137px; height: 182px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPiYycOH27I/AAAAAAAAAiw/Fr9TfFueLVc/s200/Sapporo+005+-+Odori+Park.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258120557291363250" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Sapporo est une ville où l’on se sent étrangement bien, étrangement en sécurité, au cœur de son damier de rues propres et bien perpendiculaires, articulées autour d’&lt;/span&gt;&lt;b face="trebuchet ms" style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Odori-koen&lt;/b&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt; (ou Odori Park), sorte de large allée verdoyante qui traverse hardiment plus d’une dizaine de carrefours. Sur ses plates-bandes se succèdent des pelouses impeccables, de charmantes fontaines et des parterres de fleurs très élaborés, le tout parsemé de touristes et de leurs inséparables appareils photos, et de quelques baraques de maïs grillé.Tout au bout d’Odori-koen, on trouve la &lt;/span&gt;&lt;b face="trebuchet ms" style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;TV Tower&lt;/b&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt; de Sapporo, qui certes ne vaut pas celle de Tokyo (le truc qui ressemble à une mini Tour Eiffel) mais a l’avantage de donner l’heure à des centaines de mètres à la ronde.&lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(204, 102, 204);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPiaRfaVdJI/AAAAAAAAAjY/XChpbxQkBgQ/s1600-h/Sapporo+013.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPiaRfaVdJI/AAAAAAAAAjY/XChpbxQkBgQ/s200/Sapporo+013.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258122190235464850" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt; Un peu plus loin, on trouve &lt;/span&gt;&lt;b face="trebuchet ms" style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Tokei-dai&lt;/b&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;, une église qui rappelle par son architecture les maisons américaines dans le style &lt;/span&gt;&lt;i style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Petite maison dans la prairie&lt;/i&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt; surmontée d’une horloge qui n’a rien de fascinant en soi, mais c’est l’un des grands spots touristiques de la ville (allez savoir pourquoi, je n’ai pas très bien compris moi-même ; l’entrée était trop chère comparée à mon peu de curiosité pour ce bâtiment extérieurement ordinaire).&lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(204, 102, 204);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPiY0PcHNEI/AAAAAAAAAjA/oPH5t7uPJ28/s1600-h/Sapporo+020.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 190px; height: 143px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPiY0PcHNEI/AAAAAAAAAjA/oPH5t7uPJ28/s200/Sapporo+020.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258120588220118082" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Quelques rues plus à l’ouest, on trouve les locaux de l’ancien &lt;/span&gt;&lt;b face="trebuchet ms" style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;gouvernement d’Hokkaido&lt;/b&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;, élégante bâtisse de brique rouge entourée d’un joli parc calme aux eaux recouvertes de nénuphars. A l’intérieur, on trouve quelques expositions intéressantes sur l’histoire de l’île, avec la plupart du temps une traduction en anglais (ce qui est un luxe certain à Hokkaido, comme je fus amenée à le découvrir plus tard).&lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(204, 102, 204);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPiaTDljyMI/AAAAAAAAAjg/LM0i2K8zt4k/s1600-h/Sapporo+034.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPiaTDljyMI/AAAAAAAAAjg/LM0i2K8zt4k/s200/Sapporo+034.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258122217126086850" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt; Tout à côté, il y a le &lt;/span&gt;&lt;b face="trebuchet ms" style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;jardin botanique&lt;/b&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt; de l’Université d’Hokkaido, un endroit magnifique pour qui aime un tant soit peu la nature, un immense havre de paix au cœur de la ville, aux allées interminables traversant divers styles de jardins et de serres contenant une étonnante variété de fleurs.&lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(204, 102, 204);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPiY16kqlcI/AAAAAAAAAjQ/Rg869eLGT48/s1600-h/Sapporo+069.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPiY16kqlcI/AAAAAAAAAjQ/Rg869eLGT48/s200/Sapporo+069.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258120616978585026" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt; Enfin, tout au sud, par le métro ou bien pour ceux qui aiment bien marcher, on trouve le &lt;/span&gt;&lt;b face="trebuchet ms" style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Nakajima Park&lt;/b&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;, également très joli, alternant étendues d’eau plates et petits courants jalonnés de ponts en bois dans le style jardins japonais. Pour le reste, n’ayez pas peur des grands buildings et de leurs façades clignotantes ; c’est tout de même une ville japonaise ! Mais l’agencement en demeure coloré et élégant, on y trouve les restaurants les plus divers et variés, toute une panoplie de spécialités japonaises et hokkaidiennes, allant jusqu’aux restaurants italiens ou français en cherchant bien. Tout pour plaire !&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tomita Farm à Furano&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(204, 102, 204);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPicetyh9yI/AAAAAAAAAjo/ZvJNO5cgaP8/s1600-h/Shintoku+workcamp+040.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 128px; height: 172px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPicetyh9yI/AAAAAAAAAjo/ZvJNO5cgaP8/s320/Shintoku+workcamp+040.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258124616456599330" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Furano est une ville d’importance moyenne qui se situe à l’ouest du Parc National Daisetsuzan, le plus important de l’île et situé en son centre. La ferme Tomita en est l’un des hauts lieux touristiques : des champs de fleurs s’étendant jusqu’au pied des montagnes (dont l’utilité économique m’échappe encore), de la lavande et toute l’industrie qui va avec (du parfum jusqu’à la crème glacée), et du melon vendu par tranches ; cela suffit à dépayser les Japonais venus du Sud. En ce sens, bien qu’à l’opposé d’un point de vue cardinal, Hokkaido est un peu la Provence du Japon, malgré la neige qui recouvre tout uniformément à partir du mois de novembre.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Biei&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="color: rgb(204, 102, 204);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPidLiXLkAI/AAAAAAAAAjw/7WqXu_j7EXk/s1600-h/Shintoku+workcamp+054.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPidLiXLkAI/AAAAAAAAAjw/7WqXu_j7EXk/s200/Shintoku+workcamp+054.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258125386483208194" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a style="color: rgb(204, 102, 204);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPidLy3pnhI/AAAAAAAAAj4/-oD3_8klQW0/s1600-h/Shintoku+workcamp+056.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 150px; height: 113px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPidLy3pnhI/AAAAAAAAAj4/-oD3_8klQW0/s200/Shintoku+workcamp+056.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258125390914362898" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt; Autre petite ville, au Nord de Furano, Biei est célèbre pour ses champs qui recouvrent collines et vallons d’un patchwork réjouissant de couleurs jaunes, orangées, ou vert éclatant. On y trouve aussi, chose curieuse, un très grand arbre qui me semble être un peuplier, planté ou poussé par hasard en bordure d’une route et célèbre &lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(204, 102, 204);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPidoGxo9zI/AAAAAAAAAkA/-YZUVjrcczk/s1600-h/Shintoku+workcamp+073.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPidoGxo9zI/AAAAAAAAAkA/-YZUVjrcczk/s200/Shintoku+workcamp+073.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258125877294200626" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;dans tous le pays pour avoir été photographié dans une publicité de notoriété apparemment nationale. Il y a un très grand parking et même un café spécifiquement construits en l’honneur de cette grande œuvre de la nature… (j’ai personnellement mis pas mal de temps à comprendre pourquoi nous nous étions arrêtés là et pourquoi autant de gens en avaient fait de même, et ce qu’ils pouvaient bien prendre en photo si avidement…). Bref, Biei, joli, mais plutôt pour une courte étape que pour une grande semaine de vacances.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;&lt;b&gt;Shikaribetsu-ko&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(204, 102, 204);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPifEp0uwBI/AAAAAAAAAkI/IjIxPplzmM0/s1600-h/Shintoku+workcamp+094+-+Shikaribetsu-ko.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPifEp0uwBI/AAAAAAAAAkI/IjIxPplzmM0/s200/Shintoku+workcamp+094+-+Shikaribetsu-ko.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258127467250368530" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;On arrive au lac Shikaribetsu par une succession de petites routes entourées d’une forêt dense et néanmoins lumineuse, car parsemée des troncs blancs et des feuilles claires des bouleaux, et égayée de-ci de-là par la teinte rougeoyante de quelques érables. Ce doit être un endroit assez poétique en automne, lorsque la palette vert-jaune-rouge se complète ; mi-septembre, ce tableau &lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(204, 102, 204);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPx8KRTnOVI/AAAAAAAAAlY/G-x4dNC5RT4/s1600-h/IMG_0033_2.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPx8KRTnOVI/AAAAAAAAAlY/G-x4dNC5RT4/s200/IMG_0033_2.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5259214980748097874" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;s’esquissait à peine. Il faut aussi ajouter que lors de notre visite le temps était plutôt maussade, donnant à l’eau une teinte un peu trop pâle pour être réjouissante. Deux collines  dessinent harmonieusement de leur reflet le contour d’une bouche bien pleine ; on peut admirer le panorama de près, au moyen de petites barques louées pour trois fois rien, ou de loin, les pieds trempant agréablement dans l’un des petits &lt;/span&gt;&lt;i style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;onsen&lt;/i&gt; gratuits installés sur la berge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;&lt;b&gt;Kushiro&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(204, 102, 204);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPif_oQe3eI/AAAAAAAAAkY/PcyRvY4AxBM/s1600-h/Hokkaido+tour+005.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPif_oQe3eI/AAAAAAAAAkY/PcyRvY4AxBM/s200/Hokkaido+tour+005.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258128480442179042" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Kushiro est l’une de ces villes tristounettes, assez importantes sans être vraiment vivantes, comme j’en ai traversé plusieurs à Hokkaido. Située sur la côte au Sud-Est de l’île, le train qui m’y a emmenée depuis l’ouest a longé pendant un certain temps un bord de mer sans aucun intérêt, une eau un peu agitée dans les tons marron et gris léchant une berge sans âme qui vive ; la mer à Hokkaido, partout où j’ai pu la voir, contraste fortement avec le rêve touristisé des plages méditerranéennes. La ville est coupée en deux par &lt;/span&gt;&lt;b style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Kushiro-kawa&lt;/b&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt; (la rivière Kushiro), dont l’embouchure est le lieu d’un port assez imposant et moderne ; mais les infrastructures portuaires ne m’inspirent absolument aucune poésie.&lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(204, 102, 204);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPigN_psSbI/AAAAAAAAAkg/Mj_qFORn2gs/s1600-h/Hokkaido+tour+023+-+Fish+market.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 117px; height: 155px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPigN_psSbI/AAAAAAAAAkg/Mj_qFORn2gs/s200/Hokkaido+tour+023+-+Fish+market.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258128727240100274" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Une grande rue centrale rejoint le port et la gare, avec un grand nombre de banques, de magasins d’inutilités et de peu de restaurants, à mon grand désarroi. Cependant, en cherchant dans les recoins (et à condition de lire un peu de japonais), on peut évidemment manger à Kushiro du très bon poisson et pour pas très cher, notamment au grand &lt;/span&gt;&lt;b style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Fish Market&lt;/b&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt; qui se trouve à quelques pas de la gare.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Si la ville en elle-même ne recèle rien de bien intéressant à voir, il faut savoir que Kushiro est entourée de plusieurs spots touristiques naturels, à moins d’une heure de train ou de voiture. Parmi ceux-ci et du fait de la brièveté de mon étape, je n’ai pu visiter que l’un d’entre eux – mais le plus magnifique, selon les dires du tenancier de mon hôtel – &lt;/span&gt;&lt;b style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Kushiro-shitsugen&lt;/b&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;, petit paradis de nature qui possède d’ailleurs le statut de Parc National.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="color: rgb(204, 102, 204);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPyGzzgpZLI/AAAAAAAAAlg/cgchxAGlZgQ/s1600-h/Hokkaido+tour+021.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 278px; height: 208px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPyGzzgpZLI/AAAAAAAAAlg/cgchxAGlZgQ/s320/Hokkaido+tour+021.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5259226689420485810" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;On s’y arrête dans une petite gare sans le moindre guichet et faite de rondins de bois ; des panneaux sommaires et le plus souvent uniquement ornés de kanjis indiquent un petit itinéraire pédestre, se faufilant au travers de la végétation abondante de passerelles en escaliers, toujours en bois. On s’élève ainsi au-dessus de la plaine pour dominer un panorama en effet séduisant : la Kushiro-kawa faisant d’interminables lacets au cœur d’une verdure indomptée - le tout, en ce qui me concerne, sous un coucher de soleil inondant le paysage d’une curieuse lumière dorée. Les différents chemins s’articulent autour d’un &lt;/span&gt;&lt;i style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Visitors’ lounge, &lt;/i&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;une sorte de très grand chalet proposant informations et expositions photographiques sur la faune, la flore et les activités possibles dans le Parc, avec quelques inévitables souvenirs et de la crème glacée au raisin de montagne (très bon, soit dit en passant).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Shiretoko&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Péninsule au Nord-Est d’Hokkaido, Shiretoko offre un magnifique contraste de paysages : les sommets bleutés des montagnes au loin se prolongent de collines débordantes de végétation et creusées de petites rivières, pour aller plonger dans la mer en falaises et cascades.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Le train s’arrête à &lt;/span&gt;&lt;b style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Shari&lt;/b&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;, autre ville sans grand intérêt qui semble un peu abandonnée, reliée par bus aux deux seules autres points de ralliement de la zone : &lt;/span&gt;&lt;b style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Utoro&lt;/b&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt; au Nord et &lt;/span&gt;&lt;b style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Rausu&lt;/b&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt; sur la côte Est. Malgré un plan et des horaires exclusivement en japonais, je parviens à prendre le bon bus pour atterrir à Utoro, qui ne semble être qu’un regroupement hasardeux de structures touristiques. Mais, mon hôtel, un charmant &lt;/span&gt;&lt;i style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;minshuku&lt;/i&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt; qui ne paye pas de mine, a un &lt;/span&gt;&lt;i style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;onsen&lt;/i&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt; privé. Je sors manger dans l’unique restaurant que je trouve, où l’on sert toutes sortes de viandes et de poissons. &lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(204, 102, 204);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPihE7SJqyI/AAAAAAAAAkw/fBpGljiJKXk/s1600-h/Hokkaido+tour+045.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPihE7SJqyI/AAAAAAAAAkw/fBpGljiJKXk/s320/Hokkaido+tour+045.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258129670960425762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Les serveuses, soucieuses de ma compréhension de la carte (uniquement en japonais évidemment), me dégotent un jeune homme venu de Tokyo et parlant un anglais approximatif ; lequel m’invite finalement à partager sa table avec lui et sa femme, ce qui s’avéra finalement très drôle et enrichissant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Le lendemain, excursion jusqu’aux &lt;/span&gt;&lt;b style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Shiretoko Go-ko &lt;/b&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;(les cinq lacs), un endroit assez fascinant : un petite zone de plaine où cinq petits lacs de tailles variables se tiennent côte à côte, surplombant la mer. Un chemin pédestre permet d’en faire le tour, de passerelles en bois en escaliers rocailleux. Quelques bémols cependant : des files de touristes interminables avec leurs appareils photos et leurs guides bruyants, gâchant la vue et entravant sérieusement la fluidité de la marche ; de plus (pas de chance), une partie du parcours se trouve fermée pour cause « d’alerte à l’ours » : eh oui, il y a pas mal d’ours bruns dans cette région. Plus loin se trouvent les chutes d’eau chaudes de &lt;/span&gt;&lt;b style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Kamuiwakka&lt;/b&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;, probablement magnifiques avec leurs piscines naturelles ; mais l’accès y est fermé à partir du 20 septembre et je me trouve là le 25 : encore raté.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Prochaine étape : l’&lt;/span&gt;&lt;i style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;onsen&lt;/i&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt; naturelle d’&lt;/span&gt;&lt;b style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Iwaobetsu&lt;/b&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;, trois piscines d’eau claire et &lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(204, 102, 204);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPihdADAjSI/AAAAAAAAAk4/JTXcyo1zaQg/s1600-h/Hokkaido+tour+055.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPihdADAjSI/AAAAAAAAAk4/JTXcyo1zaQg/s320/Hokkaido+tour+055.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258130084555951394" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;bouillante entourées de mousse, dans une zone engorgée tout à fait sauvage, où coule une rivière pour le coup tout à fait froide. Seul hic : difficile d’accès quand on a pas de voiture, et peu de bus y passent. 30 minutes de marche jusqu’à l’arrêt le plus proche, ce n’est pas la mer à boire mais bien sûr, une pluie torrentielle choisit ce moment là pour tomber ; heureusement, un couple de Japonais a la gentillesse de me recueillir en voiture et de me reconduire à Utoro, non sans m’avoir fait partagé leur déjeuner… décidément les Japonais tous âges confondus sont adorables !!!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Sounkyo&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Dernière journée ou presque au paradis ; j’arrive à Sounkyo, station thermale située au cœur des gorges du même nom, en milieu d’après-midi. Il fait un froid glaciaire porté par un vent violent, auquel succombent tous mes éventuels projets de l’après-midi. A la place, pourquoi ne pas profiter de la chaleur réconfortante d’un &lt;/span&gt;&lt;i style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;onsen&lt;/i&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;, puisque c’est la spécialité locale ! Tous les (grands) hôtels qui se trouvent là en proposent. Pour moins de trois euros, on peut contempler les gorges de Sounkyo du 7&lt;/span&gt;&lt;sup style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;e&lt;/sup&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt; étage, flottant dans un bain à bulles à une température délicieuse.&lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(204, 102, 204);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPiifbLquxI/AAAAAAAAAlA/VCkzU2jodt0/s1600-h/Hokkaido+tour+074.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPiifbLquxI/AAAAAAAAAlA/VCkzU2jodt0/s200/Hokkaido+tour+074.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258131225711393554" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Les gorges de Sounkyo offrent quand même leur lot de sites naturels incroyables, malgré un hiver précoce. Le &lt;/span&gt;&lt;b style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Mont Kurodake&lt;/b&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;, dont le sommet culmine à (à peine) 1987 mètres, est accessible par téléphérique à partir de 6 heures du matin (à Hokkaido, le soleil et donc la journée appartiennent à ceux qui se lèvent tôt !). &lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(204, 102, 204);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPiin7wtuYI/AAAAAAAAAlI/MsFOzOlwRDc/s1600-h/Hokkaido+tour+084.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPiin7wtuYI/AAAAAAAAAlI/MsFOzOlwRDc/s200/Hokkaido+tour+084.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258131371895667074" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;A mon arrivée en haut, surprise : les arbres encore vêtus de leurs couleurs automnales sont également couverts d’une neige fraîche… le mélange des deux saisons forme un tableau charmant. Un télésiège se propose de vous emmener vers d’autres hauteurs ; l’occasion pour moi de noter que les télésièges japonais n’ont pas de barrière (!).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Enfin, un peu en amont du village de Sounkyo, on trouve les chutes de &lt;/span&gt;&lt;b style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Ryusei&lt;/b&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt; et &lt;/span&gt;&lt;b style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Ginga&lt;/b&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt; : deux immenses cascades dégringolant depuis une centaine de mètres, l’une à côté de l’autre, et se rejoignant dans la rivière à leurs pieds. Sur l’autre versant, un escalier assez raide monte dans la colline, ce qui permet d’avoir un point de vue exceptionnel du site, et a l’avantage de supprimer du panorama les touristes prenant la pose ainsi que leurs énormes bus. &lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(204, 102, 204);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPii_i70tnI/AAAAAAAAAlQ/tz4-8TGb1x0/s1600-h/Hokkaido+tour+106.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPii_i70tnI/AAAAAAAAAlQ/tz4-8TGb1x0/s320/Hokkaido+tour+106.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258131777548236402" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;Ce fut ma dernière véritable excursion, avant de repartir de bus en trains pour Sapporo, puis pour la France...&lt;/span&gt;&lt;o:p style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;&lt;/o:p&gt;  &lt;p face="georgia" style="color: rgb(204, 102, 204);" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p face="georgia" style="color: rgb(204, 102, 204);" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p face="georgia" style="color: rgb(204, 102, 204);" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-2916512353049738584?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/2916512353049738584/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=2916512353049738584' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/2916512353049738584'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/2916512353049738584'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2008/10/travel-hokkaido.html' title='Travel Hokkaido !'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SPiYycOH27I/AAAAAAAAAiw/Fr9TfFueLVc/s72-c/Sapporo+005+-+Odori+Park.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-7940882216087476850</id><published>2008-07-31T11:12:00.009+02:00</published><updated>2009-05-18T08:56:03.537+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Essais d&apos;essais'/><title type='text'>Du règlement de comptes sociologique</title><content type='html'>&lt;span style=";font-family:trebuchet ms;font-size:100%;"  &gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_64vjpApSVc4/SJGPOZvsURI/AAAAAAAAAiY/PQhPeC2zsqI/s1600-h/bourdieu.gif"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 102);"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5229118119945720082" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left;" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_64vjpApSVc4/SJGPOZvsURI/AAAAAAAAAiY/PQhPeC2zsqI/s320/bourdieu.gif" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 102);font-family:trebuchet ms;font-size:100%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;div  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 102);"&gt;Je viens de terminer la lecture d'un ouvrage qui m'a été gracieusement offert par une amie, "Pourquoi Bourdieu" de Nathalie Heinich. L'auteur, sociologue qui a fait ses débuts sous l'égide du grand maître, propose dans ce livre de comprendre le "phénomène Bourdieu" ; entreprise pour le moins ambitieuse qui nous est présentée de la façon suivante : &lt;em&gt;"Ni hagiographie à l'usage des bourdieusiens, ni pamphlet à l'usage des anti-bourdieusiens, ni analyse épistémologique à l'usage des spécialistes, ni essai de vulgarisation à l'usage des profanes, ce portrait intellectuel brossé par une ex-disciple qui a pris, depuis, ses distances, est une tentative pour comprendre, avec les outils de la sociologie et à travers le témoignage en première personne, les raisons d'un tel succès."&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style=";font-family:trebuchet ms;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 102);font-size:100%;" &gt;Voici, pourrait-on penser, l'introduction parfaite à la neutralité la plus absolue, l'entre-deux équilibré entre critiques et louanges... hélas, nul besoin d'être un grand érudit pour avoir compris que la neutralité n'est guère l'amie de la subjectivité - également annoncée par le "témoignage à la première personne" -, tout comme l'objectivité ne semble jamais à la portée de l'être humain, tout chercheur qu'il soit. Il semble que les chercheurs en sciences sociales soient constamment, en parallèle de tout projet, à la recherche de cette objectivité ou du moins du moyen d'en donner l'apparence ; en voilà encore un exemple. Il vaudrait mieux assumer le fait qu'on est incapable d'y échapper...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style=";font-family:trebuchet ms;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 102);font-size:100%;" &gt;L'ouvrage ambitionne donc d'"expliquer" ; pourtant, on comprend très vite que la question à laquelle il répond n'est pas "pourquoi Bourdieu est-il devenu un tel phénomène, au-delà des frontières de l'espace universitaire et du territoire français ?", mais plutôt quelque chose du genre "Bourdieu mérite-t-il vraiment cette magnifique et écrasante renommée dont il a joui et jouit encore, de manière posthume ?", et on comprend également très vite que la réponse de l'auteur est non ; et, arguant de l'avoir connu de très près, "suivi" pendant de nombreuses années - il a été son directeur de thèse - puis d'être devenue ensuite "apostate" ou "exclue" du cercle sectaire bourdieusien, elle se présente peu ou prou comme la mieux placée pour nous dévoiler cet état de fait.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style=";font-family:trebuchet ms;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 102);font-size:100%;" &gt;Déjà, c'est désagréable ; on sent que l'objectif affiché, s'il avait réussi à éveiller notre intérêt au vu de l'audace de l'entreprise, ne sera pas atteint. Pire, on sent qu'il y a là, bien qu'elle fustige à plusieurs reprises de pareils agissements chez son ancien maître, du règlement de compte entre sociologues ; et plus subtilement, d'une disciple déçue au prophète tyrannique de sa jeunesse, s'assimilant presque à une jeune amoureuse blessée par un amant magnifique et dominateur. &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 102);font-size:100%;" &gt;Il y a donc une rancune palpable, tout au long du livre, qui éloigne le propos de l'explication annoncée, bien que l'auteur s'en défende de temps en temps, sans vraiment parvenir à duper le lecteur.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 102);font-size:100%;" &gt;Heinich parle effectivement de Bourdieu comme comme un évoque un amour de jeunesse qui nous a détruit : elle raconte l'époque de la séduction, en ces termes élogieux mais empreints d'un regret implicite qui sont de circonstance, pour en venir bien vite à la désillusion et à la découverte de voies plus fécondes qui lui ont apporté "le bonheur de la recherche". En ce sens, son livre vise explicitement le désenchantement du phénomène Bourdieu ; il aspire à tuer l'admiration disproportionnée pour l'homme et son oeuvre au titre du "croyez-moi, je l'ai bien connu". Il reproduit ainsi ce qu'elle-même dit reprocher à la sociologie critique de Bourdieu, à savoir ce dévoilement du caché, ce "désenchantement de la réalité" à tout prix. Ainsi, les contradictions justement pointées du maître se retrouvent chez l'élève qui a pourtant rompu.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style=";font-family:trebuchet ms;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 102);font-size:100%;" &gt;&lt;span style=""&gt;En dehors de cette rancune qui parsème ça et là le texte de petites pointes acerbes, d'autres choses sont à déplorer. Ce qui m'a surtout gênée est une focalisation trop importante sur l'homme par rapport à son oeuvre. Certes, elle en mentionne les apports et va même jusqu'à les louer brièvement, mais tout semble fait pour que l'on conclue que la notoriété de Bourdieu est dûe bien plus à sa personne, son charisme, ses machinations et manipulations diverses qu'au contenu de son oeuvre qui, par sa diversité, sa profondeur, son innovation conceptuelle et sa volonté politique me paraissent bien plus logiquement être ce pourquoi tant de gens y ont adhéré. La critique de l'oeuvre même porte davantage sur sa forme : écriture alambiquée volontairement complexe, contradictions visant à se protéger de toute critique, paranoïa explicite vis-à-vis des autres intellectuels, etc. &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;Enfin, sa recherche même des contradictions entre l'oeuvre et les actes de l'homme, ce qu'elle nomme la "contre-performativité" et qu'il serait long et fastidieux de détailler ici, aboutit à des conclusions extrêmement simplistes dont on se demande si elles n'ont pas été guidées uniquement par la dynamique d'une vengeance quelconque au détriment de la rigueur démonstrative.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style=";font-family:trebuchet ms;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 102);font-size:100%;" &gt;Ainsi, bien qu'elle mette çà et là l'accent sur des points intéressants de la personnalité ou de la sociologie de Bourdieu qui pourraient effectivement amener l'explication de son succès, l'optique éminemment critique et subjective qu'elle a choisi, à défaut de l'assumer, rend la lecture de ce livre relativement décevante. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 102);font-size:100%;" &gt;En dernier lieu, il me semble qu'il y ait de plus un réel élément de facilité dans la rédaction de ce "pamphlet modéré" en 2007 ; c'est certainement quelque chose qu'elle n'aurait pas écrit du vivant de Bourdieu, en tous cas pas dans cette dimension critique, trop criarde et pourvue de trop de failles pour supporter une contre-argumentation sérieuse ou un simple droit de réponse.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 102);font-size:100%;" &gt;Pour moi qui découvre peu à peu la sociologie et donc évidemment Bourdieu, il ne fait aucun doute que malgré l'immensité de son oeuvre celle-ci ait des failles, soit contestable sur certains points, bien que l'auteur s'en défende ; mais il me semble que c'est ainsi que doit faire tout intellectuel assumant ses idées. Et, a fortiori, que Bourdieu, l'homme, ait eu des failles, ait pu être exécrable parfois envers ses collègues, ait cru nécessaire de se défendre contre des ennemis que de toute évidence il avait, ait pu être contradictoire dans ses pensées et ses actes et n'ait pas eu une trajectoire de vie linéaire et parfaitement cohérente, non seulement je n'ai aucun mal à l'accepter, mais je trouve même cela rassurant : cela fait un de lui un être humain un peu plus comme les autres.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style=";font-family:trebuchet ms;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 102);"&gt;Certes, je suis peut-être moins bien placée pour critiquer Heinich qu'elle ne l'est pour critiquer Bourdieu ; mais de la même manière, je suis autorisée et exprimer et partager mon ressenti probablement avec autant de légitimité. Et pour prouver ma bonne foi et mon incomplète partialité, je finirai en citant un passage du livre dans lequel je me suis reconnue, à propos de la pensée académique et scientifique : &lt;em&gt;"L'insistance sur les méthodes, l'enquête, l'empirie a le mérite d'opérer une coupure assez radicale avec toutes les formes de théorisation non étayées positivement (...) Mais elle peut aboutir à l'exclusion intolérante de toute autre forme de pensée, au dédain, voire à la haine de l'essayisme. Bourdieu les pratiqua plus qu'abondamment, condamnant ses disciples à se couper de tout un pan de la production intellectuelle de leur époque, considérée a priori comme nulle et non avenue pour peu qu'elle apparût sans substrat empirique. La liberté de lire des penseurs sans caution scientifique, la liberté de penser sans le support immédiat d'une enquête, la liberté d'écrire sans autre guide que son intuition et la décantation de ses réflexions, sont des luxes dont les bourdieusiens, même repentis, se sont privés par cette sorte d'ascèse positiviste."&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div face="trebuchet ms"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: trebuchet ms;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: trebuchet ms;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: trebuchet ms;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: trebuchet ms;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-7940882216087476850?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/7940882216087476850/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=7940882216087476850' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/7940882216087476850'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/7940882216087476850'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2008/07/du-rglement-de-comptes-sociologique.html' title='Du règlement de comptes sociologique'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_64vjpApSVc4/SJGPOZvsURI/AAAAAAAAAiY/PQhPeC2zsqI/s72-c/bourdieu.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-4772792560085621096</id><published>2008-07-10T20:13:00.012+02:00</published><updated>2009-05-18T08:57:06.695+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lecture du mois'/><title type='text'>Simone de Beauvoir - Le deuxième sexe</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a style="font-family: trebuchet ms;" href="http://bp0.blogger.com/_64vjpApSVc4/SHZXru3Sv1I/AAAAAAAAAiQ/D8oOEPGYd_8/s1600-h/744993.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5221457226808606546" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left;" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_64vjpApSVc4/SHZXru3Sv1I/AAAAAAAAAiQ/D8oOEPGYd_8/s320/744993.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms;font-family:georgia;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;em&gt;Eh oui, on s'en doutait, il fallait bien que je le lise un jour, celui-là ; et que j'en parle, cela va de soi. Mon année scolaire précocement terminée m'a laissé le loisir, entre deux appels infructueux aux agences d'interim, de m'attaquer aux gros pavés que sont souvent les grands classiques ; dont le tome II du &lt;/em&gt;deuxième sexe&lt;em&gt;. J'avais lu le premier il y a quelque temps ; je l'ai trouvé, bien que très intéressant, plus difficile d'accès et moins percutant que ce deuxième, intitulé&lt;/em&gt; L'expérience vécue&lt;em&gt;. De par ses nombreuses illustrations concrètes alliées à une expérience vécue et un argumentaire soigné sans être forcément polémique, ce dernier m'a enchantée.&lt;/em&gt; Le deuxième sexe &lt;em&gt;a près de soixante ans et son auteur est morte l'année de ma naissance, et si nul ne peut nier que depuis la condition féminine, du moins en Occident, a considérablement évolué depuis, il n'en reste pas moins que cet essai pointe du doigt un certain nombre de comportements, d'us et de coutumes qui font et faisaient des femmes ce qu'elles étaient et sont, constituant toujours, sous une forme atténuée, la trame de notre société patriarcale contemporaine. J'ai donc choisi de vous faire partager quelques passages illustrant cette pertinence qui demeure.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="font-family: trebuchet ms;"&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;strong&gt;De l’éducation des futures femmes,&lt;/strong&gt; p.30&lt;br /&gt;Ainsi, les femmes, quand une enfant leur est confiée, s’attachent, avec un zèle ou l’arrogance se mélange à la rancune, à la transformer en une femme semblable à elles. Et même une mère généreuse, qui cherche sincèrement le bien de son enfant, pensera d’ordinaire qu’il est plus prudent de faire d’elle une « vraie femme » puisque c’est ainsi que la société l’accueillera le plus aisément. On lui donne donc pour amies d’autres petites filles, on la confie à des professeurs féminins, on lui choisit des livres et des jeux qui l’initient à sa destinée, on lui déverse dans les oreilles les trésors de la sagesse féminine, on lui propose des vertus féminines, on lui enseigne la cuisine, la couture, le ménage en même temps que la toilette, le charme, la pudeur ; on l’habille avec des vêtements incommodes et précieux dont il lui faut être soigneuse, on la coiffe de façon compliquée, on lui impose des règles de maintien : tiens toi droite, ne marche pas comme un canard ; pour être gracieuse, elle devra réprimer ses mouvements spontanés, on lui demande de ne pas prendre des allures de garçon manqué, on lui défend les exercices violents, on lui interdit de se battre : bref, on l’engage à devenir, comme ses aînées, une servante et une idole. Aujourd’hui, grâce aux conquêtes du féminisme, il devient de plus en plus normal de l’encourager à faire des études, à s’adonner aux sports ; mais on lui pardonne plus volontiers qu’un garçon d’y mal réussir ; on lui rend plus difficile la réussite en exigeant d’elle un autre genre d’accomplissement : du moins veut-on qu’elle soit aussi une femme, qu’elle ne perde pas sa féminité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Humanité, féminité, virilité,&lt;/strong&gt; p.195&lt;br /&gt;L’homme représente aujourd’hui le positif et le neutre, c’est-à-dire le mâle et l’être humain, tandis que la femme est seulement le négatif, la femelle. Chaque fois qu’elle se conduit en être humain, on déclare donc qu’elle s’identifie au mâle. Ses activités sportives, politiques, intellectuelles sont interprétées comme une « protestation virile » ; on refuse de tenir compte des valeurs vers lesquelles elle se transcende, ce qui conduit évidemment à considérer qu’elle fait le choix inauthentique d’une attitude subjective. Le grand malentendu sur lequel repose ce système d’interprétation, c’est qu’on admet qu’il est naturel pour l’être humain femelle de faire de soi une femme féminine : il ne suffit pas d’être une hétérosexuelle, ni même une mère, pour réaliser cet idéal ; la « vraie femme » est un produit artificiel que la civilisation fabrique comme naguère on fabriquait des castrats ; ses prétendus « instincts » de coquetterie, de docilité, lui sont insufflés comme à l’homme l’orgueil phallique ; il n’accepte pas toujours sa vocation virile ; elle a de bonnes raisons pour accepter moins docilement encore celle qui lui est assignée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le dilemme de la femme indépendante,&lt;/strong&gt; p.594&lt;br /&gt;Si la femme indépendante, et surtout l’intellectuelle, a du mal à plaire, c’est qu’elle n’est pas comme ses petites sœurs esclaves une pure volonté de plaire ; le désir de séduire, si vif qu’il soit, n’est pas descendu au fond de ses os ; dès qu’elle se sent maladroite, elle s’irrite de sa servilité ; elle veut prendre sa revanche en jouant le jeu avec des armes masculines : elle parle au lieu d’écouter, elle étale des pensées subtiles, des émotions inédites ; elle contredit son interlocuteur au lieu de l’approuver, elle essaie de prendre le dessus sur lui. Mais l’attitude de défi agace les hommes plus souvent qu’elle ne les domine ; ce sont eux d’ailleurs qui l’attirent par leur propre défiance ; s’ils acceptaient d’aimer au lieu d’une esclave une semblable – comme le font d’ailleurs ceux d’entre eux qui sont à la fois dénués d’arrogance et de complexe d’infériorité – les femmes seraient beaucoup moins hantées par le souci de leur féminité ; elles y gagneraient du naturel, de la simplicité, et elles se retrouveraient femmes sans tant de peine puisque, après tout, elles le sont.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;strong&gt;De la crainte de l’universalité,&lt;/strong&gt; p.649&lt;br /&gt;En tous cas, objecteront certains, si un tel monde est possible [une égalité réelle entre hommes et femmes], il n’est pas désirable. Quand la femme sera « la même » que son mâle, la vie perdra « son sel poignant ». Cet argument non plus n’est pas nouveau : ceux qui ont intérêt à perpétuer le présent versent toujours des larmes sur le mirifique passé qui va disparaître sans accorder un sourire au jeune avenir. Il est vrai qu’en supprimant les marchés d’esclaves on a assassiné les grandes plantations si magnifiquement parées d’azalées et de camélias, on a miné toute la délicate civilisation sudiste ; et il y a un certain « charme féminin » qui menace lui aussi de tomber en poussière. Quand elle s’exhibe dans sa splendeur, la « femme charmante » (…) est un prodige vers lequel les hommes tendent leurs mains avides ; mais dès qu’ils s’en saisissent, celui-ci s’évanouit. Un si fugitif miracle – et si rare – mérite-t-il qu’on perpétue une situation qui est néfaste pour les deux sexes ? (…)&lt;br /&gt;Le fait est que ce sacrifice paraît aux hommes singulièrement lourd : (…) pris entre le silence de la nature et la présence exigeante d’autres libertés, un être qui soit à la fois leur semblable et une chose passive est un grand trésor ; la figure sous laquelle ils perçoivent leur compagne peut bien être mythique,, les expériences dont elle est la source ou le prétexte n’en sont pas moins réelles ; que la dépendance, l’infériorité, le malheur féminins lui donnent leur caractère singulier, il ne peut être question de le nier ; assurément l’autonomie de la femme, si elle épargne aux mâles bien des ennuis, leur déniera aussi maintes facilités ; assurément il est certaines manières de vivre l’aventure sexuelle qui seront perdues dans le monde de demain : mais cela ne signifie pas que l’amour, le bonheur, la poésie, le rêve en seront bannis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-4772792560085621096?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/4772792560085621096/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=4772792560085621096' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/4772792560085621096'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/4772792560085621096'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2008/07/simone-de-beauvoir-le-deuxime-sexe.html' title='Simone de Beauvoir - Le deuxième sexe'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_64vjpApSVc4/SHZXru3Sv1I/AAAAAAAAAiQ/D8oOEPGYd_8/s72-c/744993.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-6503304835113186685</id><published>2008-06-23T23:33:00.007+02:00</published><updated>2009-05-18T08:59:15.039+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='What&apos;s in my head'/><title type='text'>Summer nights</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 204, 204); font-family: trebuchet ms;;font-size:100%;"  &gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SGAYd-WtjWI/AAAAAAAAAhY/7kroXZ-aBas/s1600-h/000171-alhambra-de-nuit-depuis-le-quartier-albaizin.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215195271728565602" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left;" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SGAYd-WtjWI/AAAAAAAAAhY/7kroXZ-aBas/s320/000171-alhambra-de-nuit-depuis-le-quartier-albaizin.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;C’est toujours un plaisir singulier que de sortir par l’une des premières nuits de l’été ; les nuits d’été ont une odeur, presque une saveur particulière. Un arôme diffus à l’extrême dans l’air et pourtant indiciblement présent, une odeur de fête, de sable humide et le goût de l’alcool dans la bouche des garçons… Le bruissement des feuilles même et leur découpe imprécise sur le ciel presque noir apporte tranquillement son lot de réminiscences. La nuit estivale forte de ses souvenirs passés traîne dans son sillage un arrière-goût d’infinie possibilité, des traces d’adrénalines prêtes à se réveiller, à glisser au creux des veines ce sentiment d’excitation à la fois vain et étourdissant qui accompagne les soirées dérivant bien loin de ce qu’elles avaient pu laisser imaginer.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 204, 204); font-family: trebuchet ms;font-size:100%;"  &gt;La nuit d’été enchante la nature aussi bien que les êtres qui la peuplent à demi, donnant à l’espace une profondeur mystérieuse, aux bruits des insectes une dimension paisible et poétique, masquant les visages d’une brume troublante qui porte à confondre grimaces et sourires. Fraîche et caressante, la nuit épouse les corps et les rend malléables ; elle plonge les esprits dans une humeur intrépide qui ne se laisse plus guère réfréner par les peurs du lendemain. C’est soudain l’envie étonnante de faire des choses qui ont du sens ou qui en ont moins ; de s’immerger dans une solitude tremblante et pourtant impatiente, ou encore le besoin impérieux de trouver un autre à qui se lier, une épaule sur laquelle reposer sa tête tandis que les yeux se perdent dans un horizon incertain… Le ciel sombre nous privant à peu près de l’un de nos sens essentiels, nos perceptions s’en trouvent bouleversées et nos autres sens exacerbés. La nuit par ses apparences de secret factice amène aux plus curieux mélanges ; on en sort parfois ébloui, surpris de s’y être laissé prendre, lorsque la clarté matinale vient rompre le charme qui avait si aisément empli l’air obscurci. Des doigts qui l’instant d’avant se muaient en frôlements angéliques retrouvent subitement la gênante réalité de la chair. La lumière précipitamment étouffe tout ce que sa négation impliquait de rêves et d’incroyables promesses.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 204, 204); font-family: trebuchet ms;font-size:100%;"  &gt;Les nuits d’été sont d’étranges parenthèses dans des existences d’ordinaire soumises à des lois raisonnables. C’est ce qui les fait magiques et à la fois irréelles ; aussi, terriblement mélancoliques tellement le contraste qu’elles opposent au reste est déroutant… Aussi insaisissables et éphémères que de purs songes, il est pourtant plus difficile d’effacer ces mots murmurés avant l’aube traître, ces frissons si incroyables qu’on a pu leur abandonner un moment sa conscience. Une vie rangée s’accommode mal de ces délicieux petits dérapages, qui ne se laissent rationaliser qu’au prix de l’oubli du plaisir éprouvé.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 204, 204); font-family: trebuchet ms;;font-size:100%;"  &gt;Je suis trop romantique certainement pour renoncer à ces objets fragiles cachés en quelque recoin de mon être et qui parfois resurgissent, sans autre logique que la leur propre. J’y suis trop attachée pour y creuser ou y rechercher quelque raison évidente, quelque preuve tangible. Je me contente de les laisser graviter et m’assaillir sans prévenir lorsque, m’offrant sans réfléchir une balade nocturne en juin, tous ces visages, ces peaux et ces murmures et ces étreintes innombrables se condensent en un nuage délétère qui une seconde m’enveloppe pour me ramener aussitôt au bien trop sage instant présent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms;font-size:100%;" &gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SGAWs_yAWjI/AAAAAAAAAhI/Tnv-v4GuH1M/s1600-h/night.jpg"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 204, 204);"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215193330786261554" style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SGAWs_yAWjI/AAAAAAAAAhI/Tnv-v4GuH1M/s200/night.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 204, 204); font-family: trebuchet ms;;font-size:100%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-6503304835113186685?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/6503304835113186685/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=6503304835113186685' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/6503304835113186685'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/6503304835113186685'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2008/06/cest-toujours-un-plaisir-singulier-que.html' title='Summer nights'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SGAYd-WtjWI/AAAAAAAAAhY/7kroXZ-aBas/s72-c/000171-alhambra-de-nuit-depuis-le-quartier-albaizin.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-7595643008452522379</id><published>2008-05-21T19:00:00.010+02:00</published><updated>2009-05-25T21:35:42.787+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Movies'/><title type='text'>Am Ende kommen Touristen</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 255, 102); font-family: trebuchet ms;font-size:100%;" &gt;Ce n'est pas le meilleur film que j'aie vu, même cette année, et pourtant, je pense qu'il vaut la peine d'en partager quelques lignes. J'ai le temps et je suis maintenant en vacances, ça me rend plus libre de discuter ici des petites choses étonnantes que je rencontre. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;Am Ende kommen Touristen&lt;/span&gt; (le titre français étant &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et puis les touristes&lt;/span&gt;) est un film audacieux dans le sens où il s'attaque à un objet qui peut sembler éternellement rabâché et vu sous toutes les coutures. Et même si ce n'est pas un film parfait, il a le mérite de réussir ce challenge : apporter un regard neuf, du moins pour moi petite Française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a style="color: rgb(255, 255, 102); font-family: trebuchet ms;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SDRkXY0Bf_I/AAAAAAAAAgw/opqa221Xy_E/s1600-h/01_Sven+%28Alexander+Fehling%29+und+Ania+%28Barbara+Wysocka%29.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SDRkXY0Bf_I/AAAAAAAAAgw/opqa221Xy_E/s400/01_Sven+%28Alexander+Fehling%29+und+Ania+%28Barbara+Wysocka%29.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5202893822480187378" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 102); font-family: trebuchet ms;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Am Ende kommen Touristen &lt;/span&gt;parle d'Auschwitz, se passe à Auschwitz. En plus d'être un sujet usité, c'est un sujet délicat. L'histoire est celle d'un jeune Allemand, Sven, blond plutôt mignon, qui, incertain à propos de son avenir, part faire une année de service civil à Oswiecim, Pologne, "la ville où a eu lieu le plus grand crime de l'humanité", comme il le fait à un moment remarquer. Là-bas, son travail consiste à s'occuper d'un vieux monsieur plutôt antipathique, M. Kzeminski, rescapé du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lager&lt;/span&gt;, dont l'existence se résume à grogner auprès des personnes qui l'entourent, à réparer de vieilles valises volées aux déportés juifs pour qu'elles puissent être exposées au Musée d'Auschwitz, et à raconter et reraconter inlassablement son histoire de prisonnier des camps pour toute occasion officielle qui se présente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce film est intéressant pour plusieurs raisons. Tout d'abord, parce qu'il parle d'Auschwitz aujourd'hui, en tant que ville vivante et habitée, et ne se contente pas de le montrer comme symbole de la mort organisée et du devoir de mémoire occidental. J'ai l'impression que quand on dit Auschwitz, on pense instantanément à l'image des baraquements de brique brune alignés et entourés de barbelés sous un brouillard grisonnant, comme sur les photos de nos livres d'histoire. Une image morbide et frissonnante quasi-universelle, qui fait oublier ce qu'il peut y avoir d'autre. Oswiecim n'a pas été abandonnée après la guerre. C'est en fait une ville, et plutôt grande. C'est un nom qu'il est étrange de voir simplement écrit au-dessus d'un quai de gare, au début du film, comme si on était dans n'importe quelle autre ville. Mais cette ville et ses habitants se voient refuser la tranquillité d'une ville normale. La vie à Oswiecim tourne autour des camps, de leur symbole ineffaçable, et de leur poids touristique. Mais comme l'énonce parfaitement l'amie de Sven, interprète qui fait visiter le musée aux innombrables touristes germanophones, "tout le monde ne peut pas vivre du musée". La seule autre chose qui fait vivre Oswiecim, c'est l'usine chimique, rachetée par des Allemands, ravivant des haines que l'on pourrait croire enterrées.&lt;br /&gt;C'est le deuxième point intéressant : l'expérience de Sven. Plutôt paumé, mais volontaire ; là par hasard, pas vraiment par choix, mais sans véritable réticence ; observateur, essayant de gérer au mieux la situation. Malgré l'hostilité première du vieux Kzeminski, malgré les plaisanteries douteuses dont il fait l'objet, lui, l'Allemand, de la race des occupants, potentiellement petit-fils de tortionnaire dans ce lieu décidément trop chargé d'histoire. Mais Sven s'ouvre à ce monde pour le moins étrange et nous réalisons en même temps que lui le caractère tragique et écoeurant de ce jeu de théâtre dans lequel il se trouve malgré tout entraîné. Est-ce que le "devoir de mémoire" reste aussi légitime lorsqu'il étouffe l'avenir d'une ville entière ? Plus encore, est-ce que sa médiatisation le rend plus efficace ? A-t-on vraiment besoin de ces symboles tangibles des horreurs d'autrefois, pour en prendre la mesure ? N'est-ce pas au fond, une exploitation dangereusement économique d'un sentiment voyeuriste et d'un déculpabilisaton acquise à peu de frais ?&lt;br /&gt;On voit Sven déambuler dans des allées verdoyantes où des gens habillés de couleurs vives fourmillent de tous côtés. On ne sait pas vraiment où l'on est, jusqu'à ce que l'on voie à l'angle des façades des panneaux portant l'inscription "Block 6", "Block 7"... et alors, les tee-shirts colorés, les jeans moulants, les lunettes de soleil, les sacs à dos et les guides touristiques nous apparaissent, ainsi qu'une atmosphère d'une indifférence choquante. J'ai pensé à moi dans les musées, probablement trop rationnelle pour me laisser toucher par l'intensité de l'histoire étalée sous mes yeux, et je me suis dit : serais-je différente si je visitais les camps de la mort ? Probablement pas. Je déambulerais comme ces touristes qui, plus de 60 ans après, ont remplacé les camarades affamés de Kzeminski... A-t-on besoin de voir les camps de la mort pour imaginer les atrocités qu'ils ont abrité ? Permettent-ils seulement, aujourd'hui, de les imaginer ? Je ne le crois pas. Ou peut-être le pourraient-ils, s'ils étaient un endroit silencieux, abandonné à la moisissure et aux feuilles de lierre, à leur sort et à leur nature, qui n'est certainement d'être pas sous les projecteurs... Toute l'hypocrisie de cette vente d'histoire et d'émotion est exprimée à la fin du film par la sentence un peu froide de la directrice de l'usine : "ses paroles ne faisaient plus effet"... et en effet, Kzeminski qui se faisait un devoir d'être là, présent, pour raconter ce qu'avait été sa vie de prisonnier, comprend que sa place n'est plus parmi ces gens incapables de l'écouter et de le comprendre. Toute comme l'amie de Sven, qui décide de saisir sa seule chance de quitter cette ville stigmatisante pour Bruxelles, le coeur de l'Europe. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Am Ende kommen Touristen &lt;/span&gt;nous fait comprendre que le "devoir de mémoire" a un prix, que payent ceux qui doivent le subir au jour le jour. Ceux qui sont nés là où on ne peut faire abstraction du passé, là où ce passé submerge tout et avale les perspectives d'avenir. Et de l'absurdité, du non-sens, voire de l'effet contre-productif de la touristisation d'un endroit tel qu'Auschwitz : la banalisation de l'horreur. Ce n'est pas en s'asseyant dans un baraquement fraîchement nettoyé, entouré de dizaines d'autres touristes babillant, que l'on peut éprouver la profondeur de la tragédie des camps nazis. Lire Primo Levi me semble bien plus efficace. Mais ce n'est certainement pas le même investissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-7595643008452522379?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/7595643008452522379/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=7595643008452522379' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/7595643008452522379'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/7595643008452522379'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2008/05/am-ende-kommen-touristen.html' title='Am Ende kommen Touristen'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SDRkXY0Bf_I/AAAAAAAAAgw/opqa221Xy_E/s72-c/01_Sven+%28Alexander+Fehling%29+und+Ania+%28Barbara+Wysocka%29.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-4248495742048320433</id><published>2008-04-22T15:44:00.006+02:00</published><updated>2009-05-25T21:39:08.239+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lecture du mois'/><title type='text'>Azar Nafisi - Lire Lolita à Téhéran</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a style="font-family: trebuchet ms;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SA3upXKM8HI/AAAAAAAAAgk/wwWBSybO_3o/s1600-h/lirelolita.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SA3upXKM8HI/AAAAAAAAAgk/wwWBSybO_3o/s400/lirelolita.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5192068339786903666" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 204);font-family:trebuchet ms;font-size:100%;"  &gt;Je ne suis pas sûre d'être encore lue ici, mais à tout hasard : je viens de finir mes différents travaux de l'année (dont le mémoire : ouuaaaayy !) et je me suis dit que je pouvais bien vous livrer en pâture ma fiche de lecture, sur un bouquin qui concerne évidemment l'Iran, il y a des chances que vous l'appréciiez plus que mon cher prof de socio po... C'est vraiment un très bon roman, qui peut à mon avis plaire à tout le monde : aux amoureux de la littérature, aux curieux du monde arabo-musulman, aux athées convaincus, dont je suis, comme aux croyants éclairés de toute religion - seuls les ayatollahs et leurs amis doivent franchement détester cette histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce roman à vocation autobiographique nous raconte l’aventure peu commune d’une professeur de littérature anglo-saxonne qui, après avoir dû démissionner de l’Université de Téhéran, décide de réunir chez elle sept de ses étudiantes pour étudier de grands classiques de la littérature occidentale. Cela se passe dans la République Islamique d’Iran, dans les années 1990, sous un régime où la liberté d’expression est plus que réduite, où l’Occident est sans cesse vilipendé comme la source de tous les maux, et où les œuvres littéraires incontournables de Nabokov, Austen ou Fitzgerald sont considérées comme hautement immorales.&lt;/span&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;A partir de cette expérience, Azar Nafisi propose une fresque d’une vie sous la République Islamique, de la Révolution jusqu’à la fin du 20&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle ; la vie d’une femme, d’une femme professeur, et plus largement, d’une intellectuelle éprise d’une soif de culture qui ne peut se résoudre à la censure idéologique d’un régime qui n’admet d’autres valeurs que celles de la religion.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Nafisi structure son roman en quatre parties, associant chacune à une période différente, mais également, en amoureuse de la littérature, à une œuvre de fiction ou à un auteur sur lequel elle travaillait alors avec ses étudiants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;La première raconte son « séminaire », ce cours restreint aux allures clandestines qu’elle assure chez elle avec son groupe d’étudiantes choisies, ces élèves qu’elle a sélectionnées en fonction de leurs capacités et de leur intérêt pour la littérature, mais également pour leur ouverture d’esprit, malgré leurs différences idéologiques et de mode de vie. Le roman de Nabokov, &lt;i&gt;Lolita,&lt;/i&gt; s’imprime en filigrane sur leur propre histoire : les étudiantes discutent, et expriment comment, chacune à leur manière, elle se sentent « prises au piège » de ce régime qui cherche à les façonner à son image du sexe féminin, en leur imposant ce moule universel qu’est le voile ; tout comme le personnage de Nabokov, Humbert, emprisonne Lolita dans l’image qu’il souhaite avoir d’elle, lui dérobant son existence, la contraignant à fuir pour lui échapper ; ce que la plupart des protagonistes vont être amenées à faire, s’exilant&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;pour les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou encore le Canada.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;L’auteur remonte ensuite dans le temps, avec &lt;i&gt;Gatsby le magnifique, &lt;/i&gt;de Fitzgerald, pour illustrer le procès de la civilisation occidentale au sein de l’Université en révolution. Elle décrit l’époque trouble qui précède l’installation du régime islamique, les étudiants se constituant en diverses factions idéologiques : marxistes, islamistes, partisans de l’ancien régime. Ce chapitre montre l’ancrage profond du mouvement révolutionnaire dans le milieu universitaire, mobilisant la majorité de la population estudiantine, la divisant du même coup en courants divergents et fortement antagonistes. Il souligne le fait que la révolution de 1979 était à l’origine un mouvement de contestation pour un ordre nouveau, mais que les idées islamistes n’étaient pas pour autant majoritaires au sein des acteurs mobilisés. On sent que cette période est à la fois une période de fermeture, avec une illégitimité croissante touchant la culture occidentale, qui pèse sur les épaules de la narratrice très imprégnée de cette culture, et paradoxalement, une période où la liberté d’expression est à son paroxysme, ou les idées des uns et des autres peuvent s’exprimer et s’affronter librement, avec virulence, chose qui ne sera plus possible une fois le régime islamique installé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La troisième partie raconte la période de guerre, qui est aussi celle d’un désenchantement ressenti par la narratrice. Cette guerre qui, à peu près incompréhensible pour beaucoup de ceux qui la vivent de l’intérieur, et qui vient paradoxalement renforcer le projet d’islamisation de la société, tout en rongeant peu à peu la population par la peur et le découragement qu’elle impose. L’auteur transmet son sentiment de désarroi, cette sensation persistante d’être une clandestine dans son propre pays, d’être profondément exclue de la société. Elle quitte d’abord son travail, ce qui peut être à la fois interprété comme une action de résistance ; mais c’est surtout l’expression d’une lassitude, d’une résignation, qu’elle finit par assumer lorsqu’elle retourne enseigner en acceptant de porter le voile, ce qu’elle n’avait jamais envisagé de faire auparavant. Mais sa passion pour son travail prend le dessus ; dans sa nouvelle université, elle doit maintenant justifier de façon permanente son choix d’enseigner des œuvres jugées « subversives » par le régime, auprès de certains étudiants. Elle reçoit en même temps l’approbation tacite de certains autres. La &lt;i&gt;Daisy Miller&lt;/i&gt; d’Henry James sera au cœur de cette expérience, de cette ultime tentative d’adaptation : ce chapitre met en avant le courage que demande à un individu de se fondre dans le moule d’un régime qui a transformé radicalement son pays, pour continuer à exister tant bien que mal, alors qu’on est en désaccord avec ses principes. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le chapitre suivant reprend le cours du séminaire, avec l’étude des œuvres de Jane Austen et particulièrement d’&lt;i&gt;Orgueil et Préjugés&lt;/i&gt;. On sent alors s’amorcer un changement, dans l’attitude des jeunes filles et de leur professeur : le besoin de s’échapper, de liberté, de vivre autre chose et autrement. Beaucoup parlent de partir, d’autres envisagent de se marier, non sans difficulté. Leur détermination s’affirme peu à peu, non sans trouble et indécision, leurs chemins se préparent à être séparés, en accord avec leurs différences. On sent que c’est là leur vie d’adulte qui va véritablement commencer : la vie que l’on se choisit, le cadre dans lequel on veut inscrire le reste de son existence. Quel que soit l’âge des personnages, ce n’est pas tant lui qui compte, mais cet état de maturité particulière qui intervient après ces années vécues sous la république islamique, qu’elles atteignent ensemble.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;L’histoire s’achève sur l’exil de l’auteur et de sa famille, et d’une partie de ses étudiantes. L’effort d’adaptation a semble-t-il échoué pour la plupart d’entre elles. Croyantes ou laïques, le régime et la vie qu’il a imposée semble ne convenir à aucune, et apparaît un peu comme une grande imposture, cette imposture d’un régime quasi-totalitaire qui, prétendant imposer un projet de société pour le bien de tous, ne parvient finalement qu’à détruire sans satisfaire personne.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Car c’est bien une forme de totalitarisme que ce roman nous décrit : il raconte comment le régime, conformément à sa prétention à régir l’espace privé et les mentalités des individus, y parvient dans une certaine mesure. L’auteur mentionne par exemple ce rêve qu’elle fait en commun avec ses étudiantes, où elle sort de chez elle en ayant oublié son voile, et prise de panique, cherche à fuir – comme nous pouvons rêver de nous retrouver complètement nus en public, honteux, ces femmes qui ne portent pourtant le voile que par obligation se sentiraient autant désarmées sans lui. Ou, plus éloquent encore, ce petit garçon confiant à ses parents qu’il a fait un « rêve illégal », où des hommes et des femmes s’embrassaient en public, exprimant son angoisse et sa culpabilité. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ce caractère totalitaire se retrouve également dans la volonté de censure de la production culturelle par le régime, qui ne tolère que ce qui est conforme et respectueux de sa morale, sa vision des choses. En cela, il ambitionne de supprimer tout espace de contestation, d’expression d’idées alternatives, même à travers la fiction ; c’est une limitation de l’imagination même qui est visée. Or le rôle de la fiction est précisément celui-là : être une alternative à la réalité. Comme le dit justement une des étudiantes : « peut-on écrire un roman respectueux qui soit un bon roman ? »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 204);font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mais le roman mentionne également l’effet paradoxal induit par cette situation d’oppression totalisante : la valeur, la saveur qu’elle redonne aux petites choses qui de quotidiennes sont devenues illicites. Cela s’applique aussi bien aux grands chefs d’œuvre de la littérature occidentale qu’à un simple sandwich au jambon, à propos duquel un ami de la narratrice s’exclame : « Remercions la République islamique de nous avoir permis de redécouvrir et même de convoiter toutes ces choses que nous trouvions normal de toujours avoir à notre portée. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-4248495742048320433?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/4248495742048320433/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=4248495742048320433' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/4248495742048320433'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/4248495742048320433'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2008/04/azar-nafisi-lire-lolita-thran.html' title='Azar Nafisi - Lire Lolita à Téhéran'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SA3upXKM8HI/AAAAAAAAAgk/wwWBSybO_3o/s72-c/lirelolita.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-8477871873791161016</id><published>2008-04-13T20:11:00.005+02:00</published><updated>2008-04-13T20:32:59.252+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Quart d&apos;heure militant'/><title type='text'>OGM Mania</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 153, 0);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;Allez, petite minute de militantisme, je sais que ça me ressemble pas forcément, mais un germe de militante vit en moi, vous devez l'imaginer... s'il ne se développe pas pour l'instant, c'est sûrement que je suis un peu trop idéaliste, ou fainéante, allez savoir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a style="font-family: georgia;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SAJQTvjAndI/AAAAAAAAAgU/GVw5gAvFr4M/s1600-h/jidjugreg_ogm.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SAJQTvjAndI/AAAAAAAAAgU/GVw5gAvFr4M/s320/jidjugreg_ogm.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5188798020795276754" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 0);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;Bref le débat sur les OGM, pour moi, effarant : le monde des humains est devenu artificiel au point qu'on veuille même artificialiser la nature... Nous vivons dans l'ère du fake ! Du point de vue de la recherche scientifique, j'en conviens, ça doit être extrêmement amusant, de faire des bananes rouges et des pommes sans pépin, mais sorti du cadre du labo, et destiné à la grande consommation mondiale unifiée, je trouve plus que dangereux... Ces petites choses admirablement offertes par la nature sont comestibles, mais qui nous dit que ces manipulations louches n'affectent pas cette comestibilité ?&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 0);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, quel intérêt, si ce n'est celui, financier, de grandes firmes aux dirigeants largement éthiques tels que, Monsanto...&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 0);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;En fait, je ne vois aucune bonne raison de défendre les OGM, et je me dis que de plus en plus, l'économie nous pourrit jusqu'à l'os, jusqu'au gène... ce qui est complètement flippant.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 0);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;br /&gt;Et puis, la pétition est aussi en hommage à Mme Kosciusko-Morizet (je garantis pas l'orthographe), qui a selon moi le grand mérite de : 1) avoir osé être franche et politiquement incorrecte dans ce gouvernement de magnifiques et talentueux faux-cul, 2) d'avoir ouvert sa bouche et montré que les femmes en politique peuvent en avoir, 3) d'avoir été contrainte de la fermer et de nous montrer qu'il est toujours difficile d'être une femme dans un milieu d'hommes, la route est encore longue camarades, aux Armes !!! ... Mon Dieu, cette féministe en moi ne voudra donc jamais se taire.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 0);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a style="font-family: georgia;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SAJQyfjAneI/AAAAAAAAAgc/X3sGOiUQadc/s1600-h/OGM-J_%27en-veux-pas-%21.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 142px; height: 142px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SAJQyfjAneI/AAAAAAAAAgc/X3sGOiUQadc/s200/OGM-J_%27en-veux-pas-%21.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5188798549076254178" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 0);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;Donc, petit retour à la nature et aux choses simples, autant que faire se peut : pétition à l'adresse suivante, à signer en bas à gauche : &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a style="color: rgb(255, 153, 0); font-family: georgia;" href="http://www.stop-ogm.org/"&gt;http://www.stop-ogm.org&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 0);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 0);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;Et bonne journée à tous !&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-8477871873791161016?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/8477871873791161016/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=8477871873791161016' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/8477871873791161016'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/8477871873791161016'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2008/04/ogm-mania.html' title='OGM Mania'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/SAJQTvjAndI/AAAAAAAAAgU/GVw5gAvFr4M/s72-c/jidjugreg_ogm.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-1268370401596492453</id><published>2008-03-31T21:21:00.004+02:00</published><updated>2008-04-12T22:24:09.652+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Music always'/><title type='text'>Louise Attaque - Réminiscences</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);font-size:130%;" &gt;&lt;a style="font-family: georgia;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/R_E_96MViaI/AAAAAAAAAgE/LZ2rUcljveE/s1600-h/comme+on+a+dit.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/R_E_96MViaI/AAAAAAAAAgE/LZ2rUcljveE/s320/comme+on+a+dit.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5183994978905721250" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;"A la fille que je suis il est difficile de tomber amoureuse. Et peu importe qu’il s’agisse vraiment d’amour, il faut bien donner un nom aux belles choses ; et aux plus belles, les plus beaux noms.  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;p  style="color: rgb(204, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Mon amoureux a un prénom en G, septième lettre de l’alphabet en accord d’un rêve de septième ciel ; un prénom pas vraiment beau, un prénom dansant, charismatique de deux voyelles accolées et distinguées d’un tréma, petite auréole scintillante au dessus de ces deux lettres tête-bêche, deux amants dans tous les sens qui scindent en deux la syllabe musicale. Un prénom d’enfant qui ne lui correspond pas, un prénom sans l’empreinte des gens autour de moi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(204, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Tout est parti de quelques phrases timides sur la vie, de ce qui y est important ou pas, de l’incertitude qui nous porte parfois et de tous ces instants trop rapides trop simples qui sont à aimer. Tout est parti de rien du tout, d’une chanson à la radio dans une voiture qui ne voulait rien dire d’évident, je n’ai appris qu’ensuite qu’il n’y avait pas de chanson évidente entre nous, pas de chanson simple à laquelle je puisse donner un sens sûr et certain… seulement des taches de couleurs pastels où j’essaie de guider mes doigts vers une esquisse de l’éternel…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(204, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Alors j’ai pris le parti de le garder près de moi. Je l’ai emmené marcher au bord de l’océan, emmené à chaque fois que j’avais besoin d’être seule, emporté en moi en écoutant seconde par seconde ces rêves qui avaient le goût des miens. Je l’ai écouté d’abord distraitement comme une petite fille découvre, comme une histoire que le vent raconte auprès de mon oreille, comme lui là et pas vraiment, je sentais les aiguilles de pin sous mes pieds nus et sa lassitude égarée se mêler à la mienne, dans les taches de soleil que les arbres parsemaient au sol. Il était encore là quand je laissais mes illusions disparaître derrière la dune le soir, et que les vagues grisonnaient sous le soleil enfoui, il était encore là pour me tenir la main, pour me dire que certaines choses qu’on aime savent rester les mêmes, pour apaiser ma peur de ce qui se dressait devant moi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(204, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Il n’est plus une journée sans qu’il ne soit avec moi, soutenant mes heures de détresse, enjouant mes élans de tendresse, entretenant mes rêves et mes faiblesses, me donnant chaque instant l’espoir presque la certitude que ce que je désire existe, quelque part, près de lui mais aussi ailleurs, que la vie continue et que les souvenirs ne gagnent rien à être oubliés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(204, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Il a osé crier mes idéaux, les pousser au summum de la beauté des mots, crier qu’on peut aimer l’autre pour ses défauts, apprécier de la vie ses cassures et ses imperfections, ces petites marques posées par le temps sur la peau qui nous font hurler, rire, tourner la tête et souvent tomber par terre, il rêve de l’ingénue innocence d’une existence en conte de fée, il chante l’impatience et le regard languissant de ceux et celles qui, immobiles, essayent de caresser l’incertain trop furtif d’un glissement de doigts…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(204, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Il est simplement un murmure pour les jours à venir quand il semble qu’il ne reste plus rien, que les rayons orangés d’un soleil à la fin de trop courtes après-midi, un murmure de sa voix grinçante écorchant les syllabes qui laisse penser qu’il n’y a plus de fin possible, que l’amour des hommes m’est encore accessible. C’est tout ce dont j’ai besoin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(204, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Merci, donc, à Gaëtan d’être…"&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;  Ceci est un texte que j'avais écrit il y a deux ou trois ans, une ode au chanteur de Louise Attaque, Gaëtan Roussel, que j'admirais absolument. La forme volontairement lyrique et l'exagération assumée du terme "amour" sont à imputer au contexte d'alors : j'étais dans une période trouble et solitaire, une jeune fille qui écrivait et se plaisait à le faire, des textes pour un forum d'écriture aujourd'hui disparu, et faisais par ce biais partager mes coups de coeur, de façon un peu moins directe et conventionnelle qu'ici. La beauté des mots était de mise et l'exercice portait à la fiction, cherchant à donner à cet amant supposé une présence semi-réelle, à faire de cette déclaration une devinette, pour ce petit cercle d'écrivains-lecteurs qui se connaissaient tous.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;J'entrais à la fac et Louise Attaque était alors dans mon lecteur CD portable, un original de l'album "Comme on a dit", selon moi le meilleur du groupe et le plus subtil, prêté de longue date par ma cousine si bien qu'il m'était de fait acquis. Gaëtan et ses chansons me suivaient quasi journalièrement sur le chemin des cours, dans les calmes rues résidentielles de l'Avenue des Belges jusqu'à celle de Schuman.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Puis les temps ont changé et sans me lasser, j'ai tout simplement délaissé le lecteur CD pour les lecteurs mp3, sans penser pour autant à télécharger ces morceaux chéris tant ils semblaient à portée de main. Puis j'ai oublié, j'ai eu d'autres amours, et j'ai changé, et je me suis imaginée m'être lassée pour de vrai ; Louise Attaque était ce quelque chose de génial définitivement accrochée à une période du passé, quelque chose qui n'aurait plus jamais la même saveur mais dont on se souvient avec une nostalgie agréable.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Ce n'est que la semaine dernière que j'ai pensé à finalement télécharger ces titres, que j'ai réécoutés aujourd'hui. Avec une délectation grandissante et un plaisir inouï : Gaëtan est vraiment le chanteur de ma vie, et "Comme on a dit" est l'un des albums les plus réussis et les plus profonds que j'aie possédés. Voire le plus.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Il y a la voix particulière de Gaëtan, bien sûr, et les tourbillonnements incroyables du violon, la musique entraînante et l'air prenant, mais surtout, il y a cette poésie si magnifique que je m'étonne qu'elle puisse passer inaperçue. Un mélange de beauté et de bon sens, d'espoir et de lassitude, de sincérité et de passion...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Cet homme est bien plus qu'un amour furtif dont on s'amuse à écrire un texte que l'on veut littéraire, c'est un peu comme mon frère, une personne dont je me sens si proche que ça en devient troublant. Ces chansons semblent raconter des milliers de petits bouts de mon existence de fille de presque 22 ans, alors que son auteur est cet homme du Nord qui a à peu près deux fois mon âge... c'est comme si cet album avait été écrit pour moi, c'est une phrase banale que je n'ai jamais prononcée pourtant, et j'en éprouve à nouveau aujourd'hui toute l'intensité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Si d'autres pensent comme moi, alors Gaëtan Roussel est un artiste génial. Si ce n'est pas le cas, il restera simplement ce frère à moitié inconnu qui ouvre sur le monde les mêmes yeux que moi. Ce serait encore plus magnifique et troublant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-family: georgia;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/R_FAG6MVibI/AAAAAAAAAgM/pK9OizaQ7h4/s1600-h/louise.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/R_FAG6MVibI/AAAAAAAAAgM/pK9OizaQ7h4/s400/louise.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5183995133524543922" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-1268370401596492453?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/1268370401596492453/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=1268370401596492453' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/1268370401596492453'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/1268370401596492453'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2008/03/louise-attaque-rminiscences.html' title='Louise Attaque - Réminiscences'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/R_E_96MViaI/AAAAAAAAAgE/LZ2rUcljveE/s72-c/comme+on+a+dit.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-3588147360301703914</id><published>2008-03-18T16:43:00.004+01:00</published><updated>2008-03-18T23:27:57.465+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Essais d&apos;essais'/><title type='text'>Femmes en politique, différence et parité</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/R-AnCJ86w3I/AAAAAAAAAf4/_sV_D5ua-1I/s1600-h/parite-en-politique.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/R-AnCJ86w3I/AAAAAAAAAf4/_sV_D5ua-1I/s400/parite-en-politique.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5179182489460720498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je lisais aujourd'hui un article sur la question de la parité et tout le débat que cela a soulevé en France, ainsi que le changement que représentait la candidature de Ségolène Royal aux présidentielles. Etait cité en note cet article :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eric Fassin, « Le sexisme en campagne », Libération, 13 février 2007 : « avec Ségolène Royal, on voit se refermer le piège de la politique des sexes à l'heure de la parité. C'est ce qui faisait son succès hier encore : n'être pas un homme politique comme les autres pas un homme, donc pas tout à fait politique. Qu'on la célèbre naguère ou qu'on la dénonce depuis peu, c'est la même illusion : cette énarque qui a fait une longue carrière politique n'incarne pas plus ni moins qu'un autre la société civile, et elle n'est ni plus ni moins professionnelle ou compétente qu'un autre. La voici prise dans les mâchoires d'un piège qui encourage les femmes à s'élever en jouant d'une féminité censée les rapprocher des «vraies gens» pour mieux les écarter ensuite du pouvoir. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette petite citation montre assez bien l'un des biais de la féminisation de la politique via la parité : la nécessité d'une vision "féminine", donc différente de la politique, qui apporterait quelque chose de plus, de nouveau, et d'essentiel - mais qui ne serait qu'un plus et ne doit pas perturber l'ordre politique, à savoir que le pouvoir est d'essence masculine.&lt;br /&gt;Cette conception des choses repose bien sur l'idée, aussi archaïque puisse-t-elle sembler lorsqu'énoncée de façon directe, que les femmes ont une "nature" différente des hommes, qu'elles fonctionnent différemment, qu'elles ont des qualités propres que les hommes n'ont pas - et que les hommes ont, en &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 255, 255);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;complémentarité&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;, des qualités qu'elles n'ont pas non plus (on ne reviendra pas sur ces stéréotypes de qualités).&lt;br /&gt;J'ai dit bien des fois combien ce principe me paraissait absurde, relevant très très largement d'un construit social. Néanmoins, je pense que nous nous référons tous à ce système de représentations dans la vie courante, dans notre appréhension du monde qui nous entoure et des autres - à un degré plus ou moins fort.&lt;br /&gt;Justifier la présence et l'action des femmes en politique par une différence qu'elles apporteraient du seul fait d'être femme, c'est cependant renforcer ce stéréotype. Je me dirais partisane de l'indifférenciation : l'omission de la différence sexuée notamment dans les domaines où elle ne s'impose pas d'elle-même, comme la politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Force est de constater qu'en fait cette justification à la fois dé-légitime la présence féminine à de hautes fonctions, très symboliques du pouvoir - et peu le sont autant que la Présidence de la République. Il y a eu aussi des arguments bien moins fins et plus aisément réfutables : certains hommes politiques ont ainsi dénoncé l’illégitimité de ses prétentions dans la sphère publique en la renvoyant à sa sphère privée, à la fois en la rappelant à ses devoirs de mère (« qui va garder les enfants ? »), à son physique (« la présidentielle ce n’est pas un concours de beauté ») ; ils ont cependant le mérite d'être plus directs et d'attaquer directement les stéréotypes de la féminité : beauté et maternité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà maintenant autre chose :&lt;br /&gt;« L’entrée des femmes en politique est une concurrence dont ils n’acceptent pas la légitimité parce qu’on ne colle pas à leur modèle, les femmes ne sont pas des hommes comme les autres. Ce genre de réaction on ne l’a pas entendu pour Martine Aubry. Pourquoi ? Parce qu’elle s’insère dans le style masculin. Ségolène Royal a une sensibilité qui fait qu’elle parle différemment d’un certain nombre de sujet, sensibilité féminine et féministe. »&lt;br /&gt;Cette citation est d'Yvette Roudy, ancienne ministre des Droits de la femme sous Mitterrand, et fervente supportrice de la candidature de Mme Royal.&lt;br /&gt;Elle fait réfléchir à plus d'un point de vue. Elle va à l'encontre de ma sympathie à l'égard de la "différenciation", à savoir qu'il faudrait, hors des stéréotypes, imposer une féminité politique légitime, une féminité du pouvoir ; en fait, concurrencer le système masculin en offrant une alternative féminine. Repenser le pouvoir afin qu'il soit compatible, dans nos schèmes de perception, avec une personnalité masculine ou féminine. Ne pas se fondre dans le modèle masculin sans le remettre en question.&lt;br /&gt;C'est à vrai dire, très intéressant, et sujet à discussion. Est-ce réellement le moyen de faire évoluer vers l'égalité sexuée ce monde d'hommes qu'est la politique ? J'aurais tendance à penser que coller au modèle masculin peut certainement être une stratégie qui n'empêchera pas de le faire évoluer : une fois au pouvoir, on est encore plus à même d'user de son influence qu'en toute autre position. L'article mentionne Margaret Thatcher « qui n’a rien changé dans le rapport au pouvoir » ; effectivement, la "dame de fer" a sur régner comme un homme, ce qui lui a valu le respect de ses pairs et une haine de ses opposants bien plus valorisante, il me semble, que les critiques molles et le mépris dissimulé qui a entouré la campagne de Mme Royal, oeuvrant à sa perte. Mme Thatcher s'est elle collée à un modèle par défaut, ou était-elle ce genre de personne à qui la politique et son exercice "masculin" convenait, malgré le fait qu'elle soit une femme ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question de la parité est ainsi très complexe, en tant que mesure de discrimination positive, et au niveau des changements qu'on espère la voir apporter dans la société. Concilier différence et égalité dans un même discours est toujours très délicat, et mérite réflexion. C'eût été intéressant d'en débattre, il est dommage que désormais peu de gens fréquentent encore mon site après ces mois d'absence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-3588147360301703914?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/3588147360301703914/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=3588147360301703914' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/3588147360301703914'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/3588147360301703914'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2008/03/femmes-en-politique-diffrence-et-parit.html' title='Femmes en politique, différence et parité'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/R-AnCJ86w3I/AAAAAAAAAf4/_sV_D5ua-1I/s72-c/parite-en-politique.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-1362367008759738287</id><published>2008-03-10T22:59:00.012+01:00</published><updated>2008-03-10T23:25:12.899+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Music always'/><title type='text'>Kimya Dawson, kawaiii</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;Article directement en lien avec le précédent : Kimya est l'une des chanteuses de la BO de Juno, à vrai dire une bonne moitié de celle-ci est composée de ces chansons.&lt;br /&gt;C'est un coup de coeur récent et rapide et pour une fois, je ne m'attends pas vraiment à ce que tout le monde l'encense à ma suite. Son style est assez particulier, qui éveille en moi un agréable sentiment mélancolique... ses mélodies sont agréables mais peuvent paraître peu recherchées, et elles se répètent, lentement et longuement ; certains y verront donc j'imagine des redites et des longueurs insupportables.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/R9WyM586w2I/AAAAAAAAAfw/fa4e_SW24b4/s1600-h/kimya.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 213px; height: 213px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/R9WyM586w2I/AAAAAAAAAfw/fa4e_SW24b4/s200/kimya.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176239281516757858" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;En dehors du charme apparent : voix atypique, guitare légère, simplicité printanière, les paroles de Kimya sont aussi touchantes (et d'un anglais très accessible) ; chantées sur un ton enfantin, audacieux, d'une voix tout sauf exceptionnelle, elles ont la chaleur des confidences un peu folles que vous feraient des amis au terme d'une longue soirée d'été... Quelque chose de très mignon et de très sincère, relativement hors des convenances dans la forme, mais qui fait écho (comme toutes les bonnes musiques, en fait, et c'est profondément subjectif) à quelque chose à l'intérieur - des souvenirs, des mystères, des sourires, des visages...&lt;br /&gt;Bref, des chansons comme un petit rayon de soleil : ça ne vous met pas en transe, c'est pas le grand moment de votre vie, mais c'est comme le nutella au p'tit déj et la lumière du matin qui passe par la fenêtre, ça fait partie des bonnes choses de l'existence...&lt;br /&gt;Comme dit mon ami Souchon (pour faire une association totalement incongrue), &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 102, 204);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;si tout est moyen, si la vie est un film de rien, ce passage-là était vraiment bien...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;Oui, merci Kimya.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object height="355" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/9vOP-slvtg4"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/9vOP-slvtg4" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" height="355" width="425"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);font-size:100%;" &gt;Une petite vidéo a-do-ra-ble et une dédicace spéciale à une certaine personne à qui elle était supposée remonter le moral ;) (elle chante avec le groupe "antsy pants", et soyez attentifs, elles parlent français au milieu ! Merci Flo pour cette trouvaille)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center; color: rgb(204, 102, 204);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:78%;" &gt;(J'essaierai de mettre un ou deux morceaux en share ensuite, mais j'ai changé de disque dur et ne sais plus où j'ai mis le setup du logiciel pour faire ça - sorry !)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-1362367008759738287?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/1362367008759738287/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=1362367008759738287' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/1362367008759738287'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/1362367008759738287'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2008/03/kimya-dawson-kawaiiias.html' title='Kimya Dawson, kawaiii'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/R9WyM586w2I/AAAAAAAAAfw/fa4e_SW24b4/s72-c/kimya.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-9214713864729692042</id><published>2008-02-21T15:00:00.008+01:00</published><updated>2008-02-21T18:00:30.614+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Movies'/><title type='text'>Juno, just great</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 255, 153);font-size:130%;" &gt;&lt;a style="font-family: georgia;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/R72JlgqsXXI/AAAAAAAAAfo/s_i58LssJZc/s1600-h/junoblog.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/R72JlgqsXXI/AAAAAAAAAfo/s_i58LssJZc/s200/junoblog.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5169439224808365426" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 255, 153);font-family:georgia;" &gt;I know, ça fait un bail que je n'ai plus rien écrit ici... raisons : manque de temps (je bosse, cette année, ou tout au moins j'essaie), manque de motivation peut-être aussi, ou trop de choses en tête... bon surtout manque de temps en fait.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 255, 153);font-family:georgia;" &gt;Je sais pas si je décide vraiment de m'y remettre ; mais c'est si le cas, ce sera en version courte : petites idées, petites impressions, coups de coeur divers, en tous cas je n'aurai plus le loisir de vous assommez avec mes articles interminables (supposant que ce blog est toujours visité par some of you ? not sure).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 255, 153);font-family:georgia;" &gt;Enfin bref, j'étais pas là pour raconter ma vie, mais pour justement faire partager un coup de coeur. Si vous n'êtes pas encore allés voir ce film au cinéma, allez-y, je ne vois pas trop comment il pourrait déplaire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 255, 153);font-family:georgia;" &gt;A la base, je trouvais que l'idée était ambitieuse : faire une comédie sur le thème d'une ado de 16 ans qui tombe enceinte, ça me paraissait osé ; les films, les livres, les témoignages se rapportant à un tel sujet sont généralement dramatiques, et présentent ce genre d'accident de parcours comme inévitablement traumatisants. Tout l'art de ce petit film sans prétention, c'est de faire une histoire vraiment drôle, qui soit à la fois émouvante et qui n'évite pourtant pas les difficultés que le sujet suppose.&lt;br /&gt;L&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 255, 153);font-family:georgia;" &gt;'originalité repose sur le personnage principal, cette jeune fille un peu hors norme (brillamment interprétée par la quasi-inconnue Ellen Page) qui n'est pas disposée à s'apitoyer sur son sort. Les pieds sur terre, elle affronte la situation avec courage, humour et sensibilité, sans pour autant éviter les phases de doute, de panique, de questionnement sur le choix à faire et de confidence à ses copines.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 255, 153);font-family:georgia;" &gt;Juno vit sa grossesse non désirée non pas comme une terrible erreur mais comme une étape nécessaire de sa vie, avec un détachement qui peut parfois paraître provocant, mais qui fait franchement sourire ("je ponds le truc et je vous le donne" dit-elle en substance aux futurs parents adoptifs de l'enfant...). Son attitude a le mérite de dédramatiser considérablement le sujet et de nous faire prendre un peu plus conscience que bien souvent, nous décidons, nous sommes à même de choisir comment vivre une situation, si complexe puisse-t-elle paraître, et qu'il existe, presque toujours, un &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 255, 153);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;easy way&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 255, 153);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="color: rgb(153, 255, 153);font-family:georgia;" &gt;...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 255, 153);font-family:georgia;" &gt;Pour tout vous dire, j'ai été tellement charmée par ce film que même l'accouchement me paraît être un moment surmontable ! (c'est dire !)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 255, 153);font-family:georgia;" &gt;Les autres personnages ajoutent aussi au caractère globalement atypique du film : Paulie, le sportif en short jaune amateur de tic-tacs, meilleur ami de toujours et amant d'un soir visiblement complètement dépassé par la situation ; Brenda, la belle-mère fan de chiens qui travaille dans un salon de manucure et n'a pas la langue dans sa poche ; Leah, la meilleure amie amoureuse d'un vieux prof barbu et pourvue d'un adorable sens de l'humour...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 255, 153);font-family:georgia;" &gt;Pour finir, vous remarquerez les jolis paysages aux quatre saisons, les jardins feuillus, les allées ensoleillées où courent les lycéens, et la neige qui recouvre la ville en hiver. Sans oublier la bande originale qui est également magnifique avec notamment plusieurs chansons de Kimya Dawson, un style particulier mais néanmoins très agréable.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center; color: rgb(102, 255, 153);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 255, 153);font-family:georgia;" &gt;Bref : go see it !!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="355" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/98qJ5ga7CMc&amp;amp;rel=1"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/98qJ5ga7CMc&amp;amp;rel=1" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" height="355" width="425"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-9214713864729692042?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/9214713864729692042/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=9214713864729692042' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/9214713864729692042'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/9214713864729692042'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2008/02/juno-just-great.html' title='Juno, just great'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/R72JlgqsXXI/AAAAAAAAAfo/s_i58LssJZc/s72-c/junoblog.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-5202754974021121422</id><published>2007-11-26T20:11:00.000+01:00</published><updated>2007-11-26T22:35:58.418+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Essais d&apos;essais'/><title type='text'>Femmes, islam et pensée occidentale : petits commentaires critiques</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/R0se23VHUVI/AAAAAAAAAfg/4Qfjkbd6mRQ/s1600-h/voil%C3%A9e.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/R0se23VHUVI/AAAAAAAAAfg/4Qfjkbd6mRQ/s320/voil%C3%A9e.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5137233727860461906" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: normal; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;Dans un article publié sur le site du Monde Diplomatique, un journaliste du nom d’Alain Gresh cite quelques études récentes sur la situation des femmes en terre d’islam et notamment sur l’existence (ou non existence) d’un féminisme musulman ; il relate également le « fait divers » que je recopie ci-dessous. Avec, à la suite, une série choisie de commentaires laissés par des lecteurs ; et je me permets quant à ces derniers une petite relecture critique qui m’a semblé&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;nécessaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;i&gt;J’ai, à plusieurs reprises, abordé la situation des femmes dans le monde arabe. Et aussi le rapport entre lutte de libération et émancipation des femmes, notamment en Palestine. Et quelle est la place de l’islam dans les luttes des femmes aujourd’hui ? (...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;i&gt;Une lecture progressiste du message de l’islam n’a évidemment pas cours partout. Ainsi Le Figaro du 22 novembre reproduit cette information : &lt;a href="http://www.lefigaro.fr/international/2007/11/22/01003-20071122ARTFIG00003-une-saoudienne-condamnee-pour-avoir-parle-de-son-viol.php"&gt;« Une Saoudienne condamnée pour avoir parlé de son viol »&lt;/a&gt; (Georges Malbrunot). Le journaliste écrit&lt;/i&gt; : &lt;i&gt;« Elle A 19 ans. Elle est mariée et issue de la minorité chiite du royaume. Sa faute ? Avoir rejoint dans une voiture un autre homme que son mari, qui devait lui rendre une vieille photo d’elle. Pour “fréquentations illégales”, un tribunal la condamna en octobre 2006 à 90 coups de fouet. En Arabie, les femmes ne doivent pas s’exposer dans la rue avec un homme étranger au cercle familial. Peu importe que la malheureuse ait été violée par sept gros bras qui l’attaquèrent ce jour-là. Elle commit ensuite une autre « faute » : elle parla de son calvaire aux médias. « Une tentative d’envenimer la situation et d’influencer l’appareil judiciaire », l’accuse un nouveau jugement rendu la semaine dernière par la Cour générale de Qatif, qui aggrave la peine à 200 coups de fouet et six mois de prison. »&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;    &lt;p  style="color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;" &gt;Dans le quotidien saoudien en anglais, Arab News du 21 novembre, Lubna Hussain publie un article intitulé « &lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(204, 255, 255); font-family: georgia;" href="http://www.arabnews.com/?page=7&amp;amp;section=0&amp;amp;article=103806&amp;amp;d=21&amp;amp;m=11&amp;amp;y=2007"&gt;A Slap in the Face of Justice&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; » (une gifle à la justice). Parlant de la victime, elle écrit : « Au lieu d’avoir été s&lt;/span&gt;aluée pour avoir oser briser les tabous sociaux et affronter les conséquences des traumatismes dont elle a profondément souffert, elle se retrouve à la place des accusés avec ses violeurs, accusée de complicité dans leur crime. Selon la cour, d’abord elle n’aurait pas dû être avec un homme qui n’était pas son "gardien". Les juges ont lu dans une boule de cristal et vu qu’elle "avait l’intention de faire quelque chose de mal" et cela constituait une très bonne raison pour la bande de la violer. C’est toujours la faute de la femme, bien sûr ! &lt;/i&gt;(...)&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Pour ajouter du grotesque à l’insulte, l’avocat de la défense est devenu maintenant l’ennemi public numéro 1 parce qu’il a avancé des preuves qui s’appuient sur la juridiction musulmane et des principes pour montrer combien ridicule et contraire à la foi était le jugement. Plutôt que d’accepter son erreur et de la redresser en appel, la cour a simplement montré que faire appel revient à demander un châtiment plus dur. C’est aussi une incitation aux avocats à ne pas défendre les victimes de crimes de haine, sinon ils risquent de perdre leur droit de pratiquer. »&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;i&gt;Il sera intéressant de voir comment la presse de large audience (en arabe) réagit à ce verdict en Arabie saoudite.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Commentaires :&lt;/u&gt; (reproduits en italique ; mes apports sont à la suite de chacun)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;i&gt;1) Ce qui est certain, c’est que tous les islamophobes que comptent la France (et il y en a beaucoup) n’ont pas fini d’instrumentaliser cette "actualité", on va l’entendre souvent et pendant des mois... Pourtant l’Arabie est dans l’"axe du bien", elle l’est l’allié stratégique des Etats Unis (et donc du camp "occidental") depuis 1938, c’est-à-dire la découverte de ses gisements fabuleux en or noir... Elle a été l’ennemi farouche de tous les gouvernements arabes progressistes, Nasser en sait quelque chose !, elle est encore l’ennemi par excellence de l’Iran...&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;- tout ce qui intéresse ce monsieur c’est « l’instrumentalisation » qui va être faite par les horribles islamophobes... les affronts faits aux femmes en terre d’islam, sont, à côté de cette calomnie imméritée, de seconde importance (tout ce qui touche aux femmes est « second », comme l’exprime si bien le titre du livre de Simone de Beauvoir)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;- il convient d’ailleurs de s’interroger sur le sens du mot « islamophobe » utilisé à profusion et il me semble, jamais clairement défini. Etymologiquement : « peur de l’islam », n’est-ce pas ? Or, certaines évolutions culturelles contemporaines liées à l’islam ne sont-elles pas franchement inquiétantes ? Je pense que si et le sens commun fait donc de moi une affreuse islamophobe. Je suis l’ennemie du dialogue interculturel ! Bêtise. Parce que islamophobe est un terme lié complaisamment et de façon sous-entendue liée à un racisme qui serait proprement occidental, voire français, vis-à-vis des populations musulmanes (entendez : nos immigrés), dont la religion en vient quasiment à constituer une « race ». Amalgame facile et idiot. Et dommage pour les Arabes non-musulmans, dont l’identité et la place sociale se trouvent du même coup niées ! Bref, idiotie de l’islamophobie, terme creux fait pour faire peur justement, et amener toute personne qu’elle viserait à se récrier : « mais non ! J’ai rien contre les Arabes ! » alors que &lt;u&gt;ce n’est pas le sujet&lt;/u&gt;. Détournement de conversation visant à avoir le dernier mot, ou à passer pour l’apôtre du bien ? Très profond, vraiment...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;- Autre argument : l’axe du bien/du mal ; alliés de l’occident/ennemis... c’est la dichotomie de Georges Bush, et certainement d’un bon nombre de politiques européens, mais est-ce que parce que l’on est occidental que l’on est forcé de coller à ce modèle ? Ou de s’y opposer et par là d’adorer l’islam, en vrac, les islamistes, les lapideurs... enfin, tous les ennemis ? Simplification encore.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Qu’est supposée nous faire ressentir cette brillante information ? Que comme l’Arabie Saoudite est l’allié stratégique des USA, nous, bien-pensants occidentaux vaguement islamophobes, nous ferions mieux de la fermer lorsqu’il s’agit de critiquer le modèle social de ce pays, ouvertement hostile aux femmes ? Ou que l’on a beau jeu de critiquer alors que notre gouvernement soutient indirectement de telles pratiques ? Si ce n’est pas ça, que l’on m’explique...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;- L'Arabie Saoudite a été l’ennemi de tous les régimes progressistes arabes... d’ailleurs pour preuve elle est encore l’ennemi de l’Iran... qui n’est déjà pas un régime arabe (mais comme musulman et arabe, c’est pareil, pour les combattants de l’islamophobie...) et un régime progressiste ? (là c’est presque à en mourir de rire) c’est évident, surtout en matière de droit des femmes par exemple, un régime qui a entre autres pour principe la ségrégation sexuelle et la négation des homosexuels (« pas un seul homosexuel en Iran" a déclaré Mr Ahmadinedjad...) &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;i&gt;2) Je ne comprends pas très bien ce que signifient « le rôle des femmes dans le monde arabe » ou « la place des femmes dans l’islam ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;i&gt;Le monde arabe serait-il une planète mystérieuse où les lois de la nature terrestre ne pourraient pas fonctionner ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;i&gt;La religion musulmane serait-elle une religion exclusivement masculine pour que la place des femmes s’y pose plus particulièrement que dans les autres religion ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;i&gt;Les femmes ne sont-elles pas autant que les hommes des facteurs actifs de l’organisation politico-économique des sociétés ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;i&gt;Musulmanes ou pas les femmes n’ont pas accès à la prêtrise (sauf quelques exceptions anglicanes), arabes ou pas les sociétés d’immigration ont tendance à être matriarcales, les sociétés féodales, patriarcales, les sociétés "démocratiques", parfaitement hypocrites.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;i&gt;Ce n’est pas le rôle des femmes "ceci" ou la place des femmes "cela"qui comptent, mais bel et bien l’état des sociétés, et la cohérence des actes de chacun.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;- Il faudrait d’abord m’éclairer sur ce que sont « les lois de la nature terrestre » qui s’appliquent aux relations hommes-femmes et la portée scientifique d’un tel concept... ça m’échappe grandement. J’espère que ce n’est pas un avatar du biologisme qui affirme que les femmes sont plus ou moins aptes à faire ceci, ou cela, et en tous cas toujours moins aptes que les hommes lorsqu’il s’agit de pouvoir. Tout ce qu’on peut dire c’est que la femme par sa constitution physique est plus « asservie » à l’espèce que l’homme (je reprends encore Simone de Beauvoir), mais elle est aujourd’hui de plus en plus en mesure de dépasser cet asservissement (notamment grâce au contrôle des naissances) ; bref, c’est la seule loi que je vois. Et à mon avis elle fonctionne plutôt bien dans le monde arabe étant donné le taux de natalité de ces pays. Passons sur cette question vide.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;- « La religion musulmane serait-elle une religion exclusivement masculine ? » eh bien, je crois que pour une fois on peut répondre, et la réponse est oui. Du moins - nuançons le propos - l’islam est, en tant que religion révélée dans le Livre/Coran, une religion qui s’adresse aux hommes et prescrit aux hommes. Ces hommes ont à leur tour la responsabilité de prescrire le comportement de croyante aux femmes. C’est ce que dit le Coran : il s’adresse à des êtres humains explicitement masculins. Il est fait référence aux êtres féminins comme « vos femmes ».&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Et on sait que dans cette religion, au sens strict, à l’interprétation la plus pure que l’on peut en faire, les premiers priment sur les secondes. Ce qui, lorsque la religion est érigée en principe d’Etat, certainement un handicap pour l’égalité des sexes. Voilà par contre un « loi » qui peut s’appliquer, à des degrés divers, aux femmes en régime islamique - et cela ne peut leur être que défavorable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;- « Les femmes ne sont-elles pas autant que les hommes des facteurs actifs de l’organisation politico-économique des sociétés ? » Oui, elles le sont, puisqu’elle sont moitié de la population de toute société, mais cela n’implique en aucun cas que l’organisation soit égalitaire. L’islam, en l’occurrence - tout comme dans les sociétés occidentales il y a moins d’un siècle - prévoit cette organisation sous un mode binaire : les femmes administrent « l’intérieur » et les hommes « l’extérieur ». C’est un système inégalitaire mais viable. Mais les femmes y sont confinées physiquement, et limitées socialement. Elles ne participent pas à la décision publique et au pouvoir social.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;- « Arabes ou pas les sociétés d’immigration ont tendance à être matriarcales » : cette dame, ou ce monsieur, a une fâcheuse tendance à être mal renseigné, en plus de dire des bêtises. L’existence du matriarcat est actuellement scientifiquement mise en doute ; on estime qu’il a pu exister, il y a longtemps, dans des sociétés primitives, des formes de matriarcat, mais les éléments manquent pour s’en assurer. Qu’est-ce encore qu’une « société d’immigration » ? Ce qui est sûr, c’est que les sociétés musulmanes sont patriarcales. Il ne faut pas confondre société matriarcale et matrilinéaire, qui signifie que la filiation s’établit via les femmes. Ce qui, en pratique ne leur confère aucun pouvoir social. Les hommes gardent le privilège de domination, même dans de telles sociétés.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En gros, une société peut être parfaitement cohérente et inégalitaire. Je ne vois pas pourquoi cette cohérence l’exempterait de critiques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;i&gt;3) &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;« ... Mais il y aussi la banalisation occidentale de la pornographie, le modèle de la starlette en string, le triomphe de la nudité dans la publicité, la femme, parfois la petite fille, servie à domicile dans toutes les positions de la domination et de l’humiliation par les réseaux internet au nom d’une prétendue libération de la morale. Inutile de dire qu’une société qui développe ces pratiques n’est pas plus humaine. ... »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p  style="color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Un autre commentateur cite ce passage d’un article de Michèle Narvaez. Au moins ce qui est dit en soi pour une fois n’est pas complètement idiot. Mais quel est le but de cette citation ? Quoi d’autre qu’une nouvelle dichotomie censée nous éclairer et nous faire sentir combien chercher à améliorer le statut des femmes musulmanes est vain ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;« Chez nous, il y a le porno ! On n’a aucun droit de se permettre une critique sur le voile, on fait pas mieux ! ». C’est un argument ô combien récurrent et ô combien mal fondé. Ou alors elle s’adresse à des idiots qui ne réfléchissent qu’à moitié. Le voile fait de la femme un objet sexuel, objet de désir masculin et donc susceptible de créer du désordre social ; c’est pour cela qu’on cache le corps. La prostitution et le porno réduisent de même la femme à son corps et son corps à un objet de désir sexuel masculin ; ils agissent comme éléments d’assouvissement de ce désir, ce qui est aussi une forme de pacification sociale (simplification extrême : si les hommes peuvent se soulager avec une prostituée ou face à une vidéo, il ne seront pas sujets à des pulsions qui pourraient les amener à agresser des filles). Au final, pas de grande différence, hein ? Une petite quand même : dans les pays occidentaux, même si on est régulièrement agressé par la nudité dans la pub par exemple, personne ne vous oblige en tant que fille à vous trimballer en bikini même quand il fait - 10. Ce n’est pas non plus mal vu de sortir habillée, que je sache. Dans beaucoup de pays musulmans, ne pas sortir voiléede la tête aux pieds est actuellement une transgression importante des normes sociales, même par temps caniculaire. Sans parler des pays où le voile, ou la burqa, sont obligatoires légalement parlant.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p  style="color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Et puis, où est-il écrit que l’on devrait choisir entre ces deux situations minables ? On ne peut pas imaginer que l’émancipation féminine se fasse précisément hors de modèles pareils ?&lt;br /&gt;Après, il peut y avoir des filles qui choisissent de s’habiller comme des putes et d’autres de porter le voile... et là, d’un côté comme d’un autre, on est impuissant ; on peut se contenter de regretter que des femmes par elles-mêmes se cantonnent au rôle exclusivement sexuel que la société leur assigne ou leur propose.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="font-style: italic; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;4) C’est fou ce que certains occidentaux sont fascinés par la femme arabe et musulmane en général. Certains même lui portent un intérêt particulier et nous en sommes... convaincus de leur sincérité. Rappelez-vous le tapage médiatique à propos de la femme nigériane que des illuminés voulaient lapider, tous les sujets sur l’excision des jeunes filles (excision présentée comme une pratique courante), tous les sujets sur les mariages forcés qui relèvent de pratiques sociales et non religieuses (en islam le mariage est nul et non avenu s’il n’y a pas consentement des deux époux). Mais curieusement ces âmes charitables et tout à fait sincères n’ont pas vu la souffrance des femmes irakiennes qui ont vu leurs enfants mourir devant leurs yeux de faim et de maladie à cause de l’embargo ordonné par les américains pendant près de 10 ans, il n’ont pas vu les milliers de femmes palestiniennes qui ont vu leurs enfants se faire tirer comme des lapins par des militaires israéliens, des femmes qui élèvent des garçons et des filles sans avenir... Mais celles là si elles sont femmes elles n’ont aucun intérêt dans les perspectives islamophobes. Démocratie ? Oui. Liberté d’expression ? Je dis oui encore. Hypocrisie ? Non merci.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;- Et là encore, on serait censé se désintéresser des maux infligés exclusivement aux femmes, parce que certaines décisions occidentales ont durement affecté ces pays où les femmes sont maltraitées. Encore une fois, secondaire... mais non, nous dit l’auteur(e) : ces décisions occidentales ont terriblement affecté les femmes justement ! Oui, mais pas qu’elles - c’est donc un sujet différent (hop, un petit détournement de la question féminine). En plus de subir les obus, les femmes subissent la lapidation, l’excision, les viols conjugaux, les crimes d’honneur... en quoi le premier élément serait légitime pour occulter tous ces faits et les rendre de moindre importance ? Justement parce qu’ils ne concernent que les femmes ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;- On remarquera, d’autre part, que dans ce beau discours la place des femmes est magnifiquement assimilée à celle de mère : « elles ont vu leurs enfants mourir, elles les élèvent sans avenir ». Vu que c’est la leur rôle principal dans la société traditionnelle, procréer, voir leurs enfants se faire tuer est donc bien plus important que leur propre intégrité physique ou morale... sans parler de libertés...&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p  style="color: rgb(204, 255, 255); text-align: center;font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je m’arrête là. Cette lecture sur un site dont l’on pourrait pourtant espérer un certain niveau intellectuel me confirme dans la triste idée que les souffrances spécifiques endurées par les femmes apparaissent toujours, dans la tête du bien-pensant occidental comme musulman ou je ne sais, secondaires. On est toujours prêt à nier leur importance en les comparant à quelque principe supérieur : les horreurs de la guerre, le respect des religions, l’antiracisme... autant de phénomènes pour lesquels, du fait qu’ils concernent des hommes et des femmes, notre indignation devrait être beaucoup plus légitime.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-5202754974021121422?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/5202754974021121422/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=5202754974021121422' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/5202754974021121422'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/5202754974021121422'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2007/11/femmes-islam-et-pense-occidentale.html' title='Femmes, islam et pensée occidentale : petits commentaires critiques'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/R0se23VHUVI/AAAAAAAAAfg/4Qfjkbd6mRQ/s72-c/voil%C3%A9e.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-7766870306617691219</id><published>2007-10-27T22:32:00.001+02:00</published><updated>2007-10-27T22:51:16.197+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='What&apos;s in my head'/><title type='text'>Toute petite réflexion sur le questionnaire de Proust</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 153, 102); font-family: georgia;font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RyOjNyyoEPI/AAAAAAAAAfQ/G7lpNPOxXMY/s1600-h/questionnaire_proust.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RyOjNyyoEPI/AAAAAAAAAfQ/G7lpNPOxXMY/s200/questionnaire_proust.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5126120258245497074" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Voici un petit article pour accorder mon blog à l’air du temps. C’est-à-dire, rêveries éparses sur tout et rien, éphémères inspirations poétiques, et désir latent de toutes sortes de choses qui semblent simplement intouchables... et par là, adorables, comme toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: georgia; color: rgb(255, 153, 102);font-size:130%;" &gt;Je vais donc dans une nouvelle école et vois de nouveaux gens. Je participe le mardi à un cours d’anglais dont les discussions maladroites, langues étrangères obligent, m’amusent étonnamment bien que la professeur(e?) me soit un brin insupportable. Mais il y a de l’idée dans ses sujets de cours, je dois dire.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;p  style="color: rgb(255, 153, 102); font-family: georgia;font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La semaine dernière nous avons donc discuté du « questionnaire de Proust ». Mais qu’est-ce ? Tout d’abord, la version complète de ce questionnaire peut être trouvée à &lt;a href="http://jcdurbant.blog.lemonde.fr/2007/08/27/litterature-notre-fameux-questionnaire-de-proust-aussi-etait-anglais-new-blow-for-the-french-prousts-questionnaire-was-also-imported-from-britain/"&gt;cette adresse&lt;/a&gt;. Ce questionnaire est un exemple d’amusement des jeunes gens à l’époque de la Belle Epoque ; lors de fêtes d’anniversaire par exemple, on faisait remplir aux invités un questionnaire, que l’on pourrait rapprocher des longues séries de questions à se renvoyer indéfiniment dans les chain-mails d’aujourd’hui. Comme c’était une toute autre période, et certainement un autre milieu social, les questions sont évidemment plus spirituelles, culturelles, voire philosophiques. Ainsi, le questionnaire peut débuter sur « Quelle est votre idée du bonheur parfait ? » au lieu du terriblement intelligent « Quelle heure est-il ? » actuel. Mais passons.&lt;br /&gt;On parle du « questionnaire de Proust » car ce dernier est connu pour y avoir répondu avec une certaine originalité, et un art particulier - quoique ses réponses ne paraissent pas forcément formidables à chaque fois, et que cet intérêt soit probablement lié à la reconnaissance de l’auteur de talent qu’il fut, j’ai pourtant aimé certaines d’entre elles. &lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-GB"  style="font-size:130%;"&gt;Tout particulièrement celles-ci (en VO s’il vous plaît):&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;div  style="text-align: center; font-style: italic; color: rgb(255, 153, 102); font-family: georgia;font-family:georgia;"&gt;&lt;span lang="EN-GB"  style="font-size:130%;"&gt;The quality you most like in a man?&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-GB"  style="font-size:130%;"&gt;- Feminine charm&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-GB"  style="font-size:130%;"&gt; The quality you most like in a woman?&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;- A man’s virtues, and frankness in friendship&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;      &lt;p  style="color: rgb(255, 153, 102); font-family: georgia;font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p style="font-style: italic;"&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Voilà qui m’enchante curieusement, me touche même. Proust aimait chez les hommes une once de charme féminin ; et chez les femmes des vertus masculines, ainsi que de la « franchise dans la camaraderie ». Ce qui est a priori original et étonnant, l’individu moyen apprécierait certainement l’inverse. La prof de préciser alors que « nous connaissons tous l’orientation sexuelle de l’auteur » - ce qui, même si on ne la connaissait pas (ce qui était mon cas), nous l’a révélé, car on ne spécifie l’orientation sexuelle des gens que lorsqu’elle est déviante...&lt;br /&gt;Ces deux affirmations doivent-elles pour autant être mises en lien avec les mystérieuses lois de l’attirance ? Je ne crois pas. Car on aime plus souvent les hommes et les femmes dans un autre cadre. Et moi, qui suis pour l’instant formellement hétérosexuelle (pas forcément pour mon bien), je n’aurais pas su mieux répondre à ces questions en apparence si vastes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p  style="color: rgb(255, 153, 102); font-family: georgia;font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Est-ce que j’aime les hommes pour leurs « charmes féminins » ? Pas exactement. Mais je recherche inconsciemment en eux des qualités féminines. Et me sens apaisée lorsque je les trouve. Par exemple, j’aime les hommes qui parlent beaucoup, sur quelque ton que ce soit. Querelleur, amical, amusant ou confident, peu m’importe, j’aime qu’ils communiquent et qu’ils soient capables de le faire sur tout, ou du moins d’en donner l’impression. J’aime qu’ils sachent, avec tact et dignité, exprimer leurs émotions. J’aiment qu’ils n’aient pas peur d’avoir l’air faibles parfois, j’irais même jusqu’à dire que j’admire ceux qui sont capables de pleurer devant autrui sans avoir honte. En résumé, qu’ils soient capables de relâchement et qu’ils oublient parfois d’être fiers. Car fiers, ils le seront toujours assez ; cela fait partie des qualités considérées comme masculines ; ils en auront appris bien assez en grandissant en tant qu’hommes. Et j’aime aussi la douceur, la gentillesse de certains ; ceux chez qui ce n’est pas un caractère exceptionnel, mais une partie de leur manière d’être. C’est agréable et ça inspire la confiance. Aussi féminin qu’on veuille que ça soit.&lt;br /&gt;J’ai rarement rencontré de garçons dont j’ai pensé qu’ils ressemblaient trop à des filles. Et ceux qui sont exagérément maniérés ne m’inspirent que de l’indifférence. Comme tous ces gens qui s’attachent trop aux apparences.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 153, 102); font-family: georgia;font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;A l’inverse, j’aime chez les filles cette force déclarée qui les pousse à ne pas vouloir rentrer dans la case. Car la case des filles est tout de même plus petite que celle des garçons, il me semble. J’admire les filles qui n’ont pas peur d’aller au-delà des limites de genre pour s’épanouir en tant qu’être humain et se réaliser à quelque niveau que ce soit. J’aime les filles ambitieuses et naturelles, voyantes et un peu rebelles, qui parlent trop fort, qui n’ont pas peur de l’adversité, et qui savent retenir leurs larmes quand c’est nécessaire. Bref, le contraire de ce que j’aime chez les garçons à peu près... parce que ce n’est pas ce qu’on leur aura appris, à elles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p  style="color: rgb(255, 153, 102); font-family: georgia;font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je n’aime pas les schémas de genre et ni les autres et j’ai l’esprit critique, pour cela comme pour le reste, je ne peux pas m’empêcher de tout remettre en question. Je suis curieuse. J’ai envie de voir le maximum de choses, de vivre le maximum de choses et mon corps à cela est déjà une assez grande limite. Pas la peine d’en créer d’autres ou de laisser les autres en créer pour moi là où elles ne servent à rien.&lt;br /&gt;J’aime me trouver des points communs avec les gens, garçons ou filles, hommes ou femmes. Y a-t-il vraiment quelque chose de si illogique là-dedans ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 153, 102); font-family: georgia;font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Pourtant, je vois bien que la majorité des gens se sentent bien dans les cases. Elles semblent largement assez grandes pour eux. Du coup, je me sens parfois orgueilleuse de penser ainsi. Ou à côté de la plaque. Les garçons aiment les filles « bien féminines », et les filles fantasment sur des hommes « bien virils ». Qu’ils désireront. Qui les protègeront. Clic - comme une pièce de puzzle bien enclenchée. Je ne pourrais jamais m’associer à quelqu’un comme ça. J’y perdrais mon estime... puis, ça ne m’intéresserait pas. J’ai besoin d’aller au plus profond des gens, pour trouver quelque chose à quoi m’accrocher. Connaître leurs opinions sur un millier de petites choses, qui les rendront réellement uniques. Mélanger mon monde au leur comme une flaque de peinture bleue se noierait avec une flaque de peinture jaune, donnant une nouvelle sorte de vert. Effaçant le maximum de barrières qui sont autant de possibilités de séparation. S’ouvrir... autant qu’on le peut. Ca ressemblerait à ça, un couple pour moi. En dehors de ça, je ne vois pas grand chose. Ce serait faire les choses à moitié. Alors qu’on parle de faire sa vie, à deux. Je ne pourrais pas mal le faire. Je suis vraiment trop utopiste ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(255, 153, 102); font-family: georgia;font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RyOjcyyoEQI/AAAAAAAAAfY/c3v3qwkj-vg/s1600-h/plage.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 177px; height: 149px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RyOjcyyoEQI/AAAAAAAAAfY/c3v3qwkj-vg/s200/plage.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5126120515943534850" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-7766870306617691219?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/7766870306617691219/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=7766870306617691219' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/7766870306617691219'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/7766870306617691219'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2007/10/toute-petite-rflexion-sur-le.html' title='Toute petite réflexion sur le questionnaire de Proust'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RyOjNyyoEPI/AAAAAAAAAfQ/G7lpNPOxXMY/s72-c/questionnaire_proust.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-3501517755188538890</id><published>2007-09-07T00:16:00.000+02:00</published><updated>2007-09-07T00:28:56.354+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Movies'/><title type='text'>Le monde merveilleux de Miyazaki</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 204, 255);font-size:130%;" &gt;&lt;a style="font-family: georgia;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RuB9OQkoF5I/AAAAAAAAAeo/kD9vTNYdKqY/s1600-h/Chihiro01.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RuB9OQkoF5I/AAAAAAAAAeo/kD9vTNYdKqY/s200/Chihiro01.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5107219661358372754" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;C’est un article « juste au cas où » : au cas où quelqu’un parmi vous ne connaîtrait pas encore Hayao Miyazaki et ses films animés enchanteurs. Le simple fait que j’en chante les louanges est déjà en soi un gage d’intérêt et de qualité. Non que je sois terriblement égocentrique ; je suis surtout quelqu’un qui détestait les dessins animés. Passé mes 10-11 ans et la période révolue des Minikeums, je jugeais que ce genre de divertissement n’était définitivement plus de mon âge et le peu de fois où j’étais amenée à en regarder, par de malheureux concours de circonstances, je n’éprouvais qu’un incroyable ennui.    &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;p  style="color: rgb(255, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Il a d’ailleurs fallu un autre de ces concours - heureux donc cette fois - pour que je puisse me laisser conquérir par le génial réalisateur japonais. Je vous passe l’épisode biographique - Wikipédia y réussira bien mieux que moi à l’attention des intéressés - qui n’ajouterait d’ailleurs rien à l’oeuvre. A ma grande surprise et joie, j’ai donc découvert quelque chose de tout à fait original et enthousiasmant. Le cinéma de Miyazaki est une réinvention du dessin animé. C’est tout simplement différent. Je vais essayer d’expliquer pourquoi, mais vous ne le comprendrez certainement qu’en voyant par vous-même.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RuB9bwkoF6I/AAAAAAAAAew/PHejax1lC0Q/s1600-h/howl_castle2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RuB9bwkoF6I/AAAAAAAAAew/PHejax1lC0Q/s200/howl_castle2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5107219893286606754" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Une première chose appréciable est que ces dessins&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; animés s’adressent à tous, petits&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; et grands.L’atmosphère chaleureuse qui y règne, ainsi que les héros, des enfants dans la plupart des cas, qui affrontent nombre d’aventures rocambolesques tout en gardant le sourire, ont largement de quoi séduire un vaste public jeunesse, sans avoir rien à envier aux géants de Walt Disney. Et, en même temps, une foule de petits détails, des histoires complexifiées à souhait, ajoutées à une esthétique sans pareil, font que l’ensemble est loin d’être inintéressant pour le spectateur adulte. Qui, lui, ne se contentera pas de rire, de trembler et de s’émerveiller mais s’attachera à vouloir tout comprendre sans jamais vraiment y parvenir, comme l’on s’attache au mystère d’une énigme, par envie de saisir l’insaisissable.&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RuB9kwkoF7I/AAAAAAAAAe4/XeDXRyuqo7I/s1600-h/kiki.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RuB9kwkoF7I/AAAAAAAAAe4/XeDXRyuqo7I/s200/kiki.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5107220047905429426" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Mais la véritable particularité de ces films réside ailleurs, dans quelque chose de plus abstrait, de plus difficilement exprimable. C’est peut-être, tout d’abord, un décor, l’instauration d’un autre espace-temps, indéfinissable et pourtant familier, qui libère le spectateur des tourments de sa réalité sans pour autant verser dans l’invraisemblable. Miyazaki situe souvent ses histoires dans une époque qui me semble proche d’un début ou milieu de vingtième siècle ; entendez par là, la civilisation à son apogée sans les conséquences désastreuses que l’on découvre aujourd’hui. Ce sont des villes avec des places de marché grouillantes de piétons, des rues pavées et de rares vieilles voitures, de grandes maisons de style ancien, des espaces de nature totalement vierges, et des personnages se déplaçant à dos de cheval ou de drôles de créatures magiques y ressemblant. Ce monde pré-moderne ravissant évolue en permanence à la limite du réel et du merveilleux, empiétant fréquemment sur le territoire de la magie, et c’est ce cadre original que l’on retrouve, par divers aspects, d’une histoire à l’autre. C’est aussi, je pense, une morale particulière : on oublie les terriblement méchants et les très gentils des dessins animés classiques pour se trouver face à des personnages étrangement humains, de ce point de vue : ils sont tantôt d’une grande aide mais peuvent également nourrir de bien noirs desseins. Un peu comme les humains, ils sont imprévisibles, et ont des bons comme des mauvais côtés. Bien loin de l’habituel schéma manichéen, ces films montrent le genre humain de façon assez pure et positive, dans ses grâces comme ses faiblesses.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RuB9twkoF8I/AAAAAAAAAfA/X84JNFycLGE/s1600-h/totoro%281%29.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RuB9twkoF8I/AAAAAAAAAfA/X84JNFycLGE/s200/totoro%281%29.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5107220202524252098" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; Et, au centre de tout cela, il y a les héros, et bien souvent les héroïnes, qui me ravissent tant elles sont ingénieuses, vives et débrouillardes en toutes situations.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; Leur rôle est souvent celui du diplomate, l’être chargé de maintenir ou de rétablir un équilibre menacé. Voilà ce que semble dire Miyazaki : qu’il n’y a pas&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; fondamentalement, de bons, de&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; méchants mais des circonstances, que celles-ci ne sont favorables qu’à condition de préserver un équilibre fragile, et qu’il existe, un peu partout, des personnes exceptionnelles capables de changer le cours des évènements.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je ne sais pas si je vois vraiment les choses de cette manière, mais une chose est sûre, l’idée me plaît, et la voir diffusée à travers une oeuvre d’une telle qualité, me plaît encore plus....&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Pour finir, et à titre non exhaustif, voici une liste-classement de mes Miyazaki préférés, si par hasard vous ne saviez pas par où commencer :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p  style="text-align: center; color: rgb(255, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Le château ambulant&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: georgia; color: rgb(255, 204, 255); font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: center; color: rgb(255, 204, 255); font-weight: bold; font-style: italic;font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le voyage de Chihiro&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: georgia; color: rgb(255, 204, 255); font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: center; color: rgb(255, 204, 255); font-weight: bold; font-style: italic;font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Kiki la petite sorcière&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: georgia; color: rgb(255, 204, 255); font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: georgia; color: rgb(255, 204, 255); font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: center; color: rgb(255, 204, 255); font-weight: bold; font-style: italic;font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Princesse Mononoké&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="text-align: center; color: rgb(255, 204, 255); font-weight: bold; font-style: italic;font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Mon voisin Totoro&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: georgia; color: rgb(255, 204, 255); font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: center; color: rgb(255, 204, 255); font-weight: bold; font-style: italic;font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le château dans le ciel&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(255, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RuB9_wkoF9I/AAAAAAAAAfI/CMDvk0S1M08/s1600-h/chihiro.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RuB9_wkoF9I/AAAAAAAAAfI/CMDvk0S1M08/s200/chihiro.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5107220511761897426" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p  style="text-align: center; color: rgb(255, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Enjoy...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-3501517755188538890?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/3501517755188538890/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=3501517755188538890' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/3501517755188538890'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/3501517755188538890'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2007/09/le-monde-merveilleux-de-miyazaki.html' title='Le monde merveilleux de Miyazaki'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RuB9OQkoF5I/AAAAAAAAAeo/kD9vTNYdKqY/s72-c/Chihiro01.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-3480404426020848977</id><published>2007-08-15T21:08:00.000+02:00</published><updated>2007-08-15T21:21:19.940+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lecture du mois'/><title type='text'>Virginie Despentes - King Kong Théorie</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 255, 153);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RsNP14rWFwI/AAAAAAAAAeg/g6kRpsVvLts/s1600-h/kingkongtheory.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RsNP14rWFwI/AAAAAAAAAeg/g6kRpsVvLts/s320/kingkongtheory.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5099006990279382786" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le bouquin est parti sur un registre un peu trop trashy pour que je puisse y voir une soeur de pensée. En clair, j’avais d’ores et déjà perdu le plaisir de lire un auteur avec qui j’aurais été miraculeusement d’accord. Mais je suis bien vite sortie de ce registre de qui-a-tort-et-qui-a-raison. Car malgré une tendance certaine à la provocation, son angle de vue radical est véritablement intéressant. Il y a du nouveau : j’ai envisagé différemment, en lisant ce livre, des thèmes qu’il me semblait avoir déjà tellement fouillés que le tour en était fait.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et elle se donne, Virginie, quoiqu’on pense d’elle et de ses convictions. Elle se donne, à fond, d’ailleurs comme les gens qui se savent initier une bataille, comme ceux qui sont conscients des critiques à venir et prêts à se faire détester. C’est violent mais beau. Elle assène ses phrases et ses comme des coups de marteau. Le passage, assez long, que j’ai choisi, l’illustre plutôt bien. Et il résulte aussi, de ce trop crûment parler, un certain soulagement : la désacralisation des mots... qui attaque frontalement tout ce qui relève vaguement de la honte et du tabou. Et parfois même, le trashy poussé vire presque à l’humour...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pas du 100% mais... chapeau. Curieuse voire avide d’en discuter. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;                  &lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(255, 255, 153);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Voiture de trois lascars, blancs, typiques banlieusards de l'époque, bières, pétards, il est question de Renaud, le chanteur. Comme ils sont trois, dans un premier temps, on refuse de monter avec eux. Ils se donnent la peine d'être vraiment sympas, de faire des blagues et de discuter. Ils nous convainquent que c'est trop bête d'attendre à l'ouest de Paris alors qu'ils pourraient nous dropper à l'est, là où ce sera plus facile de trouver quelqu'un. Et on monte dans la voiture. Des deux filles, je suis celle qui a le plus bourlingué, la plus grande gueule, celle qui décide qu'on peut y aller. Au moment où les portières claquent, cependant, on sait déjà que c'est une connerie. Mais au lieu de hurler "on descend" les quelques mètres où il est encore temps, on se dit chacune dans notre coin qu'il faut arrêter de paranoïer et de voir des violeurs partout. Ca fait plus d'une heure qu'on parle avec eux, ils ont juste l'air de branleurs, amusants, vraiment pas agressifs. Cette proximité, depuis, parmi les choses indélébiles : corps d'hommes dans un lieu clos où on est enfermées, avec eux, mais pas semblables à eux. Jamais semblables, avec nos corps de femmes. Jamais en sécurité, jamais les mêmes qu'eux. Nous sommes du sexe de la peur, de l'humiliation, le sexe étranger. C'est sur cette exclusion de nos corps que se construisent les virilités, leur fameuse solidarité masculine, c'est dans ces moments qu'elle se noue. Un pacte reposant sur notre infériorité. Leurs rires de mecs, entre eux, le rire du plus fort, en nombre.&lt;br /&gt;Pendant que ça se passe&lt;i&gt;, &lt;/i&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;ils font semblant de ne pas savoir exactement ce qui se passe ; parce qu’on est en minijupe une cheveux verts l’autre orange, forcément on « baise comme des lapins », donc le viol en train de se commettre n’en est pas un. Comme pour la plupart des viols, j’imagine. J’imagine que, depuis, aucun de ces trois types ne s’identifie comme violeur. Car ce qu’ils ont fait, eux, c’est autre chose. A trois avec un fusil contre deux filles qu’ils ont cognées jusqu’à les faire saigner : pas du viol. La preuve : si on avait vraiment tenu à ne pas se faire violer, on aurait préféré mourir, ou on aurai réussi à les tuer. Celles à qui ça arrive, du point de vue des agresseurs, d’une manière ou d’une autre ils s’arrangent pour le croire, tant qu’elles s’en sortent vivantes, c’est que ça ne leur déplaisait pas tant que ça. (...) Les hommes continuent de faire ce que les femmes ont appris à faire pendant des siècles : appeler ça autrement, broder, s’arranger, surtout ne pas utiliser &lt;/span&gt;le&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; mot pour décrire ce qu’ils ont fait. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Ils ont « un peu forcé » une fille, ils ont « un peu déconné », elle était « trop bourrée » ou bien c’était une nymphomane qui faisait semblant de ne pas vouloir : mais si ça a pu se faire, c’est qu’au fond la fille était consentante.&lt;/span&gt; Qu’il y ait eu besoin de la frapper (…) de s’y prendre à plusieurs pour la contraindre, qu’elle chiale avant pendant et après n’y change rien, dans la plupart des cas, le violeur s’arrange avec sa conscience, juste une salope qui ne s'assume pas et qu'il a suffi de savoir convaincre. A moins que ça ne soit difficile à porter, aussi, de l'autre côté. On n'en sait rien, ils n'en parlent pas.&lt;i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a vraiment que les psychopathes graves, violeurs en série qui découpent les chattes à coups de tessons de bouteilles, ou pédophiles s'attaquant aux petites filles, qu'on identifie en prison. Car les hommes condamnent le viol. Ce qu'ils pratiquent, c'est toujours autre chose.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(255, 255, 153);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(255, 255, 153);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En 1990, (...) une certaine Camille Paglia écrit un article qui m’interpelle et commence par me faire rigoler, dans lequel elle décrit l’effet que lui font les footballeurs sur terrain, fascinantes bêtes de sexe pleines d’agressivité. Elle commençait son papier sur toute cette rage guerrière et à quel point ça lui plaisait, cet étalage de sueur et de cuisses musclées en action. Ce qui, de fil en aiguille, l’amenait au sujet du viol. J’ai oublié ses termes exacts. Mais, en substance :&lt;i&gt; « C'est un risque inévitable, c'est un risque que les femmes doivent prendre en compte et accepter de courir si elles veulent circuler librement. Si ça t'arrive, remets-toi debout, dust yourself et passe à autre chose. Et si ça te fait trop peur, il faut rester chez maman et t'occuper de faire ta manucure. » &lt;/i&gt;Ca m’a révoltée, sur le coup. Haut-le-coeur de défense.(...)&lt;br /&gt;Depuis plus rien n’a jamais été cloisonné, comme avant. Penser pour la première fois le viol de façon nouvelle. (...) Pour la première fois, quelqu’un valorisait la faculté de s’en remettre, plutôt que de s’étendre complaisamment sur le florilège des traumas. Dévalorisation du viol, de sa portée, de sa résonance. Ca n’annulait rien à ce qui s’était passé, ça n’effaçait rien de ce qu’on avait appris cette nuit-là. (...) &lt;span class="postbody"&gt;Paglia nous permettait de nous imaginer en guerrières, non plus responsables personnellement de ce qu’elles avaient bien cherché, mais victimes ordinaires de ce qu’il faut s’attendre à endurer si on est femme et qu’on veut s’aventurer à l’extérieur. Elle était la première à sortir le viol du cauchemar absolu, du non-dit, de ce qui ne doit surtout jamais arriver. Elle en faisait une circonstance politique, quelque chose qu’on devait apprendre à encaisser. &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Paglia changeait tout : il ne s’agissait plus de nier, ni de succomber, il s’agissait de faire avec.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(255, 255, 153);font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(255, 255, 153);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Quand le film &lt;i&gt;Baise-moi &lt;/i&gt;a été retiré de l’affiche, beaucoup de femmes ont tenu à affirmer publiquement : « Quelle horreur, il ne faudrait surtout pas croire que la violence est une solution contre le viol. » Ah bon ? On n’entend jamais parler dans les faits divers de filles, seules ou en bandes, qui arrachent des bites avec les dents pendant les agressions, qui retrouvent les agresseurs pour leur faire la peau, ou leur mettre une trempe. Ca n’existe, pour l’instant, que dans les films réalisés par des hommes. (...) Le message qu’ils nous font passer est clair : comment ça se fait que vous ne vous défendez pas plus brutalement ? Ce qui est étonnant, effectivement, c'est qu'on ne réagisse pas comme ça. Une entreprise politique ancestrale, implacable, apprend aux femmes à ne pas se défendre. Comme d'habitude, double contrainte : nous faire savoir qu'il n'y a rien de plus grave, et en même temps, qu'on ne doit ni se défendre, ni se venger. Souffrir, et ne rien pouvoir faire d'autre.&lt;br /&gt;Mais des femmes sentent la nécessité de l’affirmer encore : la violence n’est pas une solution. Pourtant, le jour où les hommes auront peur de se faire lacérer la bite à coups de cutter quand ils serrent une fille de force, ils sauront brusquement mieux contrôler leurs pulsions « masculines », et comprendre ce que « non » veut dire. J'aurais préféré, cette nuit-là, être capable de sortir de ce qu'on a inculqué à mon sexe, et les égorger tous, un par un. Plutôt que vivre en étant cette personne qui n'ose pas se défendre, parce qu'elle est une femme, que la violence n'est pas son territoire, et que l'intégrité physique du corps d'un homme est plus importante que celle d'une femme. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(255, 255, 153);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;Pendant ce viol, j’avais dans la poche de mon Teddy rouge et blanc un cran d’arrêt (...) que je brandissais assez facilement, en ces temps globalement confus. Je m’y étais attachée, à ma façon j’avais appris à m’en servir. Cette nuit-là, il est resté planqué dans ma poche et la seule pensée que j’ai eue à propos de cette lame était : pourvu qu’ils ne la trouvent pas, pourvu qu’ils ne décident pas de jouer avec. Je n’ai même pas pensé à m’en servir. Du moment que j’avais compris ce qui nous arrivait, j’étais convaincue qu’ils étaient les plus forts. Une question de mental. Je suis convaincue depuis que s’il s’était agi de nous faire voler nos blousons, ma réaction aurait été différente. Je n’étais pas téméraire, mais volontiers inconsciente. Mais à ce moment précis, je me suis sentie femme, salement femme, comme je ne l’avais jamais senti, comme je ne l’ai plus jamais senti. Défendre ma propre peau ne me permettait pas de blesser un homme. Je crois que j’aurais réagi de la même façon s’il n’y avait eu qu’un seul garçon contre moi. C’est le projet du viol qui refaisait de moi une femme, quelqu’un d’essentiellement vulnérable. (...) Je ne suis pas furieuse contre moi de ne pas avoir osé en tuer un. Je suis furieuse contre une société qui m’a éduquée sans jamais m’apprendre à blesser un homme s’il m’écarte les cuisses de force, alors que cette même société m’a inculqué l’idée que c’était un crime dont je ne devais pas me remettre. Et je suis surtout folle de rage de ce qu’en face de trois hommes, une carabine et piégée dans une forêt dont on ne peut s’échapper en courant, je me sente encore aujourd’hui coupable de ne pas avoir eu le courage de nous défendre avec un petit couteau.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(255, 255, 153);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;A la fin, il y en a un qui trouve cette lame, il la montre aux autres, sincèrement surpris que je ne l’aie pas sortie. « Alors, c’est que ça lui plaisait ».&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Les hommes, en toute sincérité, ignorent à quel point le dispositif d'émasculation des filles est imparable, à quel point tout est scrupuleusement organisé pour garantir qu'ils triomphent sans risquer grand chose, quand ils s'attaquent à des femmes. Ils croient, benoîtement, que leur supériorité est due à leur grande force. Ca ne les dérange pas de se battre carabine contre cran d'arrêt. Ils estiment le combat égalitaire les bienheureux crétins. C'est tout le secret de leur tranquillité d'esprit.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(255, 255, 153);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;C'est étonnant qu'en 2006, alors que tant de monde se promène avec de minuscules ordinateurs cellulaires en poche, appareils photo, téléphones, répertoires, musique, il n'existe pas le moindre objet qu'on puisse se glisser dans la chatte quand on sort faire un tour dehors, et qui déchiquetterait la queue du premier connard qui s'y glisse. Peut-être que rendre le sexe féminin inaccessible par la force n'est pas souhaitable. Il faut que ça reste ouvert, et craintif, une femme. Sinon, qu'est-ce qui définirait la masculinité ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(255, 255, 153);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(255, 255, 153);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(255, 255, 153);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;Quand le garçon se retourne et déclare « fini de rire » en me collant la première beigne, ça n’est pas la pénétration qui me terrorise, mais l’idée qu’ils vont nous tuer. (...) De la peur de la mort, je me souviens précisément. Cette sensation blanche, une éternité, ne plus rien être, déjà plus rien. (...) C’est la possibilité de la mort, la proximité de la mort, la soumission à la haine déshumanisée des autres, qui rend cette nuit indélébile. Pour moi, le viol, avant tout, a cette particularité : il est obsédant. J’y reviens, tout le temps. Depuis vingt ans, chaque fois que je crois en avoir fini avec ça, j’y reviens. Pour en dire des choses différentes, contradictoires. J’imagine toujours pouvoir un jour en finir avec ça. Liquider l’évènement, le vider, l’épuiser.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(255, 255, 153);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;Impossible. Il est fondateur. De ce que je suis en tant qu’écrivain, en tant que femme qui n’en est plus tout à fait une. C’est en même temps ce qui me défigure, et ce qui me constitue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; color: rgb(255, 255, 153);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;i&gt;(Plus que tout, je trouve cette dernière phrase très, très juste.)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 255, 153);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="color: rgb(255, 255, 153);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-3480404426020848977?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/3480404426020848977/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=3480404426020848977' title='15 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/3480404426020848977'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/3480404426020848977'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2007/08/virginie-despentes-king-kong-thorie.html' title='Virginie Despentes - King Kong Théorie'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RsNP14rWFwI/AAAAAAAAAeg/g6kRpsVvLts/s72-c/kingkongtheory.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>15</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-1998622154248473233</id><published>2007-08-01T22:40:00.000+02:00</published><updated>2007-08-02T12:22:29.893+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Music always'/><title type='text'>Mùsica !</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 255, 153);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:georgia;" &gt;C'est le retour ! Et les vacances : plus d'exams, de concours, d'entretiens et donc enfin le temps de me consacrer à mon activité de bloggeuse ! Pour fêter mon retour voici un petit cadeau pour accompagner votre propre glandouille d'été... de la musique, et de la bonne !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p  style="text-align: center; color: rgb(153, 255, 153);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;The Ditty Bops&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;          &lt;p  style="color: rgb(153, 255, 153);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RrDxm4rWFeI/AAAAAAAAAcQ/H7Zq1g5T3sM/s1600-h/ditty+bops+2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RrDxm4rWFeI/AAAAAAAAAcQ/H7Zq1g5T3sM/s200/ditty+bops+2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5093836828907541986" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Pour commencer, voici un étonnant duo from California. Amanda Barrett et Abby Dewald sont deux princesses tourbillonnantes qui accompagnent alternativement de guitare ou de mandoline leurs chansonnettes, dans un genre aux influences jazz et country pour le moins difficile &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;à définir, que certains qualifient de rétro-folk.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Leurs prouesses musicales dégagent une fraîcheur et une &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;insouciance tou&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;tes &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;particulières, qui en font sans aucun doute le groupe le plus étonnant que j’aie découvert cette année. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L’espièglerie et la légèreté &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RrDxzIrWFfI/AAAAAAAAAcY/goneRd9k-Vo/s1600-h/ditty+bops.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RrDxzIrWFfI/AAAAAAAAAcY/goneRd9k-Vo/s200/ditty+bops.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5093837039360939506" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;avec lesquelles les interprètes se produisent sur scène est aussi un vrai petit bonheur (voir ça en &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;images sur youtube...)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Pour l’instant, les demoiselles ont deux albums à leur actif, que vous pouvez découvrir grâce aux liens dans la sidebar, et à leur site également d’une joliesse également exceptionnelle. Pour finir, apprenez que leur originalité ne s’arrête pas à de simples notes de musique : elles ont, par exemple, fait leur tournée des states à dos de bicyclette... si tout ça n’excite pas votre curiosité !&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(Note personnelle inutile : je trouve que la fille de droite a des airs de Louise... je fabule ? Ca fait trop longtemps que je t’ai pas vue ? :-p)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="text-align: center; color: rgb(153, 255, 153);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a href="http://zkstar.free.fr/The%20Ditty%20Bops%20-%20Walk%20or%20ride.mp3"&gt;The Ditty Bops - Walk or ride &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(The Ditty Bops, 2004)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="text-align: center; color: rgb(153, 255, 153);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;a href="http://zkstar.free.fr/The%20Ditty%20Bops%20-%20Walk%20or%20ride.mp3"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="text-align: center; color: rgb(153, 255, 153);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(153, 255, 153);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="text-align: center; font-weight: bold; color: rgb(255, 255, 0);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;The Living End&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p  style="color: rgb(153, 255, 153);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RrDyGIrWFgI/AAAAAAAAAcg/8SD0MmyKPHc/s1600-h/living_end.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 145px; height: 190px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RrDyGIrWFgI/AAAAAAAAAcg/8SD0MmyKPHc/s200/living_end.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5093837365778454018" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ensuite, voilà cette fois un trio qui nous vient de Melbourne, donc des Australiens (oui, les gens qui parlent avec un si bizarre accent...). On change complètement de style, avec des garçons étrangement coiffés plutôt entièrement dans la mouvance punk-rock moderne (enfin, il me semble, je suis nulle dans la définition des styles). En tous cas de la musique qui envoie les watt, parfait pour donner la pêche les matins de pluie (par exemple) ou les lendemains de cuite (par exemple) ! Quelques albums derrière eux et donc pas mal d’expérience, les trois artistes ne faiblissent pas avec le temps, et l’on retrouve au hasard des chansons la même énergie enthousiaste et les airs entraînants, sans pour autant avoir l’impression d’une répétition. Que du bon, donc !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(153, 255, 153); text-align: center;font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a href="http://zkstar.free.fr/The%20Living%20End%20-%20Second%20solution.mp3"&gt;The Living End - Second solution &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(The Living End, 1998)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(153, 255, 153); text-align: center;font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center; color: rgb(153, 255, 153);"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="color: rgb(153, 255, 153); text-align: center;font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center; color: rgb(153, 255, 153);"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="font-weight: bold; color: rgb(255, 255, 0); text-align: center;font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les Fatals Picards&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p  style="color: rgb(153, 255, 153);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RrDyQorWFhI/AAAAAAAAAco/cuP506PhW2M/s1600-h/Fatals-Picards.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 219px; height: 155px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RrDyQorWFhI/AAAAAAAAAco/cuP506PhW2M/s200/Fatals-Picards.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5093837546167080466" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je finis sur du français, pour changer un petit peu, avec un groupe q&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;ue je qualifierais de drôle avant tout. Pour une biographie plus « officielle » je vous suggère expressément de jeter un oeil à leur website, très bien et également drôle, comme ça ça vous donnera en même temps une idée du ton.... Vous les connaissez peut-être, parce qu’ils ont représenté la France au dernier concours de l’Eurovision, ce qui est selon moi un choix étonnant mais d’assez bon goût ! (Hélas, ils n’ont pas gagné, mais de toute façon, je doute que le jury tchèque ou letton ait pu être sensible au comique des textes). Bon, ce qui est appréciable avant tout c’est la dimension ironique et de l’humour enfin pas lourd, un soupçon de conscience socio-politique et un mélange des genres un brin biscornu qui fait que ça donne un tout et n’importe quoi assez intéressant. Enfin, écoutez, et écoutez-en plusieurs, ça finira bien par vous faire rire c’est OBLIGE !&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(Et merci à Brice pour la découverte !)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p face="georgia" style="text-align: center; color: rgb(153, 255, 153);" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;a href="http://zkstar.free.fr/Fatals%20Picards%20-%20La%20s%e9curit%e9%20de%20l%27emploi.mp3"&gt;Les Fatals Picards - La sécurité de l'emploi &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(Pamplemousse Mécanique, 2006)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: center; color: rgb(153, 255, 153); font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: center; color: rgb(153, 255, 153); font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="color: rgb(153, 255, 153); font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p face="georgia" style="color: rgb(153, 255, 153);" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="color: rgb(153, 255, 153);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="color: rgb(153, 255, 153);font-size:130%;" &gt; &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-1998622154248473233?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/1998622154248473233/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=1998622154248473233' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/1998622154248473233'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/1998622154248473233'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2007/08/msica.html' title='Mùsica !'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RrDxm4rWFeI/AAAAAAAAAcQ/H7Zq1g5T3sM/s72-c/ditty+bops+2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-8645652880243537396</id><published>2007-05-31T23:22:00.000+02:00</published><updated>2007-05-31T23:28:19.957+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='What&apos;s in my head'/><title type='text'>To be sad or not to be sad</title><content type='html'>&lt;span style="font-family: georgia; color: rgb(153, 153, 255);font-size:130%;" &gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/Rl89At9H_hI/AAAAAAAAAcA/bU7TFxC2mQs/s1600-h/smiley.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/Rl89At9H_hI/AAAAAAAAAcA/bU7TFxC2mQs/s200/smiley.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5070838787987734034" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;J’ai un leitmotiv depuis quelque temps : on peut contrôler ses émotions. On peut être maître de soi tout le temps ; on peut ne pas s’écouter et ne pas se laisser glisser dans des tristesses vaines et larmoyantes. On peut. C’est difficile. Mais c’est possible.  &lt;/span&gt;&lt;p style="font-family: georgia; color: rgb(153, 153, 255);" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En réalité, pas tout n’est question de volonté mais beaucoup de choses. Il s’agit d’être rationnel, la condition préalable pour être fort. Etre triste en soi ne sert à rien, c’est proprement contre-productif et c’est à sens unique : on coule parce que quelque chose nous pousse vers le bas et plutôt que d’en prendre le contre-pied, on se laisse noyer, on accueille cette boule douloureuse qui remonte au fond de la gorge comme un petit animal apprivoisé. On prend son malheur entre ses bras et on le cajole. Ca peut durer des mois.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: georgia; color: rgb(153, 153, 255);" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Pleurer semble soulager, les larmes sortent si facilement, mouillent harmonieusement les globes oculaires des paupières aux pupilles et nous donnent l’air de stars de cinéma l’espace de cinq minutes. Une fois qu’elles débordent de nos yeux, généralement on ne ressemble plus à rien. On respire mal, on n’arrive plus à s’exprimer correctement, on sanglote sans plus savoir pourquoi. D’ailleurs savoir pourquoi compte peu, arrivé à ce stade ; on a quitté le terrain de la rationalité depuis longtemps, on est passé sur la scène dramatique de la complaisance dans la douleur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p style="font-family: georgia; color: rgb(153, 153, 255);" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Certes il y a des souffrances qui méritent des larmes, qui ne sauraient les empêcher ne serait-ce que parce que l’on possède un fond d’humanité. Certaines, j’en conviens, mais bien peu en comparaison de toutes ces larmes versées en n’importe quels lieux et temps. Il est anormal de pleurer pour les garçons, paraît-il. Et norme sociale ou pas, peu le font. Du moins, pas en public, donc forcément moins, au su de tout le monde. Il est absolument admis que les filles pleurent quand elles souffrent. A tel point que si elles ne pleurent pas, on ne croira pas qu’elles sont réellement blessées. C’est idiot, mais c’est un fait. Testé : les autres vous traitent normalement, rationnellement, tant que vos yeux et vos joues sont secs. Même si vous avouez être triste à en crever, il essaieront de vous faire face avec des arguments logiques. Ils peuvent même être durs ou désagréables s’ils sont eux-mêmes de mauvaise humeur, ou peu enclins à être à l’écoute. Mais à partir du moment où de l’eau brille sous vos cils, et que votre voix se brouille, tout s’inverse. Le ton le plus acariâtre se muera en une tendresse plus ou moins mêlée de pitié. Même moins, je n’aime pas la pitié. Et cette expérience est toujours vraie. Si vous êtes une fille du moins, on ne prend votre tristesse au sérieux que si votre visage s’inonde. Personne ne songe à sonder les blessures muettes, comme on le ferait chez un garçon têtu et fermé. Si vous êtes à même de former la carapace, celle-ci sera belle et bien impénétrable.&lt;br /&gt;En conclusion, il faut bien avouer que les larmes sont un moyen, même inconscient, de se faire plaindre, de s’attirer au moins de la compassion, de cesser toute hostilité, et de passer pour attendrir dans le rôle du faible qui a besoin d’être protégé. Et tout cela, on le fait instinctivement ; ce n’en est pas moins vrai.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p style="font-family: georgia; color: rgb(153, 153, 255);" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;J’ai remarqué quelque chose cependant - ça s’est vérifié pour moi, je serais mal placée pour en parler à la place des autres. Je ne pleure que pour des choses relativement tristes. Et pas lors des véritables tragédies, si rares qu’elles puissent être ; ces évènements qui vous laissent totalement anéanti, incapable presque de réaction et de décision, et qui impriment tout en silence le traumatisme un peu partout. Ca rejoint la vérité physiologique : quand la blessure est trop profonde, on ne la sent plus. Quand les nerfs sont sectionnés, la douleur s’estompe, mais le corps est alors plus vulnérable que jamais, inapte à se défendre contre ce qui l’agresse, parce qu’il l’ignore désormais. Cette section des nerfs est un dernier retranchement ; la métaphore peut s’appliquer aux douleurs psychologiques, je pense. La partie de notre cerveau qui vit la souffrance se déconnecte de celle qui réfléchit. La seconde ne plus venir au secours de la première ; celle-ci l’a, du moins provisoirement, mise hors service. Le temps peut-être transforme les entailles en cicatrices et la connexion se refait, on revit, on réapprend, et plus tard, on découvre où se cachent les séquelles du choc. Mais pendant tout ce temps-là, pas une larme ne se sera échappée. L’extérieur sera demeuré froid. Selon les situations, en fonction de si la tristesse est partagée ou non, on vous en blâmera ou on vous ignorera. Dans les deux cas, personne n’est là pour tendre la main, car la douleur, trop enfouie, n’est pas directement perceptible.&lt;br /&gt;Il ne s’agit alors plus de contrôle de soi, mais d’impuissance. Cela aura l’apparence de la dignité, ce ne sera qu’une paralysie provisoire. Si elle dure trop longtemps, je crois qu’on peut ne jamais en guérir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: georgia; color: rgb(153, 153, 255);" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Pour en revenir au sujet de départ, la question est de savoir où trouver les ressources nécessaires pour combattre la tendance descendante et nager vers la surface avant d’être trop engloutie. Il faut trouver quelque chose de suffisamment gai, et de suffisamment proche, pour s’y accrocher. Il faut trouver quelque chose de gai, mais de non lié à la chose triste, et c’est bien cela le plus délicat. Quand l’instant va mal, plein de morceaux de passé semblent idylliques, et s’y raccrocher est plus qu’inutile, ce sont comme de grosses pierres qui filent encore plus vite vers le fond de l’eau. Trouver n’importe quoi d’autre : des perspectives sur un plan différent. C’est difficile. C’est une question de volonté.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: georgia; color: rgb(153, 153, 255);" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Il faut savoir si l’on veut s’arrêter à pleurnicher sur un état de fait, souvent inchangeable, mais qui ne doit pas nécessairement nous arrêter. Aller de l’avant. Ouvrir des portes sans trop se soucier de celles qui ont pu se fermer. Et quand il s’agit d’au revoirs, apprendre que si l’on n’est pas capable de les prononcer, il faut au moins savoir les entendre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p style="font-family: georgia; color: rgb(153, 153, 255);" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/Rl89Lt9H_iI/AAAAAAAAAcI/quNH71-Q4rg/s1600-h/bokura.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/Rl89Lt9H_iI/AAAAAAAAAcI/quNH71-Q4rg/s200/bokura.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5070838976966295074" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ce soir je n’ai pas mangé. C’est un premier signe que l’on va mal ; je vais essayer d’avaler la bestiole parasite qui coince mon oesophage, du riz et du poulet devraient la faire descendre, et moi, je vais remonter la première marche sur laquelle j’ai bêtement glissé.&lt;br /&gt;Etrange, mais pour la première fois depuis longtemps, écrire m’a fait du bien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-8645652880243537396?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/8645652880243537396/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=8645652880243537396' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/8645652880243537396'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/8645652880243537396'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2007/05/to-be-sad-or-not-to-be-sad.html' title='To be sad or not to be sad'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/Rl89At9H_hI/AAAAAAAAAcA/bU7TFxC2mQs/s72-c/smiley.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-1457575309865361501</id><published>2007-04-27T20:42:00.000+02:00</published><updated>2007-05-23T19:08:31.938+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Essais d&apos;essais'/><title type='text'>L'avortement en question</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 204, 204);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;13h30, pause déjeuner, je feuillette un Metro qui traîne sur la table et tombe sur un article intitulé « L’avortement devient légal à Mexico City ». L’illustration : une photo montrant un groupe de femmes qui visiblement pleurent et crient, bien que muettes sur la page de journal, comme en proie à la plus vive souffrance (image ci-dessous).&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 204);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;Je n’hallucine pas : ce quotidien gratuit dont la neutralité est supposée garantie nous présente bien la légalisation de l’avortement comme un drame. Il y aurait eu écrit « 15 enfants morts après le bombardement d’une école à Mexico City » qu’on n’aurait pas assisté à un pire spectacle de douleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a style="color: rgb(255, 204, 204); font-family: georgia;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RjJEtGMCfkI/AAAAAAAAATw/MV2ZS5bb_eU/s1600-h/mexicoavortement.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RjJEtGMCfkI/AAAAAAAAATw/MV2ZS5bb_eU/s400/mexicoavortement.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5058180873036398146" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 204);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;J’entame donc la lecture de l’article, passant outre l’amère impression que m’a fait cette mise en page douteuse. Une loi a été votée par les élus de la capitale mexicaine en faveur de la légalisation de l’avortement jusqu’à 12 semaines de grossesse (soit le même délai légal qu’en France depuis 2001), alors que cette pratique n’est autorisée au niveau national qu’en cas de viol, de malformation du foetus ou de danger pour la vie de la mère. La seconde moitié de l’article est consacrée à la contestation de cette réforme ; contestation qui est principalement (voire exclusivement) le fait de groupes anti-avortement catholiques. Lesquels, nous précise-t-on, sont soutenus par le pape Benoît XVI, qui a signifié par écrit sa désapprobation aux élus locaux. Ces derniers sont d’ailleurs menacés d’excommunication (Ouuuuh ! Moi qui croyais que la foi était affaire personnelle...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 204);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;Ce sont les faits, et en voici ma vision. Enfant des années 80, née 11 ans après la légalisation de l’avortement en France (loi Veil de 1975, sous la présidence de Giscard), je me rends compte que je considère effectivement ce DROIT comme acquis et presque immuable. Il est à mes yeux un progrès atteint décisif (et pas uniquement pour les femmes), complètement intégré à ma perception de la « normalité » sociale. Pour moi toujours, il va de soi que ce droit soit progressivement acquis par les populations des pays qui n’en disposent pas encore, et inversement, qu’il ne soit pas remis en question dans des régimes qui en disposent déjà.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 204);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;Alors, à cette lecture, le doute m’envahit : suis-je dans l’illusion ? Suis-je la seule à voir les choses de cette façon ? Ou les gens qui pensent que l’avortement n’est pas une pratique souhaitable sont-ils nombreux ? Quels sont leurs arguments ? Ce doute m’irrite mais me rend curieuse.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 204);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;A vrai dire cette lecture dérangeante n’est pas la première. Récemment, j’ai appris un autre fait plutôt choquant à ce sujet : la réduction du délai légal d’avortement aux Etats-Unis, orchestrée à force de patience et de conviction par ce cher président Bush. Suite à la nomination par lui-même de deux juges conservateurs à la Cour Suprême, cette réforme déjà ancienne qui ne parvenait pas à recevoir l’assentiment de la plus haute juridiction l’a finalement obtenue. Et l’évangéliste président de se féliciter d’un premier pas vers l’abolition de cette pratique « horrible ».&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 204);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;A quand une régression du droit des femmes à disposer de leur corps dans notre douce France ? Au nom du « changement » tant célébré en cette période électorale, et apparaissant comme étalonné sur le modèle « libéral » américain ? Est-ce à craindre ? Peut-être que je ne m’en rends pas compte. Mais Sarkozy et son multi-radicalisme sont aux portes de l’Elysée, et qui sait toutes les surprises que cet homme de poigne nous réserve pour les cinq années à venir...&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 204);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;Au niveau de l’argumentation, maintenant. Il y a certains points qu’il me semble nécessaire de reprendre : pourquoi le droit à l’avortement est quelque chose de positif. Outre qu’il permet « l’émancipation » des femmes (encore un mot qui ne veut pas dire grand chose, mais en gros, le temps qu’on ne passe pas à pondre et à nourrir sa progéniture proliférante, on peut le passer à faire tout un tas de choses véritablement choisies), il permet aussi une certaine liberté sexuelle, tout simplement en rendant l’erreur réparable plutôt que catastrophique (l’erreur est humaine, dit-on... le sexe échapperait-il à cette brillante maxime ?)&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 204);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;Bien sûr, ces erreurs ont bien d’autres moyens, moins extrêmes, d’être évitées ; pas toutes les filles, loin de là, ne recourent à l’IVG, même dans un pays comme le nôtre où cette intervention est légale, remboursée et relativement peu stigmatisée. Mais en dehors de tous les facteurs accidentels, oublis en tous genres et préservatifs défectueux, il ne faut pas oublier que la contraception n’est pas également accessible à toutes. Et l’information qui va avec, non plus ; autant à l’échelle nationale qu’internationale. Et que dans bien des cas (j’imagine, au Mexique, répandus), ce « dernier recours » doit s’avérer bien utile - personne ne se fait avorter de gaieté de coeur... faut-il le rappeler ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 204);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;Passons aux arguments anti-avortement. Le plus fréquemment invoqué : le statut « humain » du foetus. Non ! Un foetus de moins de trois mois n’est pas un être humain. Il n’en a pas les caractéristiques physiologiques et il n’en a surtout pas conscience. Il ne souffre pas de l’avortement car il n’a pas conscience de ce que peut être la douleur. Et, plus grave, il n’a pas de valeur humaine pour sa mère qui ne le désire pas et ne voit en lui qu’un terrible problème...&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 204);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;Ensuite, on parle de l’injustice de priver un enfant de la vie (un foetus...). Encore cette idée de la vie à tout prix ? La vie, même si c’est une vie dont ses parents n’ont pas les moyens ou le désir d’assumer correctement ? Ne devrait-on pas davantage défendre le droit à la belle vie que le droit à la vie tout court, sachant à quoi la vie d’un enfant-erreur a des chances de ressembler (ceux qui n’en sont pas convaincus peuvent aller lire &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les noces barbares&lt;/span&gt;, pour un exemple édifiant...) ?&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 204);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;Enfin, évoqué en bon père de toutes ces bonnes intentions, l’argument suprême est Dieu. Les religions ne me dérangent pas mais leur interprétation rigoriste et archaïque m’exaspère. Et la ligne du Vatican l’est clairement, rigoriste et archaïque, en ce début de 21e siècle : Mesdames, pondez ou abstenez-vous ! N’utilisez jamais de préservatifs, jeunes gens, et gardez toujours à l’esprit que le but du sexe est la procréation... Sérieusement... Comment ne pas en rire, même si ce n’est pas de bon coeur ? Mêlez-vous donc de vos affaires, Monseigneur Benoît XVI : les femmes et le sexe, il évident que vous êtes bien mal placé pour en parler... et le monde d’aujourd’hui est en un peu trop éclairé et épris de liberté pour vivre dans votre obsession séculaire du péché (du moins, j’aime à le croire, de temps en temps !). Et puis, de quoi se plaignent ces abruties sur la photo de Metro ? Rien ne les oblige à se faire avorter et à transgresser leurs si purs idéaux, que je sache ! On donne seulement le choix à celles qui ne partageraient pas leur vision quelque peu rétrécie par le spectre religieux. Sont-ce elles qui prendront en charge les malheureux enfants-erreur nés dans la misère, quelle qu’elle soit ? Je ne pense pas... alors encore une fois, en matière de religion, à qui faut-il parler de tolérance ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RjJIfGMCflI/AAAAAAAAAT4/tE8HUtf6Tqw/s1600-h/happy+family.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RjJIfGMCflI/AAAAAAAAAT4/tE8HUtf6Tqw/s200/happy+family.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5058185030564740690" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 204);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;Que chacun(e) puisse faire un peu ce qu’il veut, sans porter préjudice aux autres... la liberté ! L’avortement est simplement un droit qui renforce notre liberté. A ne pas oublier !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RjJIfGMCflI/AAAAAAAAAT4/tE8HUtf6Tqw/s1600-h/happy+family.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-1457575309865361501?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/1457575309865361501/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=1457575309865361501' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/1457575309865361501'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/1457575309865361501'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2007/04/lavortement-en-question.html' title='L&apos;avortement en question'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RjJEtGMCfkI/AAAAAAAAATw/MV2ZS5bb_eU/s72-c/mexicoavortement.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-1244429182156053376</id><published>2007-03-20T19:47:00.000+01:00</published><updated>2007-03-20T20:47:53.865+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Essais d&apos;essais'/><title type='text'>Stratégies électorales</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RgAwGOg8CTI/AAAAAAAAAPs/-sXIdkhN35Y/s1600-h/interrogation.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 148px; height: 183px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RgAwGOg8CTI/AAAAAAAAAPs/-sXIdkhN35Y/s200/interrogation.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5044084466188552498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 102);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;Les mois passent, les élections approchent et le dilemme reste le même : pas seulement &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;i style="font-family: georgia; color: rgb(255, 102, 102);"&gt;pour qui&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 102);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt; voter, mais &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;i style="font-family: georgia; color: rgb(255, 102, 102);"&gt;comment&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 102);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt; voter. Car on en est bien là ; on ne vote plus seulement pour un tel ou une telle, mais également, et peut-être davantage, contre un tel autre. Doit-on forcément se rallier à cette logique « pas le meilleur mais le moins pire ? » Quels sont les enjeux, les risques ? Et c’est alors bien une question de stratégie qui se pose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Des stratégies, globalement, j’en vois deux : voter « idéologique » ou voter « utile » - utile étant l’appellation méliorative du phénomène, je pourrais aussi bien appeler ça le vote « par défaut ». Mais que le premier me paraisse moralement plus noble que le second n’empêche pas que la question se pose, et que la balance ait du mal à pencher franchement d’un côté.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Que je m’explique. Ce que j’entends par le vote idéologique, c’est le vote du coeur, le vote des convictions, celui qui choisira donc non seulement le parti, mais aussi le candidat qui lui convient, qui l’a séduit, par son charisme, ses idées, son programme - car la personne compte, dans les présidentielles, on n’élit pas une entité abstraite ; je m’accorde à cet homme politique (certes, un membre de l’UDF rallié à Sarkozy, peut-être pas le meilleur exemple) qui a dit que lorsqu’on élit un président, on élit d’abord un candidat, pas un parti. Et il me semble vrai que, malgré toutes les bonnes intentions du monde, pas tout le monde n’est taillé pour faire un « bon » président - passons. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p  style="color: rgb(255, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le principe démocratique m’engagerait à ce vote idéologique, car la démocratie, c’est bien le fait que le pouvoir corresponde aux volontés de son peuple. Je me devrais donc, au nom de l’antiquité athénienne et de la Révolution, de choisir cette stratégie-là ; de rester pure, et fidèle à mes convictions.&lt;br /&gt;Mais les temps ont changé et tout n’est pas si simple, et l’autre stratégie, celle des « vendus », a aussi des arguments en sa faveur. En effet, si votre vote de coeur se porte sur l’un de ces deux candidats tellement en vogue, figures de proues de deux gros partis solidement ancrés dans la scène politique française, alors le dilemme n’apparaît pas. Mais si comme moi, et bien d’autres, votre coeur balance du côté un peu extrême, humain et sincère de ceux qui rêvent encore de changer le monde, et qui possèdent encore ce que l’on peut appeler des idéaux, eh bien vous être sur la ligne rouge, et il va falloir choisir.&lt;br /&gt;Ce n’est plus l’époque innocente de l’élection des délégués de classe, où l’on avait la chance de pouvoir griffonner deux noms sur des morceaux de papier pliés en quatre ; à l’instar de la plupart des pays occidentaux, la politique en France est bipolaire et nous, nous n’avons qu’un seul bulletin à cacher dans notre petite enveloppe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Que faire ? Que sacrifier ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Réponse 1 : ce en quoi l’on croit, réponse 2 : un avenir commun supportable, peut-être.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ce n’est un secret pour personne, la gauche, et plus encore la gauche vraiment à gauche, est un véritable chaos par les temps qui courent ; on aurait pu croire que la déconvenue de 2002 et la mobilisation sociale de l’année dernière auraient poussé tout ce petit monde à s’allier convenablement, et à représenter une force politique, si ce n’est prépondérante, du moins cohérente et influente. Et au lieu de ça, presque chaque jour, une nouvelle candidature arrive à nos oreilles, José Bové et autres Besancenot prenant chacun la place d’un misérable pion sur l’échiquier. Mais peut-être est-ce cela aussi, un milieu de convictions un peu radicales : l’incapacité de faire des concessions parfois nécessaires, préférant rester « pur » envers et contre tout... ce que j’en dis, dommage. Car ce potentiel électoral pourrait mener vers quelque chose de bien, ensemble.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Quant aux autres... Sarkozy, il ne m’inspire qu’une sorte de peur latente, comme tout ce qui est répressionnaire plutôt que libertaire. Son image à la télévision, outre une physionomie assez exécrable qui ferait certainement le bonheur des Guignols tout au long d’un quinquennat, provoque un certain malaise ; quelque chose d’hautain, un trop-plein d’assurance et de fierté - des qualités délicieuses mais qui, à outrance, tirent vers le mépris et font d’odieux personnages. Et sous cette apparence de hauteur, la nette impression que cet homme ne représentera jamais un peuple, qu’il fera son chemin, comme il l’entend, sans se préoccuper des problèmes que lui-même ne considèrera pas comme tels.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(255, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RgAs0eg8COI/AAAAAAAAAPE/2XaduPRiwxE/s1600-h/medium_ump.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RgAs0eg8COI/AAAAAAAAAPE/2XaduPRiwxE/s400/medium_ump.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5044080862710991074" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p  style="color: rgb(255, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Après, il y a la reine Ségolène - d’aucuns pourraient penser, connaissant mes positions taxées de « féministes » sur l’égalité et la mixité, que la présence de cette dame sur le terrain de jeu, et plus encore la perspective de la voir diriger la France, me ravit. Mais c’est en réalité plutôt le contraire. Evidemment, je pense qu’avoir une femme présidente ne serait pas une mauvaise chose, cela pourrait bien ébranler imperceptiblement les piliers toujours debout du patriarcat ancestral. Qu’une femme puisse être dans la course présidentielle, et bel et bien dedans, pas en marge, est aussi d’une certaine manière un évènement positif (bien qu’il me semble que rarement un candidat élu par son parti ait été aussi peu soutenu par celui-ci, et en proie à des critiques aussi peu pertinentes). Mais voilà : pas Ségolène, pas elle... car si je considère qu’être une femme n’est pas une tare, ce n’est pas non plus une qualité en soi. Etre une femme ne saurait être un bon argument politique en faveur d’un candidat ; c’est tout simplement un fait. Un bon candidat doit faire ses preuves, et pour moi, elle ne les a pas faites. Toute femme qu’elle est, elle ne me « séduit » pas...&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RgAvVeg8CSI/AAAAAAAAAPk/cE0ncEB6zNw/s1600-h/segolene-royal.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RgAvVeg8CSI/AAAAAAAAAPk/cE0ncEB6zNw/s320/segolene-royal.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5044083628669929762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Dans d’autres contrées, il y a et a eu des femmes politiques remarquables (Michèle Bachelet, Benazir Bhutto) avec la carrure nécessaire pour être des chefs d’Etat. Nous, nous avons Ségolène Royal... qui affiche toujours le même imperturbable sourire vide, quel que soit le sujet dont elle parle. Sans aucune conviction, aucun charisme émanant de ses paroles ; on a l’impression d’entendre un discours appris par coeur, comme par un lycéen ; il manque la touche personnelle, la sincérité. Et plus grave, tout le monde l’appelle par son prénom, cette demoiselle, qui a été ministre ; c’est Ségolène, pas Royal, Ségolène comme une de vos copines. Encore plus de familiarité - et donc moins de respect - que pour nos professeurs à l’école... Vous me direz, ce n’est pas sa faute, et sa position doit être délicate ; mais l’a-t-on jamais entendue protester au sujet de cette diminution verbale ? Bien au contraire : elle en joue ; Ségo, l’amie des jeunes sur segosphere.com « exprime-toi ! » et tutoyons nous tous... bla bla. Pour finir, Jean-Marie Le Pen l’appelle publiquement « la p’tite »... nulle protestation là non plus. Décidément, il lui manque vraiment la flamme militante, à cette socialiste-là.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Alors qui ? Mes faveurs iraient plutôt à cette chère Marie-Georges Buffet, une femme elle aussi, mais pour de vraies bonnes raisons. Un programme de gauche mais cohérent, et compréhensible ; une poigne appréciable lorsqu’elle critique la politique des hommes de droite à l’assemblée ; une expérience politique non négligeable, qui fait d’elle un candidat d’extrême gauche, idéaliste mais réaliste. Elle m’inspire, tout simplement, de la sympathie ; et une sympathie raisonnée, ajoutée à une image décidée et volontaire, font d’elle une bonne présidentiable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(255, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RgAtw-g8CQI/AAAAAAAAAPU/x3kms9Ip5Y4/s1600-h/20070116pcfC.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 276px; height: 192px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RgAtw-g8CQI/AAAAAAAAAPU/x3kms9Ip5Y4/s320/20070116pcfC.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5044081902093076738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En conclusion : voter utile ou pas utile ? Il ne faudrait pas perdre de vue qu’un vote n’est jamais inutile, s’il représente une véritable opinion. Et que si chacun restait fidèle à sa volonté, sans tenir compte des multiples sondages (si souvent faux !) et sans réduire la valeur de son vote à un vulgaire pari comme sur des chevaux de course, on aurait enfin de vraies surprises lors des présidentielles, et pas seulement des déceptions.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;C’est peut-être là le vrai moyen de recoller à l’essence de la démocratie... encore faut-il le vouloir. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p  style="text-align: center; color: rgb(255, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;En attendant... rencart à l’isoloir !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(255, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RgAuBOg8CRI/AAAAAAAAAPc/JHemCUtBPSw/s1600-h/file_206181_29467.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RgAuBOg8CRI/AAAAAAAAAPc/JHemCUtBPSw/s400/file_206181_29467.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5044082181265950994" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-1244429182156053376?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/1244429182156053376/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=1244429182156053376' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/1244429182156053376'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/1244429182156053376'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2007/03/stratgies-lectorales.html' title='Stratégies électorales'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RgAwGOg8CTI/AAAAAAAAAPs/-sXIdkhN35Y/s72-c/interrogation.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-8659613137398843257</id><published>2007-02-23T19:46:00.000+01:00</published><updated>2007-02-23T20:13:29.198+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lecture du mois'/><title type='text'>Pierre Bourdieu - La domination masculine</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a style="color: rgb(255, 255, 255); font-family: georgia;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/Rd88YUGJhCI/AAAAAAAAALU/ZurUmWLqueI/s1600-h/domination+masculine.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/Rd88YUGJhCI/AAAAAAAAALU/ZurUmWLqueI/s320/domination+masculine.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5034809296832529442" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 255, 255); font-family: georgia;font-size:130%;" &gt;J'essaie ici d'initier une série ; qui consistera, tout simplement, à faire partager quelques morceaux choisis de certaines de mes lectures, à raison d'un article par mois, à peu près. J'essaierai également de varier les thèmes et les genres, et je vous invite évidemment à discuter les idées présentées.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255); font-family: georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 255, 255); font-family: georgia;font-size:130%;" &gt;Je commence donc ici par un ouvrage qu'il m'a particulièrement plu de découvrir, "la domination masculine" de l'éminent sociologue Pierre Bourdieu. On comprendra aisément que ce titre ait attiré ma curiosité... Mais j'ai cependant vraiment fait une découverte au cours de ce relativement court essai. Bourdieu y met l'accent sur la domination "symbolique", ces petites choses, petits marques et petits actes qui font partie de l'environnement social, que l'on ne remarque pas, et qui créent pourtant le "climat" de cette domination, si l'on me permet l'usage de cette métaphore météorologique. En quelque sorte, ce qu'il décrit et explicite a été pour moi comme la révélation de quelque chose qu'il me semblait percevoir de loin, mais que je ne pouvais exprimer assez rationnellement pour pouvoir le transmettre ; des éléments de réalités qui me semblaient incohérents ou gênants, mais qu'il était difficile de relier à des expressions concrètes et extrêmes d'oppression des femmes, comme les violences domestiques, agressions, etc.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255); font-family: georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 255, 255); font-family: georgia;font-size:130%;" &gt;En cela la vision de Bourdieu, son cheminement tortueux mais ne perdant jamais de vue une direction précise et réfléchie, m'a plutôt enchantée.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255); font-family: georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 255, 255); font-family: georgia;font-size:130%;" &gt;Ce passage que j'ai sélectionné traite d'un aspect de la domination masculine que j'ai trouvé intéressant, parce que généralement sous-estimé dans son importance en matière de rapports sociaux : le rapport des femmes à leur corps, à leur apparence, en relation avec l'importance extrême qui est socialement accordée à cette apparence. La seconde partie évoque une distorsion de ce rapport dans le milieu sportif, et s'incsrit en quelque sorte comme un complément d'idée à mon article du mois dernier.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255); font-family: georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 255, 255); font-family: georgia;font-size:130%;" &gt;Des éléments sur l'ouvrage et la manière dont il a été reçu seront disponibles en liens dans la colonne de gauche ; place à la lecture, donc.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255); font-family: georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255); font-family: georgia;"&gt;"La domination masculine, qui constitue les femmes en objets symboliques, dont l’être (&lt;/span&gt;&lt;i style="color: rgb(255, 255, 255); font-family: georgia;"&gt;esse&lt;/i&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255); font-family: georgia;"&gt;) est un être-perçu (&lt;/span&gt;&lt;i style="color: rgb(255, 255, 255); font-family: georgia;"&gt;percipi&lt;/i&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255); font-family: georgia;"&gt;), a pour effet de les placer dans un état permanent d’insécurité corporelle ou, mieux, de dépendance symbolique : elles existent d’abord par et pour le regard des autres, c’est-à-dire en tant qu’&lt;/span&gt;&lt;i style="color: rgb(255, 255, 255); font-family: georgia;"&gt;objets&lt;/i&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255); font-family: georgia;"&gt; accueillants, attrayants, disponibles. On attend d’elles qu’elles soient « féminines », c’est-à-dire souriantes, sympathiques, attentionnées, soumises, discrètes, retenues, voire effacées. Et la prétendue « féminité » n’est souvent pas autre chose qu’une forme de complaisance à l’égard des attentes masculines, réelles ou supposées, notamment en matière d’agrandissement de l’ego. En conséquence, le rapport de dépendance à l’égard des autres (et pas seulement les hommes) tend à devenir constitutif de leur être.  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;p style="color: rgb(255, 255, 255); font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Cette &lt;i&gt;hétéronomie&lt;/i&gt; est le principe de dispositions comme le désir d’attirer l’attention et de plaire, désigné parfois comme coquetterie, ou à la propension à attendre beaucoup de l’amour, seul capable, comme le dit Sartre, de procurer le sentiment d’être justifié dans les particularités les plus contingentes de son être, et d’abord de son corps. Sans cesse sous le regard des autres, elles sont condamnées à éprouver constamment l’écart entre le corps réel, auquel elles sont enchaînées, et le corps idéal dont elle travaillent sans relâche à se rapprocher. Ayant besoin du regard d’autrui pour se constituer, elles sont continûment orientées dans leur pratique par l’évaluation anticipée du prix que leur apparence corporelle, leur manière de tenir leur corps et de le présenter, pourra recevoir (de là une propension plus ou moins marquée à l’auto-dénigrement et à l’incorporation du jugement social sous forme de gêne corporelle ou de timidité). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p style="color: rgb(255, 255, 255); font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;C’est dans la petite bourgeoisie, qui, du fait de sa position dans l’espace social, est spécialement exposée à tous les effets de l’anxiété à l’égard du regard social, que les femmes atteignent la forme extrême de l’aliénation symbolique. (C’est-à-dire que les effets de la position sociale peuvent, en certains cas, comme ici, renforcer les effets du genre ou, en d’autres cas, les atténuer, sans jamais, semble-t-il, les annuler.) &lt;i&gt;A contrario&lt;/i&gt;, la pratique intensive d’un sport détermine chez les femmes une profonde transformation de l’expérience subjective et objective du corps : cessant d’exister seulement pour autrui ou, ce qui revient au même, pour le miroir (instrument qui permet non seulement de se voir mais d’essayer de voir comment on est vu et de se donner à voir comme on entend être vu), d’être seulement une chose faite pour être regardée ou qu’il faut regarder en vue de la préparer à être regardée, il se converti de corps pour autrui en corps pour soi, de corps passif et agi en corps actif et agissant ; cependant que, aux yeux des hommes, celles qui, rompant la relation tacite de disponibilité, se réapproprient en quelque sorte leur image corporelle, et, du même coup, leur corps, apparaissent comme non « féminines », voire comme lesbiennes - l’affirmation de l’indépendance intellectuelle, qui se traduit aussi dans des manifestations corporelles, produisant des effets tout à fait semblables. Plus généralement, l’accès au pouvoir, quel qu’il soit, place les femmes en situation de &lt;i&gt;double-bind&lt;/i&gt; : si elles agissent comme des hommes, elles s’exposent à perdre les attributs obligés de la « féminité » et elles mettent en question le droit naturel des hommes aux positions de pouvoir ; si elles agissent comme des femmes, elles paraissent incapables et inadaptées à la situation. Ces attentes contradictoires ne font que prendre le relais de celles auxquelles elles sont structuralement exposées en tant qu’objets offerts sur le marché des biens symboliques, invités à la fois à tout mettre en oeuvre pour plaire et séduire et sommées de repousser les manoeuvres de séduction que cette sorte de soumission préjudicielle au verdict du regard masculin peut sembler avoir suscitées. Cette combinaison contradictoire de fermeture et d’ouverture, de retenue et de séduction, est d’autant plus difficile à réaliser qu’elle est soumise à l’appréciation des hommes, qui peuvent commettre des erreurs d’interprétations inconscientes ou intéressées."&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-8659613137398843257?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/8659613137398843257/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=8659613137398843257' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/8659613137398843257'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/8659613137398843257'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2007/02/pierre-bourdieu-la-domination-masculine.html' title='Pierre Bourdieu - La domination masculine'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/Rd88YUGJhCI/AAAAAAAAALU/ZurUmWLqueI/s72-c/domination+masculine.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-5457322522829020189</id><published>2007-02-09T19:29:00.000+01:00</published><updated>2007-02-09T21:08:44.942+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='What&apos;s in my head'/><title type='text'>A 40° comme de la bonne vodka ?</title><content type='html'>&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RczHq1LJI6I/AAAAAAAAAK8/qA8nEj5PBms/s1600-h/cry+eye.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 292px; height: 212px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RczHq1LJI6I/AAAAAAAAAK8/qA8nEj5PBms/s320/cry+eye.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5029614422508250018" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Peut-on se permettre n'importe quoi en se prévalant d'un indiscutable "second degré" ?&lt;br /&gt;Peut-on se permettre n'importe quoi au nom du bon délire bien mâle ?&lt;br /&gt;J'avoue que je me pose la question. Je suis un peu perplexe à la lecture des paroles d'une chanson que je viens de connaître grâce à Floriane : &lt;a href="http://www2.blogger.com/www.paroles-musique.com/paroles-TTC-Girlfriend_T-lyrics,p19168"&gt; TTC - Girlfriend&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; - il paraît que c'est connu, je ne connaissais pas (checkez le lien, je refuse de polluer mes pages avec un vocabulaire aussi répugnant).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;J'ai donc pris connaissance des paroles, et j'avoue qu'à la première lecture j'avais bien plus envie de vomir que de m'hilarer devant mon ordi en me disant "ah ah ah c'est forcément du second degré, (ou du énième) bon délire, ils se sont gavéééés !!"&lt;br /&gt;Mais j'ai également perdu le goût de perdre mon énergie à crier vainement des insultes destinées aux merdes en tout genre qui peuplent la planète. Je suis plus brillante qu'eux, et ma fierté m'interdit désormais de m'abaisser à ce genre de mesquineries. Calmement je me rends donc sur Google et recherche quelques discussions concernant ce fameux titre. J'en trouve plutôt l'éloge, appuyée par la magnifique excuse du second degré, du "c'est un bon délire entre potes", et du "ça doit bien envoyer en boîte".&lt;br /&gt;Ok.&lt;br /&gt;Du second degré donc. Dans un sens, c'est plutôt rassurant, parce que les paroles sont quand même ignobles, et si vous voulez mon avis, il faut être un bon crasseux d'un goût douteux pour arriver à les sortir de sa bouche tranquillement "en délirant". Dans un autre, c'est plutôt malsain, et pour deux bonnes raisons.&lt;br /&gt;Nulle part dans cette chanson il n'est mentionné un explicite usage de second degré, et donc, une parodie éventuelle de chansons rap hautement misogynes, que plein de gens apprécient en tant que telles par ailleurs. J'ai écouté du rap pendant bien assez longtemps pour savoir de quoi je parle. "Ramène moi une p'tite pute que j'la fasse crier du bout d'ma bite" chantait en toute élégance et poésie Booba de Lunatic, aujourd'hui très à la mode. La chanson de TTC est explicitement pire ; qui dira à un gamin de 12 ans que TTC dit de la merde pour faire rire ses potes, mais que Booba quant à lui est bien sérieux ? Je suppose que le gamin, pas très évolué, du haut de ses douze ans, se contentera de délirer bien sérieusement sur le sujet évoqué en lui-même.&lt;br /&gt;La seconde raison, je vais peut-être la jouer dramatique, c'est que ce genre de paroles ne peut pas faire rire, et même pas à moitié, un certain nombre de personnes. C'est de trop. Je sais que la plupart des garçons, et bien des filles probablement aussi d'ailleurs, ne peuvent imaginer ce qu'est un viol, et qu'ils ne cherchent pas à le faire non plus. Je suppose que ce n'est pas intéressant pour quiconque n'a pas été confronté de près à ce phénomène. C'est une question d'intégrité physique non respectée, d'abord. Et ça mêle tout un tas de sentiments profondément violents et négatifs, de la douleur physique, l'impuissance et l'humiliation à la honte voire la culpabilité d'on ne sait pas vraiment quoi. Des filles ont peut-être vécu des situations semblables à la "girlfriend" fantasmatique et "délirante" des TTC, et pas de leur plein gré.&lt;br /&gt;Je ne crois pas que l'on puisse rire de ça.&lt;br /&gt;Je ne crois pas que l'on puisse laisser sciemment traîner une ambiguïté pareille lorsqu'on sait que des ados par définition influençables sont le public cible des rappeurs en général.&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RczH5lLJI7I/AAAAAAAAALE/JUXxsNCVHOs/s1600-h/Big_Girls_Don__t_Cry__by_H_E_R_S_E_L_F.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RczH5lLJI7I/AAAAAAAAALE/JUXxsNCVHOs/s200/Big_Girls_Don__t_Cry__by_H_E_R_S_E_L_F.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5029614675911320498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;Et d'ailleurs, je crois que ce genre de délire ne peut exister que parce que les filles sont effectivement considérées comme des objets baisables dans un coin du cerveau de tout le monde.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;Alors je crois que même entre potes, "trop" délirer là-dessus est malsain.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;Et en faire un titre destiné à un large public devient carrément&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt; insultant. Finalement, je me moque de ce que les auteurs de ces lyrics pensent vraiment des femmes - comme de ma première chaussette. Ce n'est pas l'important ; l'important c'est que les mots ont leur influence, bien plus étendue qu'on ne veut bien le croire. Ce sont les mots qui véhiculent les idées d'une génération à une autre, qui impriment des conceptions dans les inconscients. Ils sont à manier avec précaution. Le second degré et l'humour ne sont pas des excuses ; si l'on est pas assez fin pour manier ces instruments à bon escient, mieux vaut s'abstenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Merci Flo (on ne me changera pas...)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-5457322522829020189?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/5457322522829020189/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=5457322522829020189' title='21 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/5457322522829020189'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/5457322522829020189'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2007/02/40-comme-de-la-bonne-vodka.html' title='A 40° comme de la bonne vodka ?'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RczHq1LJI6I/AAAAAAAAAK8/qA8nEj5PBms/s72-c/cry+eye.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>21</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-2195887848084791223</id><published>2007-01-26T12:05:00.000+01:00</published><updated>2007-01-28T10:16:43.316+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Music always'/><title type='text'>Petite ode à Mister Jack</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 255, 153);font-size:130%;" &gt;&lt;a style="font-family: georgia;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RbnlDnn2vMI/AAAAAAAAAB4/r4cKj6mgQ7k/s1600-h/jack_johnson4_012705.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RbnlDnn2vMI/AAAAAAAAAB4/r4cKj6mgQ7k/s320/jack_johnson4_012705.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5024298709647015106" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;La musique de Jack n’est pas de ces morceaux dont on tombe éperdument et subitement amoureux, enchanté de la mélodie, subjugué par une voix charmeuse, et dont on finit par se lasser au bout de quelques mois, avec de temps en temps quelques retours mélancoliques comme à de bons moments passés. Sa musique n’a pas ce goût sucré et renversant des coups de coeurs et des folies éphémères ; elle en reste à un art simple, un peu toujours entre-deux, évocateur à la fois de touts et de riens, à tel point qu’il est difficile d’en faire une définition, ou plutôt comme je le voudrais, une éloge.  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;p  style="color: rgb(255, 255, 153);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ce qu’il me faudrait faire comprendre, c’est l’ambiance que porte les notes de sa guitare et le timbre chaleureux de sa voix ; mais par quel bout prendre une atmosphère, pour en aspirer l’essence et la traduire en quelques mots le temps d’un article ? Il n’est pas toujours aisé de chroniquer ce que l’on aime.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 255, 153);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je pourrais commencer par son histoire ; dans sa jeunesse, son enfance même, Jack Johnson était une petite étoile du surf sur les plages hawaiennes, survolant du haut de sa planche des vagues plus ou moins mythiques, alors qu’il était tout juste un adolescent ; il faisait partie de ces prodiges excessivement brillants, parfaitement à leur place. Et puis, pourtant, un jour, il est comme qui dirait tombé d’une vague ; et cet accident de parcours a fait naître d’autres ambitions. Un rêve d’abandonné pour quelques autres, et une guitare entre les mains. L’année 2000 verra le début d’une véritable carrière.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p  style="color: rgb(255, 255, 153);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RbnlbXn2vNI/AAAAAAAAACA/mbWCd3Bv8Os/s1600-h/jack_j22.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RbnlbXn2vNI/AAAAAAAAACA/mbWCd3Bv8Os/s200/jack_j22.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5024299117668908242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je pourrais continuer par mon histoire, à moi ; et mon approche chaotique de cette musique qui ne ressemble pas vraiment à autre chose. Nous avons eu nos premières fois laborieuses, puis à force de soirées entre amis et de rencontres au hasard de la bande FM, j’ai fini par découvrir ce qui faisait l’intérêt de ces morceaux sans fioritures et sans prétention.&lt;br /&gt;Ce qui en ressort le plus, c’est une impression&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;de sérénité ; un art sorti du temps, comme apte à accompagner n’importe quel moment de la vie, ramener les humeurs un peu trop extrêmes à un point central de bien-être un peu détaché des désagréments quotidiens. Quelque chose qui donne à sourire quelle que soit la situation dans laquelle on se trouve.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="text-align: left; color: rgb(255, 255, 153);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Trois albums, une éventuelle évolution presque insensible, un dénuement de plus en plus important pour qu’au final il ne semble rester que l’homme et la guitare. Jack chante toujours un peu dans la même position, la tête penchée et les yeux presque fermés, les doigts caressant plus qu’autre chose les cordes de l’instrument. Et la musique paraît couler sans aucun effort, avec facilité, comme consubstantielle à son auteur. En somme, il y a comme une philosophie qui me plaît là-dedans ; l’idée que rien n’est irréversible et que l’on est plus à même d’apprivoiser les aléas de l’existence, particulièrement les mauvais, avec une certaine nonchalance positive ; il y a de l’avenir tant que l’on est en vie, et on peut toujours décider d’en faire quelque chose de bien.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div  style="text-align: center; color: rgb(255, 255, 153);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RbnlmXn2vOI/AAAAAAAAACI/RlBS8cTLzNQ/s1600-h/JJ_cpoy.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RbnlmXn2vOI/AAAAAAAAACI/RlBS8cTLzNQ/s200/JJ_cpoy.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5024299306647469282" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;En musique...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left; font-family: georgia; color: rgb(255, 255, 153);"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: center;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a href="http://zkstar.free.fr/Jack%20Johnson%20-%20Flake.mp3"&gt;Jack Johnson - Flake &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(Brushfire Fairytales, 2000)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a href="http://zkstar.free.fr/Jack%20Johnson%20-%20Cookie%20jar.mp3"&gt;Jack Johnson - Cookie jar &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(On and On, 2003)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a href="http://zkstar.free.fr/Jack%20Johnson%20-%20Better%20together.mp3"&gt;Jack Johnson - Better together &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(In Between Dreams, 2005)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-2195887848084791223?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/2195887848084791223/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=2195887848084791223' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/2195887848084791223'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/2195887848084791223'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2007/01/petite-ode-mister-jack.html' title='Petite ode à Mister Jack'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RbnlDnn2vMI/AAAAAAAAAB4/r4cKj6mgQ7k/s72-c/jack_johnson4_012705.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-1387438447270408156</id><published>2007-01-12T12:10:00.000+01:00</published><updated>2007-01-12T12:57:26.572+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Essais d&apos;essais'/><title type='text'>La différence sportive</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 204, 51);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Texte commencé il y a quelque temps à Londres, laborieusement fini après mon retour en France. Plus brouillon que je ne l'avais souhaité, mais néanmoins, envie de faire partager l'idée générale.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.tillys.com/tillys/images/catalog/thumb/101973100.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 124px; height: 124px;" src="http://www.tillys.com/tillys/images/catalog/thumb/101973100.gif" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 51);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Assise sur un banc sur le quai du métro, je contemple mes grosses baskets aux lacets bleu vif et mon sweat orange peut-être un peu trop large. Il y a d’autres filles qui attendent ; aucune d’elles ne porte de baskets ni de grand sweat-shirt. Elles sont maquillées, et sinon jolies, en tous cas soignées (on ne pourrait utiliser à propos d’elles &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 51);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;cette expression ridicule « une femme négligée »).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;p  style="color: rgb(255, 204, 51);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 51);font-family:georgia;" &gt;Soudain une question me vient à l’esprit : pourquoi, depuis que je m’intéresse d’assez près aux ca&lt;/span&gt;uses et aux enjeux de l’égalité des sexes, me suis-je (re)mise à porter des vêtements de sport ? On pourrait me répondre spontanément, consciemment ou inconsciemment tu cherches à ressembler à un garçon, tu recherches une idée d’égalité à travers un déni apparent de ta spécificité féminine (ce qui correspondrait à la définition du féminisme universaliste, d’après ce que j’ai compris). Sensé, mais faux.&lt;br /&gt;Car je regarde encore une fois mes chaussures et mon sweat, et ils ne ressemblent pas à un garçon ; ils ne ressemblent à rien de proprement sexué, en fait. Ils ne portent pas de signe de genre. Ils sont neutres, plus ou moins. Voilà qui constitue peut-être un indice pour répondre à ma question première.&lt;br /&gt;J’observe cette fois les hommes autour de moi. L’un d’entre eux seulement, un gros sac de sport à ses pieds, porte des baskets et un survêtement. Les autres portent des costumes de citadins, sobres, sombres, simples, et définitivement masculins - il ne me viendrait d’ailleurs nullement à l’esprit d’essayer de porter des fringues pareilles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;        &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 51);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Cela dit, effectivement, dans ma conception (actuelle du moins) des choses, l’égalité des sexes passe par une certaine neutralité, une élimination des signes de genre, et a fortiori de ceux superficiels et inutiles.&lt;br /&gt;Certains s’écrieront que ma vision est totalitaire et va à l’encontre de la diversité, si cotée de nos jours, qui fait la richesse de l’humanité - cette même humanité qui fait plutôt le malheur des femmes, aujourd’hui et depuis bien longtemps (cela dit).&lt;br /&gt;Mais tentons d’être un peu rationnels ; cette diversité de genre est inébranlable, sauf mutilations volontaires ; un homme restera toujours différent d’une femme, quels que soient les parures et les comportements arborés. Il me semble (en simplifiant) que cette différence profondément biologique n’a pas besoin d’être creusée davantage - c’est le principe même de la notion d’équilibre : un peu, mais pas trop ; et cela s’applique aux « différences » comme à bien d’autres choses.&lt;br /&gt;Je me contenterai donc pour contrer cet argument spontané de poser une autre petite question : y a-t-il une qualité spécifiquement féminine qui soit socialement valorisée ? Si vous cherchez un peu, des termes tels que douceur, sensibilité vont vous venir à l’esprit. Je me permettrai alors d’insister sur le « spécifiquement » de ma question. La douceur et la sensibilité sont des qualités très répandues chez bon nombres d’hommes (et heureusement), et même si ce n’est pas la première facette qu’ils mettraient en avant (l’idéal de virilité planant toujours au-dessus de la personne sociale), il suffit de creuser un peu la carapace pour que ce genre de qualité se dévoile. Ce n’est pas spécifiquement féminin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="color: rgb(255, 204, 51); text-align: center; font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/Rad3A0awmhI/AAAAAAAAABA/W5t_-iQAGKc/s1600-h/P1041038.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/Rad3A0awmhI/AAAAAAAAABA/W5t_-iQAGKc/s320/P1041038.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5019111165682293266" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 51);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En vérité, je crois que je pars du principe que les filles et les garçons ne sont pas si différents qu’on veut bien le croire. Il ne pourraient être de parfaits semblables - tout simplement parce que l’être se définit de façon très importante par rapport à son acquis, bien plus que son inné, et que les différences indéniables d’expérience personnelle, ne serait-ce que liées à leurs particularités anatomiques, leur confèrent plus ou moins sensiblement des aspirations ou des désirs différents. Soit. Mais partant de ce constat, il me semble que les êtres humains, masculins ou féminins, peuvent cheminer dans l’existence sur des voies très proches ; encore faut-il le vouloir, encore faut-il préférer le rapprochement à l’exacerbation des différences. Il faut reconnaître que le choix des sociétés patriarcales semble pencher fortement vers le camp de la différence, et évidemment, toujours au détriment des femmes, confinées à des valeurs généralement socialement mal considérées, apparentées à une idée générale de faiblesse et insensiblement amenées à s’y complaire. Les sociétés les plus ouvertement patriarcales et les plus inégalitaires en matière de sexe sont d’ailleurs celles où féminin et masculin sont le plus distingués, dans la sphère privée comme publique, dans la dimension morale comme dans la dimension physique - on peut citer, en toute facilité, l’exemple éclatant de par son archaïsme revendiqué de l’Arabie Saoudite contemporaine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 51);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Passons. Mon point est que trop de différence nuit à l’égalité. Quels sont donc les vecteurs permettant de placer garçons et filles dans un univers de mixité égalitaire, atténuant le trop plein de différence socialement encouragés ?&lt;br /&gt;Pour moi, le sport en est un. Et un excellent, car déjà en place, un peu partout, petites bulles d’oxygène dans l’atmosphère ambiante du patriarcat. Oui, le sport m’apparaît doté d’un potentiel extraordinaire en matière d’évolution vers l’égalité des sexes. A tel point que je m’étonne de n’avoir encore rien lu à ce sujet - on a bien dû déjà en parler quelque part, mais pas une bribe n’est en tous cas tombée entre mes mains, qui farfouillent pourtant beaucoup dans la littérature touchant à ce domaine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 51);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Pourtant, cette idée demeure paradoxale car c’est à travers le sport - qui englobe non seulement l’effort physique mais aussi le système de valorisation qui lui est attaché, compétition et récompenses - que s’exprime le plus brutalement et ouvertement l’inégalité indéniable entre hommes et femmes : la différence de force physique.&lt;br /&gt;Mais après acceptation de leurs capacités respectives, garçons et filles recherchent chacun de meilleur d’eux-mêmes ; et bien que dans n’importe quelle discipline sportive, ils soient amenés à concourir dans des catégories spécifiques, ils en viennent à se considérer plus ou moins comme des rivaux. Au sens où leur estime réciproque se base davantage sur leurs performances que sur d’autres critères, plus aléatoires.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p style="color: rgb(255, 204, 51); font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/Rad1LUawmfI/AAAAAAAAAAw/FPHe40HJSIc/s1600-h/Coco+au+tir+%C3%A0+l%27arc.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/Rad1LUawmfI/AAAAAAAAAAw/FPHe40HJSIc/s200/Coco+au+tir+%C3%A0+l%27arc.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5019109147047664114" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En effet, s’il ne semble pas inhabituel pour un homme d’être jugé par rapport à ses capacités en matière de puissance physique ou d’adresse, cela l’est bien davantage pour une fille. En résumé, l’expérience sportive offre à ces dernières l’opportunité d’être jugées pour, et appréciées par rapport à ce qu’elles sont capables de réaliser, et non plus sur des critères arbitraires et passifs telle que la « beauté » - prétendue qualité qui, bien trop souvent, apparaît comme condition essentielle de la valeur d’une femme.&lt;br /&gt;Pénétrer le milieu sportif et s’y adapter est peut-être se conformer à une norme masculine, entrer dans un système de valeurs masculin ; mais, indéniablement, cela permet aux filles de jouir d’une véritable considération pour leur talent. &lt;i&gt;(Sur ce point, un argument très pertinent m’a été opposé, consistant en ce qu’il en était de même dans d’autres situations où les femmes comme les hommes étaient amenées à créer, dans le domaine de l’art par exemple ; sur le moment, j’avais eu du mal à exprimer le cas particulier que l’environnement sportif constituait à mes yeux. Une lecture très intéressante faite par la suite m’aura aidé à préciser ce point, à savoir que le sport offre « en plus » &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;une expérience de distanciation vis-à-vis du rapport féminin habituel au corps ; corps qui, à travers l’effort physique, acquiert une dimension active plutôt que passive et devient appréciable pour ce motif. Je donnerai plus de détails là-dessus dans un prochain article.)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 204, 51); font-family: georgia;font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ce qu’il me semble entrevoir à travers cet exemple sportif, c’est que l’accès vers plus d’égalité passe par une interpénétration des univers et systèmes de valeurs dits masculins et féminins. Mais, étant donné que des deux, le système considéré comme socialement supérieur est le système masculin, peut-être que cette interpénétration doit être à l’initiative des femmes. Puisque ce sont les critères masculins qui sont socialement valorisés, l’erreur serait à mon avis de refuser aux femmes de se mesurer selon ces critères, alors que rien ne les en empêche réellement ; et c’est ce qu’elles font déjà dans les milieux sportifs. Avec tout ce que ce milieu implique de connivence, de solidarité, de camaraderie, de convivialité et de défi mutuel entre ses acteurs. En somme, le sport rapproche les hommes et les femmes au plus près, en se basant ouvertement sur leur différence la plus fondamentale ; et c’est pourquoi, à mon sens, il s’agit d’un magnifique modèle social.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a style="font-family: georgia;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/Radu0kawmeI/AAAAAAAAAAg/75mnjUufnIw/s1600-h/Marion+Malika+unss.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/Radu0kawmeI/AAAAAAAAAAg/75mnjUufnIw/s320/Marion+Malika+unss.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5019102159135873506" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;p  style="color: rgb(255, 204, 51); text-align: center;font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-1387438447270408156?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/1387438447270408156/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=1387438447270408156' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/1387438447270408156'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/1387438447270408156'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2007/01/la-diffrence-sportive.html' title='La différence sportive'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/Rad3A0awmhI/AAAAAAAAABA/W5t_-iQAGKc/s72-c/P1041038.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-2917532640112188182</id><published>2006-12-23T19:21:00.000+01:00</published><updated>2006-12-27T11:17:21.203+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='What&apos;s in my head'/><title type='text'>Chers lecteurs, lectrices</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;... me voilà de retour en France ! Après trois mois plutôt chaotiques, pleins de mauvaises surprises - il faut le dire - mais aussi de jolies choses inattendues, des gens, des moments, des ambiances... rien de précis mais au final, il y avait quelque chose qui me ramenait à ma mélancolie bien-aimée, à l’heure du départ...&lt;/span&gt;  &lt;p  style="color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Enfin, la joie de retrouver le pays natal n’en a pas vraiment été altérée. C’est bientôt Noël ici, et je suis comme les enfants pour ça, même si c’est très formel Noël, j’aime bien. (Ca doit être en partie, grosse partie, à cause de la bouffe, je suis une fille qui « mange bien », modèle rarissime il se trouve, de nos jours.)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Il y a quelques choses qui ont changé depuis mon départ, en bien ou en mal, difficile à dire ; la température déjà qui est descendue de plusieurs dizaines de degrés (j’exagère ?) me laissant perplexe sous un soleil de neige et des étendues d’herbes givrées le matin ; quelques personnes par-ci par-là, amis ou ennemis, qui s’éloignent comme s’ils glissaient lentement sur une pente délicatement opposée ; et d’autres qui se rapprochent, alors qu’on ne s’y attendait plus vraiment ; l’absence et l’attente tissent des liens étranges, avec leur propre logique, parfois difficile à saisir en termes de relations de proximité, et c’est comme si on ne pouvait pas faire grand-chose, si on n’avait pas appris les règles de ce jeu un peu déroutant. On apprend et on suit, les choses se passent d’elles-mêmes, et il ne reste que des sourires et des grimaces à se peindre sur le visage si elles ne sont pas exactement ce que l’on voulait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le risque est pris et la parenthèse est close, il n’est plus temps maintenant de se retourner sur des erreurs éventuelles ; « mieux vaut avoir des remords que des regrets » me disait récemment un garçon aux yeux clairs après avoir descendu aux trois quarts une bouteille de J&amp;B ; eh bien, ce qui est fait est fait, et il ne servirait à rien de courir en tous sens. On ramassera les pièces qui restent, et on leur mélangera les nouvelles, les souvenirs étrangers, ça finira bien par former un puzzle acceptable, quelque chose à prendre en main et à faire pousser dans un coin, un avenir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Me revoilà, à quelques jours d’une nouvelle année, dois-je faire des voeux, dois-je envoyer quelques uns de ces mails impersonnels, dois-je garder un silence calme en pensant qu’il satisfera ceux qui me connaissent un peu ? Souhaiter des choses est simple, aux autres comme à soi, c’est un engagement minime en matière de réalisation, un exercice euphorique qui fait sourire, mais qui a autant d’impact qu’un souffle de vent au travers d’une fenêtre mal fermée. Une nouvelle année est aussi un instant propice à de fameuses « bonnes » résolutions ; plus égoïste peut-être, mais pour être mené à bien l’exercice est moins aisé. Il faudrait être réglé comme du papier à musique pour les faire jaillir à la veille du premier de l’an ; mais les résolutions sont de bonnes choses de toute façon, ce sont des décisions à partir desquelles on a dessiné des axes, des marches d’escaliers dont on ne voit pas forcément le bout, mais sur lesquelles on a déjà, fièrement, posé le pied. Je crois que les miennes sont simples, en apparence, et se résument rapidement à des lignes vagues : me trouver un avenir à vocation professionnelle et mettre un frein à mes périodes d’émotivité excessive, mon deuxième n’étant absolument pas compatible avec mon premier. Il me faut un minimum d’émotion pour réfléchir, mais lorsqu’une vague trop grosse passe, elle emporte toute la raison avec elle ; il faut que cela cesse ; il faut devenir plus forte ; c’est important pour une fille ; et c’est beaucoup une question de volonté.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je suis déjà à moitié extirpée de mauvais côté de l’humanité dans lequel le sort, auquel je n’imagine pas de décideur, m’a placée il y a une vingtaine d’années. Je compte bien que cela continue. L’idéal serait de faire rentrer le futur dans ce cadre complexe et quelque peu idéalisé. Peut-être, peut-être pas. Il faut savoir aussi se laisser aller au gré des évènements - certains ne savent faire que ça, mais d’autres y sont trop peu enclins ; j’en suis et je dois y travailler. Me laisser séduire par des opportunités qui pourraient même ressembler à des obstacles sur le chemin tracé. Tant que la passion n’est remplacée que par une autre, cela me va encore.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Sur ce, il me faut vous quitter avec des voeux bien simples ; joyeux Noël, bonne année ; je vous fais confiance pour trouver chacun un moyen d’apprécier cette période, formellement ou informellement, avec ou sans alcool. Que tout le monde décide de vivre un peu plus cette année, avec toujours, de la volonté avant tout - BELIEVE IN YOURSELVES !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="text-align: center; color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RY10K_akdCI/AAAAAAAAAAM/g1MLbzfCqrY/s1600-h/gifts-from-above-zoom.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RY10K_akdCI/AAAAAAAAAAM/g1MLbzfCqrY/s320/gifts-from-above-zoom.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5011789692503618594" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 255, 255);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;   &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-2917532640112188182?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/2917532640112188182/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=2917532640112188182' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/2917532640112188182'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/2917532640112188182'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2006/12/chers-lecteurs-lectrices.html' title='Chers lecteurs, lectrices'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_64vjpApSVc4/RY10K_akdCI/AAAAAAAAAAM/g1MLbzfCqrY/s72-c/gifts-from-above-zoom.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-116299977786463422</id><published>2006-11-08T16:19:00.000+01:00</published><updated>2006-12-23T19:28:41.938+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='What&apos;s in my head'/><title type='text'>About being in love</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a style="font-family: georgia; color: rgb(255, 0, 0);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/astorywithoutlove123-thumb.0.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/400/astorywithoutlove123-thumb.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;p  style="color: rgb(255, 0, 0);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;Qui est celui qui m’a dit, quelque temps avant mon départ « Tu vas tomber amoureuse à Londres ? » Et à qui j’ai répondu, ironique « c’est ça », voire cynique « sûrement » et probablement ajouté une énormité catégorique du genre « je ne suis pas (plus) le genre de fille qui tombe amoureuse »?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p  style="color: rgb(255, 0, 0);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;Qui est-il ? Que je lui fasse mes excuses. Je suis TOUJOURS amoureuse. Je suis amoureuse depuis que je suis capable de comprendre ce que ce sentiment peut-être. C’est-à-dire, à peu près, depuis l’âge de douze ans - oui.&lt;br /&gt;Officiellement depuis, j’ai été amoureuse trois fois - trois, chiffre magique, chiffre fatidique, jamais deux sans trois mais après trois ? - en huit ans. Et pas une fois, cela n’a ressemblé à une grande histoire d’amour idyllique - jamais.&lt;br /&gt;Alors, je me permets de corriger mon erreur et de reformuler la sentence ; je sais être amoureuse - probablement plus fidèlement et plus intensément que la plupart des gens. Ce que je ne sais pas, c’est exploiter ce sentiment à des fins agréables - quoique, dans un premier temps, je me satisferais d’une fin non dramatique - mais je ne sais pas faire ça non plus. C’est ça, mon problème.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 0, 0);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;Pour en revenir à cette phrase aux accents prémonitoires de mon anonyme ami, la question qui se pose est : suis-je en train de tomber amoureuse maintenant ? Question cruciale, mais définitivement des plus difficiles. Je sais qui est celui qui a dit « on ne peut pas savoir si on aime, sauf peut-être après, une fois que c’est fini ». Eh bien, il a presque raison. Pour ma part, je pense qu’on ne peut pas savoir si l’on est en train de commencer à aimer ; si l’on est capable de s’en rendre compte, logiquement c’est qu’on est déjà en plein dedans. Et la marche arrière n’est pas des plus aisées, même avec de la volonté (merde... est-ce que c’est parti pour trois ans ?)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;        &lt;p  style="color: rgb(255, 0, 0);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;L’amour, tel que je le perçois, est un sentiment étrange aux aspects plutôt négatifs, essentiellement centré sur des désirs égoïstes et possessifs ; égoïstes dans un premier temps - je le veux LUI, je veux être avec lui, je veux qu’il veuille être avec moi, et peu importe ce qu’IL veut moi je le veux quand même (c’est moyen mais c’est ça, non ?) - et possessifs dans un second - lui et moi, moi et lui et personne d’autre ! L’amour se pense en mode binaire. Pourquoi deux ? Pourquoi exclusivement deux ?&lt;br /&gt;D’un point de vue extérieur (c’est-à-dire, pas du point de vue de la fille amoureuse), ça me semble malheureux et réducteur. Ca sous-entend que le besoin d’amour ne peut être comblé que par une personne - une personne à la fois, du moins. Ca sous-entend aussi que l’on ne peut aimer et être amoureux que d’une seule manière ; ça brise franchement l’image de l’être humains aux potentialités multiples.&lt;br /&gt;Et quand je dis trouver ça malheureux... c’est parce qu’il me semble qu’une fois cette bulle exclusive formée, les choses deviennent nettement moins drôles. IL est à moi, je suis à LUI et maintenant qu’est-ce qu’on fait ? Quand on est amoureux, on désire tellement former cette paire - sans savoir pourquoi, au fond - qu’on ne prévoit pas vraiment l’après. Et puis, que fera-t-on de plus dans la bulle qu’on n’aurait pu faire ailleurs ? En gros, le couple m’apparaît comme un moyen artificiel de se rassurer par rapport à une chose : le fait que l’autre ne s’échappera pas. On en revient au point de départ : possessivité toujours.&lt;br /&gt;Et malgré toutes ces belles paroles, je suis capable de rêver de paire avec une violence incroyable -&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;ça m’agace juste de penser que tout cela est vraisemblablement motivé par une peur universelle ; la peur d’être seul.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 0, 0);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;Après ce triste constat, vient une autre question cruciale : le désir. Ou, plus largement, la dimension physique. Ou, plus direct, le sexuel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(255, 0, 0);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/yourekindacute219-thumb.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/320/yourekindacute219-thumb.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 0, 0);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;Quoiqu’il en soit, c’est un fait : on ne distingue pas la vie de couple de la vie sexuelle. La seconde est subtilement imbriquée dans la première, solide règle à laquelle on ne peut déroger. Je ne connais pas de couples abstinents, et je n’en connais pas non plus qui disent tranquillement « nous sommes des âmes sœurs, mais on baise à côté ». Il me semble avoir lu quelque part que Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir étaient de ces originaux-là, mais je n’en suis pas bien sûre, et quand bien même, je ne me passionne pas davantage pour les déviations sexuelles de ces deux grands penseurs – ni pour celles de n’importe qui d’ailleurs, j’ai déjà bien assez à faire avec mon propre cas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 0, 0);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;Je suis capable d’amour et de désir (jusque là, tout va bien) ; le problème, c’est que généralement, les deux ne coïncident pas. La vie est mal faite, mais en général, mes âmes-sœurs ne sont pas mes « corps-sœurs » et inversement ; et je ne vois pas trop ce que je pourrais y changer. Dans l’optique du couple, ça reviendrait à faire un compromis (pour ma part, je ferais quand même plus le compromis sur le physique que sur le reste), mais je suis une idéaliste, je n’aime pas les compromis ! Merde, il s’agit de partager sa VIE avec quelqu’un (et qu’un), alors si ce n’est pas le moment d’être idéaliste, je ne vois pas quand on peut être autorisé à l’être…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p  style="color: rgb(255, 0, 0);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;D’un côté, il y a les garçons adorables, ceux à qui on aime sourire, qui nous emmerdent tout le temps avec des blagues idiotes, ceux avec qui on parle philosophie assez tard dans la nuit, ceux qui nous envoient de la musique sur msn, ceux sur qui on aime taper sans crainte, ceux qui sont intelligents et sensibles, ceux qui vous font rêver d’un monde meilleur… mais ça n’implique pas pour autant qu’on ait envie de les mettre dans notre lit (à part pour leur écraser la tête à coups de polochons ou lorsqu’on s’endort sans faire exprès devant un DVD qu’on a déjà vu six cent fois).&lt;br /&gt;Et de l’autre, ben il y a les autres, les lumineux, les magnifiques, ceux qui semblent avoir un étrange champ magnétique drapé autour d’eux ; et même vous êtes le seul aimant qui se trouve attiré par ce champ, ils n’en demeurent pas moins désirables. En termes métaphoriques, on pourrait comparer ces &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:130%;" &gt;specimens&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;-là à une immense barre de chocolat fondant, le genre de truc qu’on pourrait lécher de toute part pendant des heures sans s’en lasser, et qu’on ne quitterait qu’à regret en proie à un épuisement total ; well, la métaphore n’est pas parfaite, parce que le chocolat n’exalte que nos papilles et qu’un corps humain, ça peut exalter beaucoup d’autres sens aussi… Bon, vous voyez ce que je veux dire ? Le mâle rarissime, celui qui est meilleur que le chocolat.&lt;br /&gt;Deux types de personnes incomparables, deux types de sentiments incomparables, et voilà qu’il faut les mixer au nom du couple sacralisé. Qui a eu la mauvaise idée de ce contrat tacite qui lie l’amour au sexe ? Il est ennuyeux… il ne me plaît pas du tout.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 0, 0);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;Tous ces paramètres pris en compte, finalement, peut-être que j’avais raison, peut-être que je ne suis pas du tout amoureuse, que je ne l’ai jamais vraiment été, qu’à moitié, que différemment, et d’une manière qui, j’imagine, conviendrait à peu de candidats.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(255, 0, 0);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;Anyway… tout ceci reste du domaine de la théorie, et dans la vraie vie, les sentiments reprennent le pas, et on finit par en oublier ce genre de considérations fantaisistes. Je suis encore capable de réfléchir, donc visiblement, définitivement, pas amoureuse. Cet article en perd sa raison d’être. J’espère, au moins, vous avoir divertis ;-).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;   &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-116299977786463422?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/116299977786463422/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=116299977786463422' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/116299977786463422'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/116299977786463422'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2006/11/about-being-in-love.html' title='About being in love'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-116136444086462882</id><published>2006-10-20T18:27:00.000+02:00</published><updated>2006-12-23T19:29:23.486+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Balades au fil du globe'/><title type='text'>The bus traveller</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;i  style="font-family:georgia;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);"&gt;Mon post le plus long certainement. "Please, don’t fall asleep ».&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;    &lt;p  style="color: rgb(204, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/Ruislip%20Gardens%20bus%20stop.1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/320/Ruislip%20Gardens%20bus%20stop.1.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;Depuis que je me suis installée dans la peau d’une anonyme&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt; citoyenne londonienne, j’ai pris de nouvelles habitudes. Parmi elles, et non des moindres : les transports en commun. Ce n’est probablement rien d’exceptionnel pour les nombreux citadins que compte cette planète mais pour moi, véritable fille de la campagne en somme, issue d’un modeste village de trois mille habitants, c’est une expérience absolument nouvelle et donc, passionnante (j’exagère peut-être un peu).&lt;br /&gt;Bien sûr, j’ai déjà été amenée à prendre le bus au cours de ma jeune vie, mais c’était dans des circonstances bien différentes ; c’était le fameux car du collège et du lycée, celui où je retrouvais mes copines pour un petit moment de détente à sept heures du matin, brève récréation avant de s’apprêter à assister sagement à nos huit heures de cours quotidiennes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(204, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;Les véritables transports en commun sont quelque chose de tout à fait autre. Mais il faut que je commence par le début, si je veux bien faire les choses. Etant donné que mon emploi du temps à l’université n’est pas exactement ce qu’on pourrait qualifier de surchargé (14 heures par semaine, de quoi faire pâlir de jalousie les rats de prépa et même les lycéens, n’est-ce pas ?), je quitte la maison dans le milieu de la matinée. Généralement à cette heure, il y a un peu de soleil, mais toujours cette odeur mouillée qui perdure dans le quartier et qui me plaît tant. Surtout après avoir traversé le hall de la maison où sont entreposées les paires de chaussures de ses huit habitants ; je vous laisse imaginer le décalage d’odeurs. Le trajet jusqu’à la station de bus la plus proche ne dure guère plus de cinq minutes, juste le temps d’apprécier la fraîcheur de l’air et l’humeur de Sterenn, qui m’accompagne dans beaucoup de mes déplacements (quand elle parle, c’est qu’elle va bien, en général).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(204, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;Comme le hasard fait mal les choses, il y a en général deux configurations possibles lorsque nous débouchons sur la route principale où se trouve l’arrêt de bus. Cas numéro 1 (le plus rare), le bus est déjà à proximité de l’arrêt, nous tentons donc une course folle et effrénée, espérant atteindre celui-ci avant que le chauffeur ne décide de repartir ; soit, cas numéro 2, nous nous dirigeons tranquillement vers l’arrêt, attendons environ une demi-heure le bus qui est censé passer toutes les dix minutes, et c’est toujours au moment où l’une de nous, lassée d’attendre vainement, se met à sortir son bouquin et à s’installer confortablement pour lire que le maudit bus - E7 de sa dénomination - décide de se pointer. Cela dit, ça ne marche pas si on sort le livre directement en arrivant à l’arrêt (ce serait trop beau), mais seulement si on le sort par ennui au bout d’un moment. C’est très subtil.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p  style="color: rgb(204, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/Double%20bus.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 155px; height: 116px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/200/Double%20bus.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;Le bus s’arrête et on peut donc enfin monter à bord. En entrant, on passe notre carte de transport devant un capteur magnétique situé à côté de la cabine du chauffeur. Ce dernier est en général aimable comme une porte de prison, ce qui nous dispense de le saluer - les Anglais sont très polis au demeurant, mais apparemment les relations avec les chauffeurs de bus font exception à la règle. Allez savoir pourquoi.&lt;br /&gt;Notre arrêt est situé peut après un terminus, donc au moment où nous entrons, il y a encore plein de places assises (appréciable). Je choisis donc un siège à côté d’une fenêtre, cale mon sac à dos entre mes pieds et les écouteurs de mon mp3 dans mes oreilles, et me prépare à profiter autant que possible des quarante minutes de trajet qui m’attendent. J’ai toujours bien aimé les trajets, que ce soit en voiture, en bus, en train, dans les camions de kayak (seuls les avions font exception, parce que le paysage est morne et que l’atterrissage me retourne littéralement les boyaux) ; ils peuvent durer des heures, il est rare qu’ils me paraissent trop longs. J’aime regarder des paysages différents se succéder à une allure constante, traverser la pluie, la nuit, derrière ce grand écran vitré. J’aime quand la musique que j’écoute semble s’accorder parfaitement aux images qui défilent sous mes yeux. Et j’aime laisser mes pensées s’échapper un peu partout dans ce cadre visuel et musical changeant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p  style="color: rgb(204, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;C’est un des meilleurs moments pour réfléchir dans la journée, à la vérité, presque le seul. La musique fait changer le cours de mes pensées, évoque tour à tour des souvenirs quelconques, les visages ou les propos de certaines personnes, fait renaître furtivement les émotions d’instants définitivement passés.&lt;br /&gt;Le voyage est d’autant plus agréable que tout ce qui s’offre à mes yeux est inconnu ou méconnu, différent de ce que j’ai eu l’occasion d’observer dans ma région natale. L’itinéraire du E7 traverse des décors assez variés, alternant presque algorithmiquement des espaces verts plus ou moins sauvages et des zones urbaines. Entre les trois petites agglomérations qui ponctuent notre chemin - Greenford, Northolt et Ealing Broadway -, de grands prés, des stades, où l’on peut voir des chevaux, des vaches, et éventuellement des footballeurs m&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;ulticolores selon le jour et l’heure. &lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;Le bus suit tranquillement sa route, contournant les ronds points à vive allure, longeant de hautes maisons de briques étonnamment identiques, empruntant de petits ponts surplombant des eaux étroites et calmes, s’arrêtant de temps à autre devant un groupe d’immeubles, un lycée, une rue commerciales aux enseignes exotiques (Londres est la vraie incarnation du multiculturalisme, sous toutes ses formes) ou encore une de ces jolies églises de pierres grises érigées un peu partout.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(204, 204, 255); text-align: center; font-family: georgia;font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/Ravenscourt%20Park%20alley.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 254px; height: 190px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/320/Ravenscourt%20Park%20alley.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(204, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;Mais dans l’expression « transport en commun » ce n’est pas tant le mot transport qui importe, que le mot commun. Un usage curieux, d’ailleurs. Commun, c’est le fait que différentes personnes, des inconnus, avec des buts différents, des destinations différentes, utilisent un même service, en même temps : en l’occurrence ce long véhicule vitré appelé bus. Commun, selon moi, ça sous-entendrait également une idée de proximité, d’échange ; un « point commun ». C’est à la fois ça et pas du tout. C’est à la fois trop proche et complètement anonyme. Ce n’est pas dérangeant, c’est juste « comme ça ». Même pour une novice de mon genre, il est quasiment impossible d’imaginer qu’il puisse en être autrement. Le bus des transports en commun ne sera jamais comme celui qui m’emmenait à l’école adolescente, rempli de cris, de chuchotements, de mouvements et de sourires. Ca ne pourrait pas être comme ça, les êtres humains ne sont pas comme ça.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p  style="color: rgb(204, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;Les gens donc, différents, anonymes, silencieux, s’assoient les uns à côté des autres, partagent quelques minutes de voyage, chacun concentré sur ses propres préoccupations, sans se soucier du voisin, de qui il est, ce à quoi il peut rêvasser. Proches physiquement mais pour le reste - à des kilomètres les uns des autres.&lt;br /&gt;Proches physiquement cependant - ce qui engendre un certain nombre de désagréments, dont évidemment, l’odeur. Sans même prendre en compte les gens qui sentent franchement mauvais (et il y en a, au point que je ne trouve parfois d’autre recours que d’enfouir mon visage dans le col de mes pulls), je crois que c’est tout simplement le mélange des exhalations corporelles de chacun, qui, dans cet espace infiniment réduit, humide (on est à Londres, climat océanique) et chaud (parce qu’il y a un chauffage, en prévision d’un rude hiver), produit une réaction chimique aux aspects plutôt néfastes - en gros, ce n’est la faute de personne en particulier, si l’odeur dans le bus est souvent insoutenable, et il n’y a rien à faire, sinon espérer que tout le monde décide de descendre au prochain arrêt. Espoir, hélas, généralement déçu.&lt;br /&gt;Bon, après, il y a un dernier petit truc qui me gêne : les gens qui s’assoient à côté de vous et qui s’installent bien confortablement, leur épaule dépassant de dix bons centimètres sur VOTRE siège. Je ne sais pas pour les autres, mais personnellement, le contact physique forcé avec des étrangers me répugne plus qu’autre chose -&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;les contacts physiques, en général, ne me passionnent pas, d’ailleurs ; ils sont réservés généralement à un petit groupe de personnes sur terre que je trouve assez adorables ; en dehors de ça, s’il vous plaît, gardez vos distances… Donc quand un absolument pas adorable Londonien de banlieue colle son épaule à la mienne dans cette ambiance déjà moite et dans mon état déjà proche de l’agoraphobie, je finis par me retrouver prostrée contre ma chère fenêtre, silencieuse et frustrée - il se trouve que je ne suis pas encore assez à l’aise en anglais pour faire preuve d’une agressivité efficace dans ce genre de situation. Berk... vivement qu’on arrive.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="color: rgb(204, 204, 255); font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;Mais en dehors de ça, quoi de plus divertissant qu’admirer librement toute cette population mouvante autour de moi. Je n’ai traversé que la Manche, un relativement petit bout de mer sur cette Terre, et déjà ici les gens ne sont plus pareils - difficile de dire en quoi, mais ils sont absolument différents. Déjà, tous ces petits enfants et préadolescents qui vont à l’école ou en sortent, impeccablement vêtus de leurs stricts uniformes ; costumes-cravates gris, bleu marine, noirs ; atroces jupes plissées et chaussettes blanches montantes pour les petites filles. Je déteste l’idée qu’on leur impose cette distinction vestimentaire. D’une manière générale je n’aime pas que l’on fasse des êtres humains, et a fortiori des enfants, un groupe hétérogène : garçons d’un côté et filles de l’autre. Je n’en vois pas l’intérêt (passons).&lt;br /&gt;Puis il y a les vrais adolescents, en dehors de leur cadre scolaire. Gamins de douze ans écrasant d’un geste nerveux et faussement désinvolte leur cigarette avant d’entrer dans le bus ; jeunes garçons se déplaçant en bandes, survêtements et casquettes évoquant les célèbres gangs des banlieues américaines, parlant très fort d’un bout à l’autre du bus comme si cela ne dérangeait personne ; et d’ailleurs personne ne dit rien. Encore une fois, je regrette de ne pas avoir la spontanéité de ma langue maternelle - et je reste en observateur, rôle qui me convient moyennement dans ce genre de situation.&lt;br /&gt;Ensuite, les filles. Comment dire ; pas jolies tellement elles essaient de l’être. Maquillage à outrance, les yeux soulignés d’épaisses couches colorées, la peau ternie par une surabondance de fond de teint. Vêtements moulants, cheveux lissés, accessoires étincelants, démarche mal assurée et regard vaguement hostile. Je sais que je retrouve en elle, de manière un peu exponentielle, celle que j'ai pu être à quinze ans. Et ce que j’ai fait à quinze ans est probablement ce que j’aurai fait de moins bien dans ma vie. Mais peut-être faut-il aussi qu’elles en passent par là ; dans ce cas, je leur souhaite de changer un jour - je n’y crois qu’à moitié.&lt;br /&gt;Enfin, les adultes. Pour la plupart, des gens au visage fatigué, à l’allure plus ou moins négligée, l’air absent qui convient à cette partie de la routine. Il y a aussi quelques mères avec leurs bébés et les poussettes et les cris qui vont avec ; cela fait un peu d’animation, qu’elles essaient à tout prix de calmer. Et les vieux messieurs et les vieilles dames. A peu près les mêmes qu’ailleurs ; calmes, polis, avec cette odeur caractéristique de linge propre et de naphtaline. Ils portent sur le visage une expression plus sereine, celle des gens qui ne courent plus après le temps qui passe. Silencieux, les gestes mesurés, ils en deviennent presque invisibles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="color: rgb(204, 204, 255); font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;Je me demande à quoi je ressemble dans toute cette masse. Dans quelle catégorie me rangerait un Anglais se livrant au même loisir d’observation que moi. Peut-être l’étrangère taciturne qui porte de grosses baskets aux lacets roses ? Je n’en sais rien. Je n’ai pas à trouver de réponse. Je me contente d’observer les autres.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/Bus%20stop.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 184px; height: 138px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/200/Bus%20stop.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(204, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;Le bus finit par arriver à destination. Freinage brusque ; tout le monde s’accroche pour tenir le choc. Les portes s’ouvrent dans une sonnerie intermittente et stridente, accompagnée de l’éternel message « Doors opening, please mind the doors » et tout le monde sort. &lt;p  style="color: rgb(204, 204, 255);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Après ça, je prends le métro.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);"&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span  lang="FR"  style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-116136444086462882?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/116136444086462882/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=116136444086462882' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/116136444086462882'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/116136444086462882'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2006/10/bus-traveller.html' title='The bus traveller'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-116049817875982856</id><published>2006-10-10T18:09:00.000+02:00</published><updated>2006-12-23T19:30:02.561+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Balades au fil du globe'/><title type='text'>Home sweet home</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 255, 153);font-family:georgia;font-size:130%;"  lang="FR" &gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Une longue absence, n'est-ce pas ? Surtout pour quelqu'un qui avait fait l'imprudente promesse de tenir son "travel-blog" a jour... Disons que l'incapacite d'utiliser mon ordinateur m'aura quelque peu freinee. Veuillez m'en excuser ; et m'excuser aussi de ma prose innaccentuee dans cette introduction (le qwerty m'impose ses limites, mais dans un sens, c'est exotique). Je me lance donc dans une premiere&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 255, 153);font-family:georgia;font-size:130%;"  lang="FR" &gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; tentative d'alimentation du blog via la fac ; quelques lignes pour vous planter un bout de decor : la maison. Je n'ai jamais ete d'un grand talent pour les descriptions, mais il faut bien commencer quelque part. Donc...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;p  style="color: rgb(102, 255, 153);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/Ruislip%20Gardens%20area.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/200/Ruislip%20Gardens%20area.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;Le quartier où j’habite s’appelle Ruislip Gardens. C’est un quartier résidentiel plutôt calme et agréable, où il règne toujours une agréable odeur de végétation mouillée, surtout tôt le matin et quand le soleil vient de se coucher. Il se situe dans l’arrondissement de Hillingdon, au Nord Ouest de Londres&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;, tout au bout de la ligne centrale du métro. A vrai dire, ça ressemble plus à une petite ville tranquille de campagne qu’à la banlieue d’une grande capitale. Mais c’est comme ça aux environs de Londres, un peu décalé et sympathique. Disons qu’on se sent à la campagne, et donc dans mon cas, un peu comme chez moi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(102, 255, 153);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(102, 255, 153);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;La maison est à quelques minutes à peine des stations de métro et de bus. On n’a pas beaucoup&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/Our%20garden.0.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/200/Our%20garden.0.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt; à marcher, c’est plutôt pratique. C’est une bâtisse plutôt haute et étroite ; deux étages, et contiguë à une autre maison quasiment symétrique. C’est un exemple type des habitations du coin : serrées les unes aux autres, uniformément construites de petites briques rouges, avec de grandes baies vitrées sur le devant, pas de volets, une petite cour côté rue et un petit jardin à l’arrière. Cela instaure une étrange proximité silencieuse avec les voisins ; on les voit souvent vaquer à leurs occupations par-dessus la mince clôture de planches qui sépare les jardins, on entend leur chien aboyer et grogner et même parfois le son de leur télévision, mais on n’a pas vraiment de contact avec eux. Tout juste bonjour, si par hasard on se trouve seul et face à face avec l’un d’eux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(102, 255, 153);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;Bref, c’est là que moi et Sterenn, mon amie de la fac avec qui je partage les joies de ce périple, avons élu domicile après quelques mésaventures dont je tairai ici les détails. Nous ne sommes bien évidemment pas les seules locataires de ce charmant petit pavillon anglais. En tout, nous sommes huit : quatre filles, quatre garçons ; trois Polonais, deux Syriens, un Egyptien et nous, les deux petites Françaises. Des étudiants, des professionnels. Tout le monde a entre vingt et trente ans - et c’est moi la plus petite, chose à laquelle je suis néanmoins plutôt habituée. Ca fait aussi quatre langues parlées autour de la table de la cuisine, variant selon les heures, les personnes présentes. Au final, c’est plutôt équilibré.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p  style="color: rgb(102, 255, 153);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;Tout le monde s’entend bien, en tous cas pour l’instant ; une liste de prénoms est affichée dans la cuisine (parce qu’un Français peu avoir du mal à mémoriser un prénom polonais, et vice-versa), juste à côté d’un planning pour les corvées ménagères. On a chacun notre étagère dans le frigo et dans le congélateur, des placards séparés dans la cuisine, tout à fait comme dans l’auberge espagnole. Chacun prend ses repas quand il veut mais il est rare qu’on se trouve seul, et on partage poliment les spécialités de nos pays respectifs. C’est d’ailleurs l’un de nos sujets de conversation les plus fréquents, ce qui se fait chez les uns et pas chez les autres. Et tout le monde est scandalisé par le fait que nous mangions des escargots et de la viande de cheval.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(102, 255, 153);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/In%20front%20of%20our%20door.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 226px; height: 169px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/200/In%20front%20of%20our%20door.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(102, 255, 153); font-family: georgia;font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;Chacun a sa chambre ; les nôtres sont au rez-de-chaussée. La mienne est à côté de la cuisine, donc j’entends tout le monde et tout le temps ; mais j’ai aussi une porte vitrée qui donne directement sur la terrasse, avec la lumière du soleil toute la journée, et ça, j’aime bien. Je peux faire mes abdos et mes pompes dans la pelouse fraîche en me levant le matin, et utiliser les altères qui traînent sur les carreaux dehors. Disons que ça a ses avantages et ses inconvénients.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="color: rgb(102, 255, 153); font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:130%;"&gt;Mais je crois que je me plaît à vivre dans cet endroit, finalement. C’est autre chose, définitivement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 255, 153);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;   &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-116049817875982856?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/116049817875982856/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=116049817875982856' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/116049817875982856'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/116049817875982856'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2006/10/home-sweet-home.html' title='Home sweet home'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-115729292540232147</id><published>2006-09-03T15:30:00.000+02:00</published><updated>2007-02-09T21:05:38.692+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Music always'/><title type='text'>Pourquoi j'aime le beau Raphaël</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a style="color: rgb(102, 204, 204); font-family: georgia;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/846.0.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/200/846.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 204, 204);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;Ses yeux pâles comme toujours à demi clos, ses cheveux un peu longs, son sourire innocent et son air faussement négligé feraient de ce jeune homme aux traits angéliques une icône presque parfaite, une image sans accroc destinée aux assauts de la plus large consommation. Et pour cause, toutes les filles en semblent hystériquement amoureuses quand les garçons ont définitivement décidé de bouder en bloc le musicien et sa musique sans plus faire de détail ; il suffit pour en arriver à ce constat de regarder les foules mouvantes qui se pressent aux pieds des scènes de ses concerts.  &lt;/span&gt;&lt;p  style="color: rgb(102, 204, 204);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Aimerais-je Raphaël pour cette simple raison, son romantisme affiché et son visage charmeur ? Je suis peut-être une fille mais j’ai tout de même passé l’âge d’aimer la musique et ses multiples facettes pour la seule joliesse de ses interprètes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p  style="color: rgb(102, 204, 204);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Il y a donc autre chose et pour cela, il a fallu creuser un peu, derrière les écrans fades des images médiatiques, dans les recoins des albums dont on n’a jamais entendu parler...&lt;br /&gt;A travers la façade d’un charisme assumé, on trouve l’artiste, pour peu qu’on le veuille bien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(102, 204, 204);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(102, 204, 204);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Parce que son air pas réveillé, sa voix éraillée et irrégulière, ses phrases décousues aux accents&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/2227.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/320/2227.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; pourtant si sincères rappellent ces garçons furtifs qui, au milieu d’une nuit égarée, offrent sans y penser des promesses infinies, la tête sur votre épaule, tout simplement par fatigue, par lassitude ou par la magie de l’alcool... parce qu’il a su faire partie, timidement et comme en cachette, de ces poètes contemporains qui ont su trouver les trois ou quatre mots en rimes qui viennent se coller, l’air de rien, aux souvenirs de chacun et à la mélancolie de quelques instants regrettés. Parce que néanmoins il porte dans sa voix de la douleur, la sienne mais aussi celle de beaucoup d’autres, et puis enroulée comme un fil aux paroles qui voudraient s’échapper les unes des autres, comme une envie fragile mais tenace, de se battre contre de petites choses qui soulèvent le coeur à force de trop les voir chaque jour, dans leur horreur impassible, leur froideur quotidienne. Parce qu’on sent qu’il aime trop et pas très bien, que ses rêveries pourtant pures semblent déçues par une vie décalée, parce que parfois il semble vouloir dire qu’il faut en rire et ne jamais regarder en arrière qu’avec un sourire, pour ceux à qui l’on s’est attaché ; parce&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;qu’il exprime sans tournures philosophiques cet optimisme pourtant complexe, et paradoxal, qui consiste à reconnaître le tragique irrémédiable de l’existence pour mieux en accepter les joies seulement éphémères, virevoltantes, qui viennent de temps à autre se nicher entre vos mains, sans trop prévenir, ni qu’elles arrivent ni qu’elles s’en vont.&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(102, 204, 204);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Parce que son regard qui regarde toujours plus loin, et ses doigts caressant nonchalamment les cordes de sa guitare, naviguent en solitaire sur des eaux troubles qui finissent toujours quelque part par croiser nos chemins. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(102, 204, 204);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(102, 204, 204);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Raphaël est peut-être un peu trop mignon, mais je pense qu’on peut aisément lui pardonner cet excès, l’essentiel étant qu’il a beaucoup plus à donner...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div  style="text-align: center; color: rgb(102, 204, 204);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/2385.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/200/2385.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;A écouter...&lt;br /&gt;&lt;a href="http://zkstar.free.fr/Rapha%ebl%20-%20Des%20mots.mp3"&gt;Raphaël - Des mots &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(La Réalité, 2003)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://zkstar.free.fr/Rapha%ebl%20-%20Chanson%20pour%20Patrick%20Dewaere.wma"&gt;Raphaël - Chanson pour Patrick Dewaere &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(Caravane, 2005)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="color: rgb(102, 204, 204); font-family: georgia;" href="http://zkstar.free.fr/Rapha%ebl%20-%20Chanson%20pour%20Patrick%20Dewaere.wma"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-115729292540232147?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/115729292540232147/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=115729292540232147' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/115729292540232147'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/115729292540232147'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2006/09/pourquoi-jaime-le-beau-raphal.html' title='Pourquoi j&apos;aime le beau Raphaël'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33172617.post-115627287336882247</id><published>2006-08-22T20:50:00.000+02:00</published><updated>2006-12-23T19:31:00.924+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='What&apos;s in my head'/><title type='text'>Celle qui part</title><content type='html'>&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 102);"&gt;Vous le dire serait inutile, vous l'aurez bien remarqué de vous-même, je me suis échappée de Skyblog, et me voilà ici. Il y a des raisons à toute chose, et pourtant elles ne sont pas toujours claires... Pourquoi ici, pourquoi maintenant ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'époque où j'ai créé le blog sur Skyblog, je crois que j'ignorais presque qu'il existait d'autres hébergeurs de weblogs, je me suis lancée là-dedans un peu innocemment comme on se lance dans de petites modes, sans trop savoir sur quoi me baser. Une photo, un texte, une couleur, et une présentation prédéfinie, c'était simple, il suffisait de trouver un peu de contenu. L'intérêt est devenu bien vite de poser dans cet espace étroit les petites choses que je me plaisais à écrire, les jolis textes de mon adolescence sur le tard, quelques souvenirs destinés à une mémoire collective entre amis puis, plus tard, une vague initiation à l'écriture de communication, destinée à un cercle de lecteurs plus large que celui de mes simples amitiés, et portant sur à peu près tous les sujets d'actualités qui me touchaient. Pour finir, un peu de culture quand même, de la musique, des livres, et des films magnifiques que j'ai vu pour la plupart cette année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En deux ans de Skyblog donc, une certaine évolution. Le manque d'esthétique et de possibilités me gênaient, au moins autant que la fréquentation, mais pas assez peut-être pour me décider à rompre cette continuité, pour laisser tomber ce petit édifice que j'avais bâti en deux ans. Si les raisons de mon évasion semblent limpides, il reste alors la question du moment choisi. Certains d'entre vous doivent y penser, c'est l'idée du départ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans nos conceptions de la vie on a facilement tendance à penser que les changements, et particulièrement les changements de positions géographiques, sont comme un moyen de "recommencer" l'existence, comme l'exprime si bien l'expression consacrée "un nouveau départ". Eh bien, je suis somme toute une personne bien ordinaire, et bien que je ne puisse l'énoncer avec certitude, il semble bien que ce nouveau blog, ses couleurs douces et ses complexités en code html, ne soient que le reflet de mon "nouveau départ" imminent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Désormais, c'est comme si je n'étais plus seulement Fanny, l'étudiante un peu brillante qui suit sagement ses cours entre la ville classieuse d'Aix en Provence et son calme petit village d'enfance, cette fille un peu râleuse qui semble s'opposer à tout et rien pour le plaisir de la contradiction, celle qui pratique un sport un peu obscur, le Canoë-Kayak, en dilettante, et se plaît à croire qu'elle ferait une boxeuse hors pair avec ses épaules musclées.&lt;br /&gt;Je serai toujours cela, quelque part mais pour l'instant je deviens aussi autre chose, je serai celle qui part...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bientôt et pour la première fois expatriée dans un nouveau pays, une nouvelle langue, une nouvelle université (bien plus exaltante que la mienne...), de nouvelles connaissances, je vais quitter pour quelques mois à peu près tout ce qui ressemble à un monde connu. Difficile d'imaginer à quoi cela ressemblera, mais d'ores et déjà l'envie de partager mes impressions est là, alors... je devine que le nouveau blog est là pour symboliser ce lien que j'ai envie de créer.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 102);"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/303575805_small.1.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 309px; height: 206px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/320/303575805_small.1.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 102);"&gt;Et bien sûr, vous me manquerez tous^^&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33172617-115627287336882247?l=askalya.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://askalya.blogspot.com/feeds/115627287336882247/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33172617&amp;postID=115627287336882247' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/115627287336882247'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33172617/posts/default/115627287336882247'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://askalya.blogspot.com/2006/08/celle-qui-part.html' title='Celle qui part'/><author><name>askalya</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12028910518823582317</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6498/3631/1600/blog.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry></feed>
